‹ Le nouveau Pourceaugnac, comédie-vaudeville en un acteChapitre 17 sur 31 · FL'TET · texte numérisé non relu

FL'TET

Oui .... mais je vous parle de celte affaire où vous vous montrâtes si bien.. . et où vous reçûtes un soufflet.

ERNEST

Comment unsoufflet?.. .Qu'est-ce qui vous a donedit..

FUTET.

Enfin vous reçûtes un soufflet.... convenez-en. ... von» voyez que je suis bien instruit .... {Bas. ) Est-il bête!

ERNEST

C’est vrai . . . Mais d’où savez-vous ?....

(ai )

'•fUTET.

Parbleu! c’est moi qui vous l'ai donné. . .

TOUS

Ah! ah! ah! ah! ah!

ERNEST

Commeut c’était vous... Est-ce heureux de se retrovuer ainsi ! Eli bien iinagiuci-vous que je n’cn savais rien. .. parole d'honneur.

FUTET.

Je crois bien. ..

ERNEST

Getalt dans la foule que je lavais reçu .... et je vous re* mercie de m'avoir instruit.

FUTET.

11 n’v a pas de quoi . . .

ERNEST, mettant ton chapeau, et i fuu air patelin.

Si, parce que je suis alorsobligé de vous en demander satisfaction... et connue ces Messieurs ont justement là leurs épées. . .

FUTET.

Comment ! comment !

ERNEST, à Théodore.

D’autant plus qu’à Limoges •us sommes extrêmement mauvaises têtes.

JULES

Ah ! ah ! nous allons rire.

FUTET. ’ •

Oui , oui ; nous allons rire.

THEODORE

Abçà! vous êtes doncitn brave, monsieur deRoufignac? ERNEST.

Ah! Mon Dieu! non... Mais comme j’ai dix ans de salle, et que je suis le premier tireur de Limoges. . . . je suis touiours sûr de tuer mou homme sans qu’il m’arrive rien . . . < 1 FUTET.

Ah ! mou Dieu !

ERNEST

Am: Ma commére quand je dont*.

J'appris , lits mon plus jeune «ge ,

A manier le fleuret ;

J’ai le jeuprudent et sage ,

Et suis ferme du jarret.

C'est que mon maître en détachait j Il m a donné du courage A trois livres le cachet.

Croyex-vous sans cela que j irais m exposer a recev.oir.

quelque coup... qui me ferait mal? ... pas si bêle..* Allons Monsieur , ferme.

{Aux officiers').

"Vous aile* voir ce coup-là. Je parie en entrant en tierce, lui percer l’oreille gauche, et me retrouver en quarte.

{A Fuict. ) Baisse* donc uu peu votfe collet.

THÉODORE

Je parie pour.

JULES

Je parie contre. ( Bas à Futet. ) Allez .... aller toujours , la plaisanterie est divine... C’est délicicul...

FUTET.

N’est -ce pas . . n'est-ce pas?... C’est qu’un butor comme celui-là est capable de faire quelque sottise.

JULES

Ce sera plus drôle . . . Allez toujours.

ERNEST

Allons , en gai de...

FUTET.

Ah! ah! c’est charmant!... Mais je Teux réteryer ▼otre valeur pour une meilleure occasion...

^iRNEST.

Comment une meilleure occasion ! ou voulez-vous que je trouve jamais des oreilles comme les vôtres.

FUTET.

Ecoutez: le soufflet étaitde mou inveution... je vousl’avais donné... je vous lotc... votre honueur est intact... ainsi rengainez. Mais c’est qu’il lecro)ait bonnement... Ah ! ah! est-ilbéle!...

ERNEST

Comment! c'était donc pour rire ?...

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