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L'ORGUE

L'orgue du nouvel Opéra provenant des ateliers de H. Cavaillé-Coll se compose de dix-huit registres distribués sur deux claviers et un pédalier complet, de quatre pédales de combinaison et de 1032 tuyaux, dont les plus grands ont 16 pieds de haut et environ un pied de diamètre.

Les dix-huit registres sont ainsi disposés:

1er clavier. — Bourdon. Flûte harmonique. Principal. Bourdon. Prestant. Doublette.

2e clavier. — Octave. Quinte. Plein jeu. Bombarde. Trompette. Clairon.

Clavier de pédales. — Contre-basse. Sous-basse. Flûte. Tuba magna. Bombarde. Trompette.

La partie mécanique et instrumentale de cet orgue occupe remplacement des deux dernières loges sur le théâtre à droite des spectateurs. La sonorité des jeux se propage dans la salle et sur la scène par les ouvertures des deux loges. Une combinaison de miroirs permet à l'organiste de voir le chef d'orchestre.

La base de l'orgue occupe 1 mètre 60 de largeur sur 5 mètres de profondeur. La soufflerie se compose de trois réservoirs d'air alimentés par de doubles pompes mises en jeu par deux souffleurs. Les contre-poids en fonte pour comprimer l'air des soufflets pèsent à eux seuls 1000 kilogr. Le poids total de l'orgue est d'environ 6000 kilogr.

Pour remédier autant que possible à l'exiguïté et aux conditions défavorables de l'emplacement mis à sa disposition, M. Cavaillé-Goll a introduit dans cet instrument des jeux de gros calibre embouchés à forte pression, de manière à compenser par l'intensité des sons les multiples sonorités d'un grand orgue de cathédrale.

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