‹ Le nouveau Parnasse satyriqueChapitre 62 sur 79 · SVR LA MORT · texte numérisé non relu

SVR LA MORT

ruine des humains, ô mort alominable, Sous ta cruelle faux tu fais tout trébucher, El puis les fonds des eaux, une fosse, un bûcher, Reçoivent du vaisseau, le débris déplorable; Quand son heure est venue, allons il faut marcher; Mais elle n'entend rien, elle est inexorable. Au milieu des plaisirs, elle nous vient chercher. Et nous sçait bien trouver au Uct comme à la table. Elle attaque le fort, le sage, le sçavant, Elle prend par derrière, elle prend par devant : Contre cet ennemy ie ne vois rien qui m*ayde. Quelques uns me diront pourquoy s'en afiQiger, Pourquoy s'en tourmenter? C'est un mal sans remède. Et c'est cela, morbleu, qui me fait enrager

SVR V«E DAIiOISELLE QVI A DEFAIT SON ENFANT

SOHVET.

Toy qui meurs avant que de mdstre, Assemblage confus de l'estre et du néant, Triste avorton, informa enfant.

Rebut du néant et dé Testre,

SÀTYRIQVE. 77

Toy que rAmour fit, par un crime El que l'honneur défait par un crime à son tour, Funeste ouvrage de l'Amour, De Thonneur, funeste victime,

Laisse moy calmer mon ennuy, Et du fond du néant, ou tu rentre aujourd'huy; N'entretiens point Thorreur, dont ma faute est punie.

Deux tyi*ans opposés, ont décidé ton sort; L'amour malgré l'honneur t'a fait donner la \ie. L'honneur malgré l'amour t*a fait donner la mort.

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