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ÉGLISE D'OCCIDBiNT (3&0-430). 319
a obtenu de l'autorité par l'ancienneté et l'usage, et elle est comptée parmi les saintes Ecritures. » Le critérium de canonicité est comme précédemment l'ancienneté et l'usage liturgique.
Remarquons qu'à propos de cette épître saint Jérôme a été plus affirmatif que ne le comportait la vérité. L'épître de saint Jude n'a pas été rejetée par le plus grand nombre, a plerisque rejicitur^ puisque nous la trouvons acceptée dès la fin du second siècle dans les églises de Rome, d'Afrique, d'Alexandrie.
Voici le témoignage de saint Jérôme* sur les épîtres de saint Jean. « Jean a écrit une seule épître, unam epistolam^ qui est approuvée par tous les écrivains ecclésiastiques et instruits. Mais les deux autres sont attribuées à Jean le presbytre, dont aujourd'hui encore le tombeau autre (que celui de l'apôtre Jean) est montré à Ephèse, bien que quelques-uns pensent que les deux monuments, memoriae, sont de Jean l'évangéliste. » Ailleurs' encore, il rapporte l'opinion de ceux qui affirment que les deux petites épîtres de saint Jean ont été écrites non par l'apôtre, mais par le presbytre. Dans son épître à Evagrius il affirme l'authenticité johannique de ces deux épîtres que, sans hésitation d'ailleurs, il place parmi les Ecritures canoniques'. Saint Jérôme affirme donc une fois de plus que la canonicité d'un écrit ne dépend pas de son authenticité.
11 est très sévère d'ailleurs sur l'admission des écrits dans le canon. Tout en jugeant certains livres bons pour l'édification des fidèles et en reconnaissant qu'on leur avait attribué dans quelques églises de l'autorité, il ne croit pas devoir les tenir pour canoniques. Il a cité plusieurs fois l'épître de saint Clément Romain aux Co-