Ref, haer, VII
Basilides telle qu'elle était de son temps, rapporterait des citations du Nouveau Testament faites par les disj ciples de Basilides et non par celui-ci. i II serait, en effet, étonnant que ces citations vins- ; sent directement de Basilides, car plusieurs d'entre celles que rapporte saint Hippolyte sont précédées de la formule de citation, dont on se servait au i^"* sièi cle et au commencement du ii^ pour introduire les passages de l'Ancien Testament. Ainsi, citant le passage de Luc, I, 35 : nvcuiJt.a aytov eTrsXsuŒSTai eizi as, Basi- , lides l'aurait introduit en ces termes : Tooxo Iotti, cpy)<yi, To £ipy){jLsvov. Rapportant deux passages de l'épître aux I Romains, VIII, 19, 22, il les introduit par wç yi^poL-KTOLi] un passage de Rom. V, 13, un autre de Eph. III, 3, un troisième de II Cor. XII , 4, le sont par xaôw; yi- , YpaTTTai et deux passages de I Coj\ II, 7, 13, par Ypacpyj XeyÊt. Il serait singulier, si vraiment Basilides a em- ! ployé ces formules, qu'il fût ainsi le premier écrivain i qui ait attesté l'autorité divine des livres du Nouveau î Testament en les assimilant aux livres de l'Ancien I Testament. Une fois seulement, dans l'épître de saint Barnabé, nous avons trouvé yé^poLizzoa, mais cette I épître est probablement moins ancienne que les écrits ide Basilides. Ce qui nous porterait encore à croire que I ces formules scripturaires sont le fait de saint Hippolyte, c'est que, d'après lui, Simon le Magicien aurait employé les mêmes formules : Eipvixsv ^ ypoL^fn, l(A6vov, pour introduire des textes du Nouveau Testajment. Saint Hippolyte attribue encore aux Naasséniens, aux Pérates, aux Séthiens l'emploi de ces mêmes formules, ce qui indique bien qu'elles sont de lui, ces hérétiques n'ayant pu s'en servir. Clément d'Alexandrie^ est plus précis, lorsqu'il nous