BibUotheca sancla, l, 1. IS&i
epistola, Johannis Apocalypsis atque alii ejusdem generis libri', quos olim prisci Ecclesiae patres tanquam apocryphos et non canonicos habuerunt eosque apud solos catcchumenos nondum canonicae lectionis capaces, ut in synopsi testatur Athanasius, primum legi permiserunt, deinde procedente tempore, ut Ruffinus in symbolo scribit, apud omnes fidèles recitari concesserunt, non ad dogmatum confirmationem, sed ad solam populi instructionem ; et quia publiée in Ecclesia legerentur, ecclesiasticos nuncuparunt ; demum vero inter Scripturas irrefragabilis autoritatis assumi voluerunt. »
Sixte de Sienne parle ensuite des livres apocryphes qui sont de deux sortes : les livres apocryphes dont on ne connaît pas les auteurs ou dont l'auteur est incertain — et quelques-uns des livres canoniques sont apocryphes en ce sens, — et les livres apocryphes d'autorité incertaine, douteuse et que l'on ne sait pas s'ils sont inspirés, et que les Pères n'ont pas voulu admettre à la lecture publique.
Le cardinal Bellarmin présente la même division des écrits néotestamentaires ^, mais il ne veut pas qu'on se serve des expressions « protocanoniques » et « deutérocanoniques » parcequ'ellcs peuvent engendrer une mauvaise interprétation. Il préfère diviser l'ensemble de ces écrits en trois parties : « Primum enim de iis libris agendum erit de quorum auctoritate nulla unquam fuit inter catholicos ho mines disceptatio. Deinde de iis, qui, tametsi vere prophetici aut apostolici sint, non tamen semper aeque certa et explorata eorum auctoritas fuit. Postremo de iis qui quanquam a nonnullis clarissimis doctissimisque viris aliquando