Ib. IV
épftre de saint Pierre'. Il connaissait la première épître de saint Pierre et la première de saint Jean.
Quelques autres écrivains latins, Lucifer de Cagliari^, Viclorinus', Gaudenlius^, Faustirus^, saint Ambroise* se servent aussi de l'épître aux Hébreux comme étant de saint Paul.
Lucifer de Cagliari a cité presque toute l'épître de saint Jude^, sauf le passage emprunté à TAssomption de Moïse et la citation du livre d'Hénoch. Saint Ambroise' a cité aussi cette épître.
Saint Pbilastre de Brescia. — Nous rencontrons ce mélange des traditions orientale et occidentale, surtout dans les écrits de saint Pbilastre, évéqiie de Brescia (-f-387). Nous citons ses affirmations sans essayer de les faire accorder entre elles ou de les expliquer. Saint Pbilastre est un compilateur qui amasse des matériaux et ne les met pas en œuvre pour en faire un travail un. Nous avons de lui un catalogue de cent cinquante bérésies.
Dans l'bérésie 88", il mentionne une bf^résie qui est dite apocrypbe, c'est-à-dire secrète, laquelle reçoit seulement les propbètes et les apôtres et non les écritures canoniques, c'est-à-dire la Loi et les Prophètes, à savoir IWncien et le Nouveau Testament. Cette phrase serait inintelligible si l'on n'entendait pas par là que saint Pbilastre a voulu dire que ces bérétiqucs reçoivent les écrits supposés de prophètes et d'apôtres. Il doit faire allusion ici à des livres pseudépigrapbes, ainsi que cela ressort d'ailleurs de la suite du passage, où il