Strom. II, S
taments, de Siaôîîxai, dont l'un est ancien et l'autre nouveau, ^ (jièv TtaXaidt, ^ 8s xfxivvi, qui ne sont qu'un, et nous ont été donnés par le Fils, mais il parle ici de la révélation en général et non de sa forme écrite. Ailleurs \ cependant, il semble qu'il a voulu désigner les livres qui contenaient la révélation divine : Aïoé te ty;? TCaXaiSî, Sidt te t^; véa; SiaOrixr,; XT]pû(T(jy)Tai xai Xiyrtiai^, 11 possédait une collection de livres qu'il désigne par les termes to £Ùa^yiXt.oM (ta tùoiyyé'kKx.) xoà ô àitouToXoç (oî àîtô- (jxoXoi), mais il emploie quelquefois ces termes dans un sens très large. « Le Seigneur, dit-il ^, a donné ses enseignements par les prophètes, par l'évangile et par les saints apôtres, oia xe twv TtpocpTQTwv, 8ia ts xoZ EÙayyE- Xi'ou xat 5ià TWV [xaxotpiwv aTTOTToXojv . » Les livres du Nouveau Testament sont appelés yp"?^' ou ypaçai avec ou sans
les épithètes ÔEtai, xuptaxat, 7cpo^r,Tixa(, OEOTtVEUffTai. 11 leur attribuait une autorité divine, comme on peut le conclure des épithètes susmentionnées ou des suivantes : «î ptêXoi a\ étyiai, Upà fpônL^ioLtx.
Les quatre évangiles formaient un tout fermé ; cependant, il existait en dehors d'eux des écrits ou des traditions qui rapportaient des paroles du Seigneur. Clément a placé presque sur le même rang d'autorité que les écrits canoniques les épîtres de saint Barnabe et de saint Clément, le Pasteur d'Hermas, ainsi que la Didachè, lesquels d'ailleurs étaient en grand honneur à Alexandrie.
De ces constatations, il résulte que Clément d'Alexandrie ne fixait pas très nettement dans ses écrits la limite entre les écrits canoniques et les extracanoniques. Cependant, il oppose les évangiles qui nous ont été transmis, aux évangiles hérétiques, et il utilise beau-
i. airom. V, 13.