‹ Le Nouveau Testament dans l'Église Chrétienne (volume 3)Chapitre 53 sur 239 · Hom.I in Lucam, Mil · texte numérisé non relu

Hom.I in Lucam, Mil

fi. Aposl.Falheis, Pli, vol. II. p. i3'<. T. Die ChronoloQie, p. (ils.

Pseudo-Clément et le fragment de l'évangile selon les Egyptiens des différences profondes. L'interlocuteur de Jésus n'est pas nommé dans Pseudo-Clément et la sentence n'y est pas interprétée, comme dans l'évangile hérétique, dans un sens encratite. Les deux sentences proviennent donc d'une même source, peut-être la tradition orale, et le Pseudo-Clément n'a pas dû connaître l'évangile selon les Égyptiens, lequel est très probablement de date plus tardive, à moins quon ne suppose, comme l'a fait Harnack, qu'il a été écrit vers 130. Il n'y a donc pas lieu de croire empruntées à cet évangile les autres paroles du Seigneur que cite le Pseudo-Clément et qu'on n'a pu retrouver intégralement dans les évangiles canoniques.

Est-ce que les Sentences du Seigneur découvertes à Behnesa proviennent du même évangile ? Harnack l'a soutenu. Il en serait de même pour le fragment d'évangile trouvé au Fayoûm. Sanday, Robinson et d'autres critiques ne sont pas de cet avis. En définitive, ces hypothèses ne reposent que sur des conjectures, issues de ce fait que ces sentences ou fragments ont été trouvés en Egypte.

On ne voit pas que cet évangile selon les Egyptiens ait joui d'une autorité égale à celle des évangiles canoniques, dans son pays d'origine, puisque Origène le tenait pour hérétique et que Clément d'Alexandrie ' le met en dehors des quatre évangiles transmis par la tradition : OpCiTOv [i.h oOv Iv toîç Trapa5£8o[/.évoiç ;^u.ïv T£Tap<Jiv euayYe^i'o'Ç ciùx eyouev xo ^vitov, àXX' Iv tôj xat' AiyoTiTiouç, ditil, après avoir cité la parole du Seigneur à Salomé dont nous avons parlé plus haut.

L'opinion de Harnack^ que cet évangile était le

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