‹ Le nouvel Opéra de Paris (volume 3)Chapitre 45 sur 55 · PLAFOND · texte numérisé non relu

PLAFOND

Plafond central.

La Musique. — Toile marouflée. — H. 4"',3o. — L. 1 3 m74 =; . — Par M. Paul Baudry.

Vingt-deux figures.

Une décoration architecturale ornée de guirlandes encadre la composition en laissant voir le ciel.

Au centre, planent la Mélodie et l’Harmonie, ayant un violon pour attribut. A l’ouest, la Gloire drapée de rouge, tenant de la main gauche la trompette héroïque, leur offre une couronne de l’autre main. A l’est, la Poésie montée sur Pégase leur tend une lyre.

Toutes ces figures s’enlèvent et sont vues dans des raccourcis divers.

Entre les colonnes du portique, à l’ouest, apparaissent cinq génies. L’un, vu de buste, contemple les personnages du centre. Deux sont placés dans diverses attitudes sur les balustrades; deux autres, un à chaque extrémité, tiennent des lampadaires.

Même disposition au portique est.

Huit génies sont placés derrière les balustrades du centre, trois au nord, cinq au sud.

Plafond est.

La Tragédie. — Toile ovale marouflée. — H. 5'", 75. — L. 41”, 20. — Par M. Paul Baudry.

Quatre figures.

Au milieu d’un ciel d’orage, Melpomène, tenant le glaive, est assise sur un trépied. A ses pieds est un aigle.

A gauche, la Pitié, personnifiée par une femme en deuil, tend vers elle ses mains suppliantes.

A droite, l'Épouvante est représentée par une femme voilée qui, avec terreur, replie les bras par un geste défensif.

Au nord, la Fureur, une torche flamboyante dans la main gauche, le poignard dans la main droite, s’enfuit avec rage.

Plafond ouest.

La Comédie. — Toile ovale marouflée. — H. 5 7 5. — L. 4‘",2o. — Par M. Paul Baudry.

Quatre figures.

Le ciel est pur ; au centre, 1 halie, tenant les verges de la main droite, achève de dépouiller de la peau du lion un faune à la face grimaçante, qui tombe précipité, déjà atteint par les traits de l’Esprit, représenté par un génie ailé, qui tend son arc et s’apprête à le blesser de nouveau.

A l’ouest, l’Amour s’envole son arc à la main.

Voussures.

Côté est. Une voussure.

Le Parnasse. — Toile marouflée. — H. 4’", 10. — L. 9"',6o. — Par M. Paul Baudry.

Trente-cinq figures.

Au centre, Apollon, descendant de son char, reçoit la lyre que lui présentent deux des trois Grâces groupées à gauche, l’une vue de profil, l’autre de face, la troisième

de dos. L’Amour plane au-dessus du groupe des trois

Grâces.

Clio, tenant la trompette héroïque, présente à Apollon le groupe des musiciens.

Plus à gauche, Melpomène, vêtue de rouge, vue de dos, le masque relevé sur la tete, la main droite îepliee sur la hanche, s’appuie de la main gauche sur la massue d’Hercule.

Érato est assise. Auprès d elle sont placés des instruments de musique.

Au deuxième plan, Mercure apparaît, amenant les compositeurs célèbres : Meyerbeer, Rossini, Hérold, Auber, Boïeldieu, Méhul ; plus bas, apparaissent à micorps, Gluck, Beethoven, Mozart, Rameau, Haydn, Lulli.

Au-dessous d’Apollon, aux bords de l’Hippocrène, une nymphe est couchée. Près d’elle sont quatre enfants ailés. Celui de gauche étreint un cygne, le cygne de Mantoue. Celui du milieu remplit une coupe de l’eau de la source sacrée. A droite, l’un tresse des couronnes de laurier, l’autre vient de déposer un flambeau.

A droite, deux femmes tiennent les rênes des chevaux d’Apollon. Calliope s’appuie sur l’épaule de Thahe. Terpsichore, vue de dos, vêtue d’une robe verte, chaussée de brodequins blancs, contemple, comme elles, le groupe central. Euterpe, la double flûte a la main, montre Apollon à Polymnie qui se tient debout, pensive, la main gauche sur la tempe. Uranie est assise a teire. Dans l’angle du tableau, à peine visibles derrière les reliefs des corniches, apparaissent trois tètes pensives. On reconnaît le portrait du peintre, de son frère M. Ambroise Baudry et de M. Charles Garnier.

