SCÈNE XXI et dernière
Les précédons, ERNEST, dans son premier costume.
( A Ernest) Arrivcz-donc, Ali ! ça qui diable êtes vous, Monsieurl’enragé, qui Otites venir des pâtissiers, des traiteurs; qui changez en. pharmacie une caserne de hussards; qui m’annoncez des revues d'uu général qui heureusement n’arrive pas, et qui eufiu rendez muet et tranquille un régiment de démons que j'ai l'houeur de commander?
ERNEST
Mon colonel, je suis un de ces pauvres provinciaux sur le compte desquels on cherche toujours à se divertir. Dans ce moment-ci , ces Messieurs s'amusaient à mes dépas. . .
LE COLONEL
Eli bien ! je ne m’en serais pas doute.
ERNEST
Demandez plutôt à Mademoiselle ( voyant Nina qui ar*
rive , qui , mieux que personne , tous dira qui je suis.
NINA
Qui , moi ? je craindrais trop de me tromper. .. C’est Tiennette qui seule vous connaît.
TIENNETTE
Point du tout... C'est uu jeune homme de Paris ....C’est un ami de ces Messieurs...
FUTET,
A d'autres... C’est le diable...
ERNEST
Pas tout-à-fait, et puisqu’il faut vous le dire...
Air : il me faudrait quitter l'Empire.
Mon pire et vous d'un heureux maiiago Aviez conçu l'espoir flatteur.
Mais j'aurai fait un long voyage ( Montrant Théodore et N in j. )
Pour assister 4 leur bonheur.
LE COLONEL
Comment! vous voudriez...
ERNEST
Oui, j’aime mieux, en homme sage.
De ces Messieurs, pour éviter les traits.
Les divertir avant mon mariage ,
Que de les amuser après.
LE COLON El, , aux officiers •
Messieurs, une pareille plaisanterie...
ERNEST
Est bien permise, Colonel, je suis militaire comme ccs Messieurs, à ce titre s’ils veulent bien me pardonimer de ne point m’être laissé attraper; la belle Nina d’avoir voulu un instant troubler sonbonheur... Monsieur Futct, d’avoir un peu alarme' sa jalousie; vous, Colonel, d’avoir interrompu un déjeuner de corps que le dîner de ces Messieurs va suppléer , nous n’aurons rien à nous reprocher. FUTET.
Comment , la carriole de Melun !
ERNEST
Je ne vais jamais en carriole...
DROUCHON.
Et le petit chien , pas plus haut que cela ?...
ERNEST
Il conrt encor*.
FC TET.
Eh quoi! ma femme....
Pouvais-tu douter de moi ? {A part , regardant Ernest. ) J’étais bien sûre que ce n’était pas lui.
Ah! nous avons aussi à Limoges quelques plaisanteries originales pour les jours gras , et si ces Messieurs veulent bien m’accorder leur amitié...
TOUS
Monsieur...
rons ensemble quelques bous tours pour passer gaîment le carnaval.
Célébrons le carnaval ,
Le délire Qull inspire ;
Célébrons le Carnaval :
Des plaisirs c'esi le signal.
Madame FUTET-
Air : Un soir que , sous son om&rage.
Pauvres humains ! dans la vie ,
Qu'on vous joue, hélas ! de tours :