‹ Le Nouveau Testament dans l'Église Chrétienne (volume 3)Chapitre 173 sur 239 · DICTUM EST · texte numérisé non relu

DICTUM EST

Item ordo scripturarum noui et

aeterni testamenti q

saicta et catholica suscipit ecclesia

Evangeliorum

Secundum Matheum

liber I

Secundum Marcum

liber

unus

Secundum Lucam

liber

unus

Secundum lohannem

liber

unus

Epistulae Pauli [apostoli]

numéro XIIII

ad Romanos

ad Gorinthios

ad Ephesios

ad Thesalonicenses

ad Galalas

ad Philippenses

ad Colosenses

ad Timotheum

ad Titura

ad Filimonem

ad Hebreos

Item apocalypsis lohannis

liber I

Et aclus apostolorum

liber I

Item epistulae canonicae

numéro VII

Pétri apostoli

epistulae duae

lacobi apostoli

opistula una

lohannis apostoli

oplstula una

alterius lohannis presbyteri

epistulae duae

ludae zelotis apostoli

opistula una

Expliclt canon noui testamenti.

que m

On remarquera l'ordre des épîtres pauliniennes et surtout la place donnée à l'Apocalypse, après les épîtres de saint Paul et avant les Actes des apôtres. Tous les manuscrits ne s'accordent pas, d'abord pour l'ordre. Le Monacensis place les Actes après les évangiles et avant l'Apocalypse. Les épîtres pauliniennes sont rangées dans l'ordre accoutumé, sauf que l'épitrc aux

Colossiens est placée après celles aux Thessaloniciens. Il attribue les trois épîtres à Jean l'apôtre. En outre, il appelle épîtres apostoliques les épîtres catholiques et à la suite de l'épître de saint Jude, il ajoute : « Sed ista publiée in ecclesia non legitur. »

De ces divergences entre les manuscrits, il résulte qu'on ne peut établir une conclusion ferme sur les particularités de ce décret. On s'étonnera que, dans un décret, un Pape ait certifié la distinction entre Jean l'apôtre et Jean le presbytre qui reflète, il est vrai, une opinion mentionnée par saint Jérôme, mais ne devait pas être la doctrine officielle de l'église romaine, puisque quelques années plus tard, on cataloguera sans hésitation trois épîtres de saint Jean.

Dans les parties IV, V et VI, le décret indique les textes qui sont le fondement de la foi : d'abord les conciles, puis les Pères qui ne se sont jamais écartés de la communion de l'Église, et enfin les écrits d'une autorité moins grande : les décrétales des papes, les Gestes des martyrs, les œuvres de Rufin, Eusèbe, Orose, etc.

Vient ensuite la septième partie : « Caetera quae ab haereticis sive schismaticis conscripta vel praedicata sunt, nullatenus recipit catholica et apostolica romana ecclesia; e quibus pauca quae ad memoriam venerunt et a catholicis vitanda sunt, »

Nous ne citons pas dans son entier la liste de ces écrits apocryphes, parce quelle n'est pas donnée identiquement par tous les manuscrits, qu'elle est probablement de date tardive et d'origine incertaine, peutêtre du temps d'Hormisdas, 514-523. enfin qu'elle relate des apocryphes absolument inconnus. Signalons seulement les suivants : Le synode d'Ariminum; des actes apocryphes : Itinerarium Pétri, quod appellatur sancti Clementis, Actus Andreae, Thomae, Pétri, Philippi; des évangiles apocryphes: Evangelia Matthiae,

Pétri, Jacobi minoris, Barnabae, Thomae, Bartholomaei, Andreae, evangelia quac falsayit Lucianus, evangelia quae falsavit Hesychius ; Liber de infantia Salvatoris ; Liber de nativitate Salvatoris et de Maria vel obstetrice ; Liber qui appellatur Pastoris ; Libri omnes quos fecit Leucius, discipulus diaboli... Actus Tlieclae et Pauli ; des apocalypses : Revelatio quae appellatur Pauli... Thomae... Stephanus; Liber qui appellatur transitus id est adsumptio sanctae Mariae. Viennent ensuite des écrits divers : Poenitentia Adae... Origenis... Jamnis et Mambri... Liber qui appellatur canones apostolorum. Suivent des écrits des Pères : VHistoire ecclésiastique d'Eusèbe, les œuvres de Tertullien, Lactance, Cassien, Victorin de Pettau, Fauste de Riez, Jules Africain, Fauste le manichéen. Clément d'Alexandrie, Arnobe, les opuscules de Montan, Priscille et Maximilla.

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