‹ Le Nouveau Testament dans l'Église Chrétienne (volume 2)Chapitre 72 sur 259 · Haer, XXXIII · texte numérisé non relu

Haer, XXXIII

11^ siècle ou un peu plus tard, ont connu et utilisé les évangiles canoniques. Dans la lettre que Ptolémée (150-157) écrivit à Flora et que nous a conservée saint Épiphane, on trouve des passages empruntés à Matth, XII, 25; XIX, 8, 6; XV, 5-8; V, 17, 38,39; à Marc, m, 25; X, 5, G; VIL 10-13; à Jean, I, 3; XII, 27; à I Cor. \,7:k Eph. II, 15 ; à Rom. VII, 12.

Marc, d'après saint IrénéeV aurait cité des passages de saint Luc, 11, 49, et de saint Matthieu, XIX, 16 et perverti des passages de l'évangile de saint Jean 2.

Héracléon, vers 160-180, un peu plus tard que l'époque qui nous occupe, mais représentant de l'école valentinienne, a écrit un commentaire sur l'évangile de saint Jean, fréquemment cité par Origène. Brooke^ a rassemblé tous les passages des T7roixvYi[xaTa d'Héracléon qui se retrouvent dans le commentaire d'Origène sur saint Jean. Ces fragments, au nombre de quarantehuit, contiennent sept passages de saint Matthieu, quatre de saint Luc, quarante-quatre de saint Jean, huit des épîtres pauliniennes, un de Fépître aux Hébreux. Ces citations sont assez littérales, surtout celles du IV® évangile.

Il y aurait lieu de mentionner encore d'autres gnostiques qui ont connu les écrits du Nouveau Testament. Leur témoignage fortifierait peu notre démonstration. Venons-en à l'hérétique dont l'influence aurait été, diton, prépondérante sur la formation d'un canon du Nouveau Testament, à Marcion. Bien qu'il ait vécu et enseigné longtemps avant les derniers hérétiques dont nous avons parlé, l'étude de sa position à l'égard des livres du Nouveau Testament a été reculée jusqu'à cette place, parce que, d'après quelques critiques, elle nous

Page 1