‹ Le nouvel Hôtel de ville de Paris, 1872-1900Chapitre 27 sur 78 · LUCARNF. DF. LA COUR DU CENTRE · texte numérisé non relu

LUCARNF. DF. LA COUR DU CENTRE

ont, au rez-de-chaussée, un soupirail éclairant le sous -sol; au premier étage, une baie plein cintre, avec allège ornée de compartiments circulaires ; au deuxième étage, une baie rectangulaire avec chambranle et frise ornée d'un cartouche, qui supporte deux pilastres flanquant, à droite et à gauche, une baie rectan-

8o LE NOUVEL HOTEL DE VILLE.

gulaire plus petite que la précédente, sorte de mezzanine, et soutenant un entablement à rosace; au troisième étage, une baie au chambranle sculpté.

La façade est présente, au rez-de-chaussée, dans Taxe de milieu, une vaste baie constituant le guichet de la porte cochère sur la place Lobau. Des pilastres doriques, encadrant des niches avec statues, accompagnent cette baie. A l'étage au-dessus, sont répétés les motifs de la façade ouest : pilastres, niches, statues, avec double baie à colonnettes. L'étage supérieur se compose également de baies rectangulaires et de panneaux aux armes de la Ville de Paris, en aplomb sur les niches à statues. Des deux côtés de cette travée centrale, est une travée analogue à celles de la façade nord. Les statues qui décorent la façade est sont les statues de Legendre, le géomètre, (par M. Lanson); du peintre François Lemoine, (par M. Bayard de La Vingtrie); d'Hotman, le jurisconsulte du xvi" siècle, (par M. Cougny) ; de Pierre Charron, l'auteur du « Traité de la Sagesse », (par M. Hercule).

A droite de la cour, dans l'angle sud-ouest, est une tourelle ronde, contenant un escalier en spirale, qui dessert le bâtiment sur la place Lobau. La façade de cette tour se divise en trois travées, séparées par des pilastres doriques, puis par des colonnes ioniques engagées, que surmontent des cariatides, encadrant des œils-de-bœuf, et portant une calotte sphérique en pierres imbriquées, avec campanile à huit colonnettes. Par une porte, au linteau en anse de panier, pratiquée dans le soubassement de la travée de milieu, on accède à l'escalier, dont la rampe en pierre est accusée au dehors, et qu'éclairent des fenêtres, dont les linteaux sont également en forme danse de panier, mais forment rampants aux deux étages.

La façade sud de la cour rappelle la façade nord, dans son ensemble, à l'exception de la partie contiguë à la façade ouest, comprenant deux travées spéciales. Le soubassement est percé

Cour du Centre

Héliogravure

Gl.ORIA VICTIS ( Merciè )

LES COURS

d'un soupirail ; le premier étage comprend une petite baie rectangulaire allongée, à chambranle surmonté d'une corniche qui porte, inscrit, dans le tympan de l'arcade aveugle, un basrelief, puis une ouverture à deux consoles renversées dans la frise de l'entablement. Le deuxième étage est formé d'une baie plein cintre à l'archivolte surmontée d'une rosace de feuillages, et à l'allège décorée de guirlandes et d'enroulements ; le dernier étage seul rappelle celui des façades ouest et nord. Les deux bas -reliefs, (par M. Croisy), sont des allégories de l'Automne et de l'Hiver.

La Cour du Sud présente quelques dispositions architecturales qui la différencient de la Cour du Nord.

L'avant- dernière travée du premier étage, sur la façade sud, au lieu d'être percée d'une fenêtre, contient une porte à chambranle surmontée d'un fronton, que supportent deux consoles à feuillages. Dans le soubassement de la façade nord, les neuf soupiraux sont remplacés par cinq portes à linteau en segment de cercle, et par quatre baies rectangulaires. Les deux basreliefs, (par M. Longepied), sont des allégories du Printemps et de l'Été.

Les statues qui décorent la façade est

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sont les statues : de Trudaine, le fondateur de l'École des Ponts et Chaussées, (par M. Martin); de Favart, le créateur de Topera comique, (par M. Paris); du peintre Nicolas de Largillière, (par M. Durand) ; d'Olivier Patru, le Quintilien français, (par M. Ch. Cordier). Les médaillons de la façade ouest, (par Rougelet), figurent : l'acteur Samson, la tragédienne Mars, Charles Dufresny, l'auteur comique; Lemercier, le poète tragique; l'archéologue

COUR Di' SUD. L F. PRINTEMPS, par M. Loiigcpied.

Quatremère de Quinc}* ; Berton, le compositeur de musique ; l'architecte Le Bas; le peintre Pierre Guérin ; le mathématicien Cauchy; et le voyageur La Condamine.

Les pierres qui constituent les façades de la Cour du Nord et de la Cour du Sud sont : socle, du Château-Landon ; soubassement, du Larrys; rez-de-chaussée et premier étage, du Charentènay et du Courson; bandeaux, appuis, balustrades, colonnes, et entablement, du Tercé. Pour les seuils, dallages, marches des escaliers en spirale, et pour les semelles des escaliers de service, il a été employé exclusivement de la pierre de Comblanchien.

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La Cour du Centre qui, dans l'ancien Hôtel de Ville, était couverte par un vitrage, est, dans le nouveau, à ciel ouvert. Les façades se composent d'un rez-de-chaussée et d'un premier étage, surmonté d'un comble avec deux rangs de lucarnes. Le rez-dechaussée est percé d'arcades plein cintre uniformes, que séparent des colonnes ioniques engagées ; le premier étage répète les arcades avec des colonnes composites; l'entablement, au ressaut,

COUR DU 5UD. l'étÉj par M. Longepied.

forme piédestal pour des colonnettes qui flanquent les lucarnes en pierre, disposées de deux en deux travées, au-dessus des arcades. Ces lucarnes, copies exactes de celles de Lancienne cour, sont faites de deux pilastres composites, au fût richement ornementé, avec contreforts, encadrant une baie plein cintre géminée, et supportant un entablement complet, que couronne un motif décoratif, ainsi composé : une baie rectangulaire à pilastres doriques et à fronton demi-circulaire, au tympan coquille, qu'escaladent des Amours appu3'és sur des ailerons servant de contreforts aux pilastres. Le comble, sur les façades

est et ouest, a deux étages de lucarnes en plomb, et, sur les façades nord et sud, un seul. Les lucarnes du premier étage, rectangulaires, sont encadrées de pilastres doriques, supportant un fronton triangulaire ; celles du deuxième étage, des œils-debœuf, ont pour entourage un cartouche rectangulaire, avec

ENTOURACF. DOEIL-DE-BOEUF EN PLOMIi REPOU^

corniche ornementée. Le trottoir qui se développe autour de la cour, établi en contre-bas du sol, est pavé de carreaux de verre marine pour l'éclairage du sous-sol. Au centre de la cour, revêtue dune mosaïque de marbre en damier, se dresse le groupe en bronze de M. Mercié, » Gloria victis ». Les travaux de sculpture décorative de la Cour du Centre ont coûté la somme de 36.ooofr.

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Voici la composition des matériaux des façades de cette cour: socle, Saint-Ylie ; assise, Larrys; élévation, Charentenay et Courson ; lucarnes, Lavoux.

On accède à la Cour du Centre par des galeries entourant trois de ses façades. La première de ces galeries, séparant la cour

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