Côté ouest. Une voussure.

Les Poètes. — Toile marouflée. — H. 4'", 10. — L. 9"’, 60. — Par M. Paul Baudry.

Vingt-cinq figures.

Au centre, sur les marches d’un temple dorique en construction, apparaît de face Homère, tenant de la main droite le recueil de ses chants divins. Derrière lui la Poésie élève sa lyre d’un geste triomphal.

A droite, Polygnote, vêtu d’une chlamyde verte, tenant la palette d’une main et les pinceaux de l’autre, représente la Peinture. Auprès de lui, la Poésie est personnifiée par Platon, drapé de rouge ; la Navigation par Jason. Un athlète nu, retenant un cheval vainqueur, rappelle les jeux du cirque.

Plus loin, à droite, Orphée, la tête flammée, tend sa lyre où se repose une colombe ; une autre colombe va l’y rejoindre.

A l’extrémité, une famille des premiers âges est réunie autour du foyer formé débranchés sèches déposées sur le sol. L’aïeul accroupi attise le feu ; auprès de la mère, se pressent deux enfants ; le père la contemple. Un autre homme tend un arc.

A gauche, vers le centre, Achille lève le glaive de la main droite et tient la lance de l’autre main. Derrière lui, vu de dos, un vainqueur des jeux néméens s’éloigne, emportant le trépied agonal. Pindare, la lyre à la main, est auprès de Polyclète tenant de la main droite le marteau du sculpteur et une statuette de Minerve de la main gauche. Plus loin sont Amphion et Hésiode, la tète flammée, la lyre à la main.

Vers l’angle de la toile un architecte, vu de dos,

tient l’équerre de la main gauche. Un vieillard mesure un bloc de marbre, deux laboureurs conduisent leurs bœufs, près du joug placé à terre un mineur se repose, le pic à la main.

Côté nord. Cinq voussures.

Orphée et Eurydice. — Toile d’angle marouflée. — H. 3 '”,90. — L. à la base, 4"’,3S. — L. au sommet, im,5o. — Par M. Paul Baudry.

Trois figures.

A gauche, Orphée, sa lyre brisée à ses pieds, le genou droit à terre, étend les bras en implorant Mercure.

A droite, Eurydice, que la vie qui commençait à renaître abandonne déjà, semble s’évanouir et va tomber en arrière, soutenue du bras droit par Mercure qui, le caducée dans la main gauche, rappelle à Orphée l’arrêt de Pluton.

Cerbère hurle à l’entrée des enfers. Au fond, on aperçoit Ixion sur sa roue, des ombres drapées dans leur linceul, la barque de Caron.

Orphée et les Ménades. — Toile marouflée. — H. 3"’, 90. — L. 4"’, 3 3. — Par M. Paul Baudry.

Onze figures.

Orphée mort est étendu à terre ; sa lyre est brisée. A gauche, une ménade lui appuie la main droite sur la face et va le frapper de la faucille qu elle tient de la main gauche. Une autre ménade, vue de dos, danse en recourbant le thyrse; une troisième joue du tambour de basque.

A droite, une ménade, brandissant le poignard de la main gauche, tire violemment une corde nouée au coude

du bras gauche d’Orphée. Une autre entraîne le corps par un lambeau de draperie. Une ménade, vue de dos, la tète renversée, joue du tambour de basque, une quatrième accourt, menaçante, les bras élevés au-dessus de sa tête.

Au fond, dansent deux nymphes chasseresses; une autre, l’arc à la main, poursuit un cerf. Deux biches fuient dans le lointain.

Le Jugement de Pâris. — Toile marouflée. — H. 3'", 90. — L. 41", 3 5. — Par M. Paul Baudry.

Sept figures.

A gauche, Pâris, assis, le menton appuyé sur la main gauche, tenant la pomme de la main droite, contemple les déesses.

Derrière lui se tient Mercure, regardant aussi les trois rivales. Aux pieds du berger Pâris est couché un chien levrier.

A droite, les trois déesses :

Vénus, au centre, retient de la main gauche l’Amour qui, vu de dos, achève de la dévoiler. Au-dessus de Vénus, une divinité ailée, tenant de la main gauche une palme, va placer de la main droite une couronne sur la tète de la déesse.

Pallas reprend ses vêtements; Junon, vue de dos, étend la main gauche vers Pâris avec un geste de menace ; le paon est auprès d’elle.

Fond de paysage.

