‹ Le Nouveau Testament dans l'Église Chrétienne (volume 2)Chapitre 146 sur 259 · Histoire des livres du Nouveau Testament^ IV, p · texte numérisé non relu

Histoire des livres du Nouveau Testament^ IV, p

l'Apocalypse sur les fins dernières. C'est alors que Népos, évêque d'Arsinoé, écrivit un traité : "EXeyp; àXXyiyoptdTwv, OÙ il défendit l'interprétation matérialiste de ces prédictions ^ Saint Denys le réfuta dans son livre sur les Promesses : Hepl iTrayYeXiwv, où il nous donne son opinion sur l'Apocalypse^. De l'étude du livre, il conclut qu'il ne peut être de l'apôtre Jean, fils de Zébédée. « Quelques-uns avant nous, dit-il, ont entièrement rejeté le livre (l'Apocalypse), comme incompréhensible et illogique. Ils disent qu'il ne peut être l'ouvrage de Jean, ni d'aucun apôtre, ni d'un saint, ni de quelqu'un de l'Église, mais que Cérinthe plaça ce nom (Jean) sur son livre pour lui donner de l'autorité. » Saint Denys fait probablement allusion ici à Gaïus. « Pour moi, je ne m'aventurerai pas à rejeter le livre, car beaucoup de frères l'ont en estime. » De cet extrait, il résulte que l'Apocalypse avait été rejetée par quelquesuns, que d'autres au contraire l'acceptaient. Pour lui, il reste hésitant, et ne veut pas rejeter ce livre, mais il constate qu'il n'est pas l'œuvre d'un apôtre.

Plus tard l'Apocalypse sera exclue du canon par quelques églises orientales, sous prétexte que cet écrit n'était pas apostolique. Cependant, nous le verrons accepté par d'autres, et il ne semble pas que l'opinion de saint Denys ait fait loi en Egypte.

Saint Théognoste, qui fut chef de l'école catéchétique d'Alexandrie, vers la fin du m® siècle, cite un passage del'épître aux Hébreux^. Relevons cette affirmation de Théonas, successeur de Denys sur le siège d'Alexandrie, dans sa lettre à Lucianus : « Laudabitur et intérim Evangelium Apostolusque pro divinis oraculis ^\ »

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