‹ Le Nouveau Testament dans l'Église Chrétienne (volume 2)Chapitre 16 sur 259 · Adv. Haer · texte numérisé non relu

Adv. Haer

SIGNIFICATION DU TERME APOCRYPHE

ques^ D'après Tertullien les Marcionites ajoutaient aux paroles du Seigneur les choses secrètes des apocryphes, des fables blasphématoires : « Ipsum sermonem Dei vel stylo vel interpretatione corrumpens, arcana etiam apocryphorum superducens, blasphemiae fabulas ». Pour lui, le Pasteur a été placé par toutes les Églises parmi les apocryphes, inter apocrypha et falsa^. Nous aurons à montrer plus tard que Clément d'Alexandrie utilisait certains apocryphes, et que même il croyait à une tradition secrète des paroles du Seigneur et des apôtres. Cependant, il reproche aux Marcionites d'avoir composé un apocryphe, où étaient contenues des erreurs morales^. Dans son épître festale, 39, saint Athanase dit qu'il ne faut pas mélanger les écrits apocryphes avec les écrits inspirés et, après avoir cité ceux-ci, il donne la liste de ceux qui ne sont pas canoniques. Pour saint Augustin, certains livres sont appelés apocryphes, parce que leur origine cachée n'a pas apparu clairement aux Pères ^. Saint Jérôme appelle apocryphes les livres qui n'ont pas été écrits par ceux dont ils portent en tête le nom, ou encore les livres grecs de la Bible qui ne sont pas dans le canon juif ^. Enfin, dans le canon dit de Gélase, mais qui a été composé de pièces rapportées et qui n'a dû être fixé que vers le commencement du vi® siècle, après la liste des livres reçus, on donne les noms des livres apocryphes qui ne sont pas reçus.

D'après Le Hir « l'acception primitive du mot apocryphe a été : caché, secret. Mais pour des oreilles

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