‹ Le Nouveau Testament dans l'Église Chrétienne (volume 3)Chapitre 197 sur 239 · Op. cit. p · texte numérisé non relu

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tium et intimum auctoritatis divinae locum caetcras epistolas, quas catholicas vocant, réfères, utpote epistolam lacobi, secundam Pétri, duas posteriores loannis, ludae; adde eis epistolam ad Hebraeos, non quod velim hanc istis inferiorem pronuntiare, sed ideo illis connumeravi, quod de ejus autore dubitatur, quemadmodum de reliquanim (quas recensui) epistolarura autoribus abolim dubitatum est. Addeet Apocalypsim, § 158. »

Sur les épîtres de saint Jacques, la seconde de saint Pierre, la deuxième et la troisième de saint Jean, il affirme que :« Autoritatem apostolicam et divinam habuerunt a proximis apostolorum temporibus », tandis que l'épîlre aux Hébreux et l'Apocalypse : « Multos annos post decessum apostolorum, praesertim apud Romanos, autoritatem sanctam deraeruerunt. »

Ces trois classes d'écrits étaient canoniques, car Karlstadt parle, mais seulement dans la traduction allemande de son ouvrage, d'écrits apocryphes du Nouveau Testament : la finale de l'évangile de Marc et l'épître aux Laodicéens.

On a remarqué que dans aucune des trois classes ne sont placés les Actes des Apôtres. Ce doit être un oubli, car dans la traduction allemande de son Libellus, Karlstadt place ceux-ci à côté des évangiles : « Zu disser ornenung gehoren geschicht vnnd hendel der Aposteln '>.

Philippe Mélanchton n'adopte pas l'opinon de Luther au sujet de l'épître de saint Jacques ; il la combattit même '. Il se sert de l'épître aux Hébreux, mais sans l'attribuer à saint Paul. 11 ne parle pas de l'Apocalypse. En fait, il ne se sert que des évangiles et des épîtres pauliniennes, ce qui peut faire supposer que,

i. Confutatio pontificia, VI.

pour lui, les autres livres du Nouveau Testament étaient de moindre autorité.

De la réforme en Allemagne passons à la réforme en Suisse. Avant le protagoniste Calvin, il faut dire quelques mots du Zurichois Zwingle (-|- 1531) et du Baslois Œkolampad.

Z'wingle. — Avant Calvin, Zwingle a émis le principe suivant sur la canonicité des évangiles : « Quicunque Euangelion nihil esse dicunt, nisi ecclesiae calculos et adprobatio accédât, errant et Deum blasphèment'. » Pierre Vermigli, réformateur italien (1500-1562), enseigne la même doctrine.

Zwingle déclare nettement que l'Apocalypse n'est pas un livre biblique et qu'il n'est pas de l'évangéliste Jean. Cependant, il tient l'épître aux Hébreux pour paulinienne et défend contre Luther l'épître de saint Jacques.

Œkolampad. — Dans sa lettre aux Vaudois, Johannes Œkolampad (-|- 1531) déclare qu'il compte comme écritures canoniques... dans le Nouveau Testament, tous les livres que nous recevons, mais il ajoute cette restriction:» TametsiApocalypsim,cumepistolaIacobi et luda et ultima Pétri acduobus posterioribus loannis, non cum caeteris conferamus^. » Il divisait en effet les écrits du Nouveau Testament en deux groupes : dans le second il plaçait les livres susmentionnés. Il regardait l'épître aux Hébreux comme paulinienne et canonique.

Wolfgang Muskulus (-f- 1563) tient à peu près la même position, sauf sur l'épître de saint Jacques, dans laquelle il ne trouve rien à reprendre^.

Calvin. — D'après Jean Calvin [f 1564), l'autorité

i. ZWINGUI op. cit., Scli. I, 105.

2. Oecolampadii Epistolarum libri quatuor, Basel, 1836, p. 31.

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