‹ Le nouvel Hôtel de ville de Paris, 1872-1900Chapitre 11 sur 78 · DE LA COUR DU NCRD · texte numérisé non relu

DE LA COUR DU NCRD

Fêtes et de la Cour du Centre. L'usine qui Talimente fut organisée en i883, c'est-à-dire à une époque où l'on ne pouvait prévoir l'extension de ce système d'éclairage; elle ne comprenait que deux chaudières, deux moteurs, deux dynamos, et cinq cents lampes réparties dans les locaux réservés au Conseil municipal. Lorsque, en 1886, le conseil décida de mettre l'éclairage électrique dans les salons et dans la Grande Salle des Fêtes, il devint nécessaire d'acquérir de nouvelles machines. Mais la place manquait pour agrandir l'usine. Comme il s'agissait d'un éclairage ne devant fonctionner que les nuits de réceptions et de fêtes, c'est-à-dire deux ou trois fois par an, on prit le parti de constituer les machines nouvelles en deux groupes complètement distincts et indépendants du groupe de l'usine de i883. Le premier de ces groupes comprenant deux moteurs de 65 chevaux, deux dynamos de 40 kilowats chacun, et empruntant aux générateurs pour le chauffage la vapeur nécessaire à son fonctionnement, a été placé dans une salle au-dessous du guichet est de la Cour du Nord. Au second de ces groupes, qui comprend trois machines mi-fixes, pouvant développer ensemble i5o chevaux, et trois dynamos de 24 kilowats chacune, a été réservée la galerie au-dessous de la Cour du Centre. La puissance totale des trois groupes, par suite des améliorations apportées à l'usine primitive et de l'adjonction dune batterie d'accumulateurs, atteint aujourd'hui le chiffre de 280 kilowats. Le pouvoir éclairant correspond à S.giS lampes, ainsi réparties : Grande Salle des Fêtes et salons, 4.000; salles du Conseil municipal, appartements du préfet, et bureaux, 1.915. La distribution de l'énergie est assurée par un réseau de canalisation à deux fils, sous la différence de potentiel moyenne de iio volts. Les circuits principaux, au nombre de seize, partent d'un tableau général de distribution, installé dans l'usine primitive; ils desservent des tableaux secondaires, au nombre de vingt-sept, placés

3o LE NOUVEL HOTEL DE VILLE.

aux différents étages du palais municipal. Les dépenses d'exploitation, en régie depuis i883, se sont élevées, en 1899, à la somme de 5i. 800 francs. Le nombre de kilowats — heure, produits pendant Tannée dernière, atteint 134.000. Le personnel de l'usine comprend un chef de service, un piqueur, un contremaître, et neuf ouvriers. Une partie de l'Hôtel de Ville est encore éclairée au gaz, l'usine étant impuissante à assurer l'éclairage électrique de léditice tout entier.

Dans le soubassement des bâtiments en façade sur la place de THôtel-de-Ville, sous la Salle des Prévôts, et en façade nord sur la Cour du Sud, est le troisième service, l'Imprimerie municipale, créée en 1880. Les ateliers contiennent le matériel des caractères, deux moteurs à gaz de 4 chevaux chacun; une presse Indispensable format raisin ; une presse Universelle format double raisin; deux presses à retiration format double raisin ; une presse à rogner; un folioteur à piston ; une presse lithographique; une presse autographique; et une presse à satiner. Cinquante-huit ouvriers, organisés en commandite, exécutent, dans ces ateliers, le « Bulletin municipal officiel », qui paraît tous les jours, les rapports et les procès-verbaux divers du Conseil municipal et du Conseil général, des commissions spéciales de l'Hôtel de Ville; l'Annuaire de statistique municipale, les Etats du personnel, les listes d'électeurs, le « Recueil des Actes administratifs », etc.

Le soubassement, sur la façade du quai, sert de dépendances aux appartements de la Préfecture de la Seine : caves, offices, cuisines, laveries, lingeries, etc.

Le soubassement, sur la façade de la rue de Rivoli, contient les dépendances du bureau des Postes, Télégraphes et Téléphones, le Dépôt des pierres du Plan de Paris, les Archives de la Caisse municipale, le Dépôt des Titres au porteur, et, entre autres bureaux, ceux de la Recette et des Titres. Les Archives de la Caisse municipale occupent un local de 14 mètres de longueur.

sur () mètres 5o de largeur, et 4 mètres 5o de hauteur. Classées sur 2(")4 mètres carrés de casiers, elles se composent de tous les documents de comptabilité transmis par les divers bureaux de la Caisse depuis la reprise des services en 187 1, et qui doivent être conservés pendant trente ans.

Ce sont : Grand Livre et Journal de la Caisse, 120 vol.; Sommier de la Recette, 367 vol. ; Etats de distribution de fonds, 870 vol.; Registres à souches des quittances délivrées aux débiteurs (environ 120.000 par an), 814 vol. ; Copies de lettres de .^oo pages chacun, 1.200 vol, ; Registres de souscription aux Emprunts de 1871, 1875, 1876, 1886, 100 vol. ; Minutes des bordereaux à Tappui de la Recette, transmis à la Cour des Comptes, 70 vol. ; Bordereaux des titres de recettes et de dégrèvement de la Direction des Finances, 43 vol. ; Comptes manuscrits de gestion des Receveurs municipaux (de 1871 à 1807), 3o vol.; divers autres documents classés, 200 liasses. En ce qui concerne le dépôt des Titres au porteur, dans les resserres, à la date du 18 avril 1900, leur nombre s'élevait à 459.418, provenant des emprunts de 1860, i8(35, 18(39, 1871, 1875, 187(3, i88(3, 1892, 1894, 1898, et 1899 (emprunt spécial pour le Métropolitain), et correspondant à une valeur nominale totale de 195.685.293 francs.

SALON DES LETTRES

l'histoire, par M. Thirion.

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