‹ Le Nouveau Testament dans l'Église Chrétienne (volume 3)Chapitre 151 sur 239 · NOUVEAU TESTAMENT. — I · texte numérisé non relu

NOUVEAU TESTAMENT. — I

des inventions d'hérétiques, qui les ont écrits comme ils ont voulu, leur attribuant des années, afin que, rejetant les anciens livres, ils puissent tromperies simples par leurs livres. »

Des paroles mêmes de saint Athanase, il ressort que, de son temps, à Alexandrie, il n'y avait pas de liste officielle des livres du Nouveau Testament, puisqu'il reconnaît que c'est, de sa part, une grande hardiesse de dresser cette liste. Cependant, il n'innove rien, déclarant canonisés les livres que recevait la tradition alexandrine. Toutefois, il n'admet pas parmi les livres canonisés la Doctrine des douze apôtres et Je Pasteur qui, à un moment donné, avaient été reçus comme inspirés à Alexandrie. Il ne veut pas cependant les rejeter complètement et déclare qu'ils peuvent être lus pour l'enseignement de la piété.

Le canon des livres néolestamentaires que dresse saint Athanase est exactement celui du concile de Trente, sauf pour l'ordre des livres; les épîtres catholiques sont placées immédiatement après les Actes des apôtres. Il mentionne celles-ci ainsi que l'Apocalypse, sans rappeler les doutes qui avaient été soulevés à propos de quelques-uns de ces livres. Il n'avait pas à le faire dans une lettre pastorale; s'adressant au peuple, il devait s'en tenir à l'opinion générale.

Didyme d'Alexandrie. — L'accord cependant n'existait pas encore, au sujet de la seconde épître de saint Pierre, en particulier. Dans son Commentaire sur les épîtres catholiques, Didyme d'Alexandrie (-{- circa 395) déclare que la seconde épître de saint Pierre est apocryphe : « Non est igitur ignorandum praesentem epistolam esse falsatam, quae licet publicetur, non tamen in canone est * . » 11 ne veut pas dire que

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