Jupiter et les Corybantes. — Toile marouflée. — H. 3"', 90. — L. 4'", 35. — Par M. Paul Baudry.

Neuf figures.

A gauche, une nymphe accroupie tient Jupiter enfant dans ses bras. Une nymphe assise, tenant un tambour de basque, contemple le jeune dieu, dont le berceau vide est au milieu du tableau.

Un corybante, vu de dos, se dresse sur un pied, faisant retentir les cymbales; près de lui, la chèvre Amalthée.

A droite, un corybante, armé d’une cuirasse, frappe le tambour.

Quatre corybantes, armés de boucliers et de glaives, dansent la pyrrhique.

Marsyas. — Toile d’angle marouflée. — H. 3"\90.

— L. à la base, 4'", 3 5 . — L. au sommet, i'-Qo. — Par M. Paul Baudry.

Cinq figures.

Marsyas, sa flûte brisée à ses pieds, est déjà lié à l’arbre. A sa droite, un des Scythes, juge du combat, resserre ses liens de la main gauche, et tient le couteau de l’autre main. De l’autre côté, au premier plan, un Scythe accroupi, vu de dos aiguise son couteau.

A gauche, Apollon debout, de profil, le bras gauche appuyé sur sa lyre, tend vers Marsyas la main droite avec un geste de menace.

Un génie couronne Apollon.

Côté sud. Cinq voussures.

Saül et David. — Toile d’angle marouflée. — H. 3”, 90. — L. à la base, 4’", 3 v — L. au sommet, im, 50 ;

— Par M. Paul Baudry.

Cinq figures.

Saül, à demi couché dans sa tente, est soutenu d’un côté par une femme vue de dos (Michol), de l’autre par un jeune homme (Jonathas) tendant la main gauche vers David, qui, au dehors, à l’entrée de la tente, joue de la harpe.

Au pied du lit de Saül sont déposées ses armes.

Au fond, on aperçoit un camp. Un soldat est debout, la main appuyée sur son bouclier. Derrière les tentes, des palmiers.

Le Rêve de sainte Cécile. — Toile marouflée. — H. 3m,90. — L. 4m,3 5 . — Par Paul Baudry.

Sept figures.

A droite est couchée sainte Cécile, vêtue d’une robe de brocart. A terre, devant le lit, divers instruments de musique, un triangle, un organon, deux violes, un tambour de basque.

A gauche, trois anges ailés, debout, tournés vers la sainte, chantent en lisant l'hymne sacrée. Le premier ange a le bras gauche passé sur l’épaule de l’ange du milieu, qui bat la mesure de la main gauche, et tient de l’autre main le rouleau de musique que le troisième ange tient de la main gauche.

Sur des nuages trois anges jouent de la viole.

Au fond, derrière une balustrade, apparaît le ciel étoilé.

Les Bergers. — Toile marouflée. — H. 3"', 90. — L. 4m,3 3- — Par M. Paul Baudry.

Neuf personnages.

Un berger, assis au pied d’un arbre, joue de la flûte

de Pan. A droite, un berger l’écoute, debout, accoudé contre l’arbre. Une femme accroupie, vue de dos, trait une brebis; près d’elle, à terre, un chevreau, les pieds liés, est étendu sur le sol. C’est le prix destiné au vainqueur.

A gauche, quatre bergers écoutent. L’un, debout, tenant de la main gauche sa flûte appuyée sur la hanche; l’autre, assis, de profil ; le troisième, de face, derrière celui-ci ; le dernier assis à terre au premier plan, le g'enou droit replié dans ses mains jointes.

Au fond, à gauche, un berger joue de la musette ; un autre l’écoute.

L’Assaut. ■ — Toile marouflée. — H. 3"', 90. — L. 4m, 3 5 . — ParM. Paul Baudry.

Treize 'figures.

Un chef d’armée, au front sévère, s’avance achevai. A droite, plane une divinité ailée qui semble crier : en avant!

Trois guerriers, armés l’un d’une lance, l’autre d’une épée, le troisième du bouclier et du glaive, s’élancent au combat.

L’un d’eux, celui du milieu, est saisi et menacé par un ennemi. Deux guerriers ennemis sont couchés à terre.

A gauche, deux guerriers sonnent de la trompette. Un autre porte des insignes, une Victoire ailée. Un quatrième, à cheval, déploie un étendard.

Salomé. — Toile d’angle marouflée. — H. 3™, 90. —

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