‹ Le nouvel Opéra de Paris (volume 3)Chapitre 53 sur 55 · PLAFOND · texte numérisé non relu

PLAFOND

Au-dessous de l’entablement, chacun desquatre grands tympans de la salle est orné de deux Renommées dorées, les ailes étendues. Entre elles est placé un cartouche; une riche guirlande passe derrière les deux femmes, et pend en plein relief au milieu et de chaque côté.

Tympan nord-ouest.

Renommées. — Hauts reliefs. — Plâtre. — H. 4 mètres. — Par M. Hiolle (Ernest-Eugène) .

Figure de droite.

Demi-nue, la tète tournée à gauche. De la main gauche, elle tient une trompette; de la main droite, la marotte de la Folie.

Figure de gauche.

Presque nue, la tète tournée à gauche. De la main

mai

droite, elle tient une trompette ; de la main gauche, un tambour de basque.

Sur le cartouche est écrit : OPKHZTIKH.

Tympans nord-est.

Renommées . — Hauts-reliefs. — Plâtre. — H. 4 mètres.

— Par M. Barthélémy (Raymond).

Figure de droite.

Demi-nue, la tête tournée à droite. De la main gauche, elle tient une trompette ; de la main droite, un style et un rouleau sur lequel on lit : Sophocle, Eschyle. Figure de gauche.

Demi-nue, la tète tournée à gauche ; une étoile au front. Delà main droite, elle tient une trompette; de la main gauche, une lyre.

Sur le cartouche est écrit : rTOIH2l2.

Tympan sud-est.

Renommées. — Hauts-reliefs. — Plâtre. — H. 4 mètres.

— Par M. Mercié (Michel-Louis- Victor).

Figure de droite.

Presque nue, la tète tournée à droite. De la main gauche, elle tient une trompette ; de la main droite, le marteau et le ciseau.

Figure de gauche.

Presque nue, la tête tournée à gauche. De la main droite, elle tient une trompette ; de la main gauche, une palette et des pinceaux.

Sur le cartouche est écrit : ZKHNOTPAOIA.

Tympan sud-ouest.

Renommées. — Hauts-reliefs. — Plâtre. — H. 4 mètres. — Par M. Samson (Justin-Chrysostome).

Figure de droite.

Demi-nue, la tète tournée à droite. De la main gauche, elle tient une trompette ; de la main droite, une flûte de Pan.

Figure de gauche.

Demi-nue, la tête tournée à gauche. De la main droite, elle tient une trompette; de la main gauche, un triangle.

Sur le cartouche est écrit : MOY2IKH.

L’entablement soutient un couronnement composé de douze œils-de-bœuf ornés de grilles en forme de lyre, et de douze panneaux à jour également grillés. Les œils-de-bœuf sont surmontés de Tètes modelées par MM. Walter et Bourgeois, et représentant :

Iris,

Pandore,

Daphné,

Amphitrite,

Psyché,

Clytie,

Hébé,

Thélis,

Galatée,

Flore,

Pomone,

Aréthuse.

Hauts-reliefs.

— Plâtre. — H. om,6o. —

MM. Walter (Joseph-Adolphe-Alexandre), et Bourgeois (Henri-Maximilien).

Au-dessus de ce couronnement, la coupole se compose d’une large voussure formée de vingt-quatre panneaux de cuivre, sur lesquels est peint le plafond de la salle.

Les Muses et les Heures du jour et de la nuit. — Peinture sur cuivre. Ce plafond est formé par une zone circulaire entourant la cage du lustre ; la circonférence extérieure de cette zone est de 53'n,6o; la circonférence intérieure mesure i8m,8o de développement et sa largeur est de ^éo. — Par M. Lenepveu (Jules-Eugène).

Soixante-trois figures.

Dans l’axe de l’ouverture de la scène, au milieu d’une vive clarté qui détermine les lumières et les ombres de toute la composition, apparaissent au loin les chevaux qui guident le char du Soleil. On aperçoit l’extrémité du timon.

Entre les deux chevaux de gauche, un génie ailé tient une lyre ; au-devant des chevaux, un autre s’élance, une palme dans la main gauche, un flambeau dans la main droite.

Plus haut, l’Aurore demi-nue, drapée de rose, écarte des voiles roses dans les replis desquels se jouent six génies aux ailes bleues, groupés deux à sa droite, quatre à sa gauche.

A gauche, cinq femmes s’élèvent dans l’air en se donnant la main. La plus haut placée, très cambrée, vue de dos, la tête renversée, répand des fleurs ; elle est drapée de rose. Celle du milieu est drapée de bleu.

De chaque côté du char du Soleil, sur un plan plus rapproché, sont groupées les Muses.

A droite, sur un nuage sombre, Clio, vêtue d’une draperie bleu foncé, tient d’une main la trompette, de l’autre les tablettes de l’histoire. Uranie, vêtue de bleu céleste, tient un compas et mesure une sphère. Thalie tient, de la main gauche, le masque comique, et, de la

main droite, les verges de la satire. Euterpe, assise sur un nuage, joue de la flûte. Erato, drapée de rose, s’élance dans l’espace, une lyre dans la main gauche ; un Amour, la tenant embrassée de la main droite, laisse tomber des fleurs sur la lyre. Erato donne la main à Terpsichore qui, dans une attitude de danse, fait voler autour d’elle un voile transparent.

A gauche du char du Soleil, sur des nuages sombres, est assise Polymnie, couronnée de lauriers. A côté d’elle, dans l’ombre, se tient Melpomène, vêtue d’une tunique rouge ; une draperie bleu foncé, agitée par le vent, au-dessus de sa tète; un sceptre dans la main gauche, un poignard dans la main droite, elle regarde fixement devant elle ; à ses pieds, dans une chaudière, des substances magiques s’enflamment et éclairent d’une lueur sinistre cette partie de la composition. Deux hiboux se tiennent auprès de la chaudière.

Au-dessus, dans le ciel lumineux, Calliope, vêtue de blanc, sonne d’une trompette qu’elle tient de la main gauche, et tient une couronne de la main droite.

Plus à gauche, dans le haut, deux génies aux ailes bleues transparentes se jouent et tiennent la marotte de la Folie, l’un de la main droite, l’autre de la main gauche.

Au-dessous, trois enfants ailés s’enlèvent, enlacés, au milieu d’une draperie rouge ; l’un, de la main gauche, tient le thyrse sur l’épaule, et, de la droite, élève une coupe de cristal qu’un autre génie emplit de vin, de la main gauche, pendant que sa droite laisse échapper deux dés. L’enfant du milieu tient, de la main droite, le double masque tragique et comique, et, de l’autre main, saisit la taille du premier enfant.

Au bord de cadre, deux oiseaux passent, les ailes déployées. Un Amour, l’arc tendu, prêt à lancer la flèche, vise l’un d’eux.

Du côté opposé à l’ouverture de la scène, sont réunies les douze heures de la nuit. Trois femmes groupées, personnifiant l’orchestre, jouent de divers instruments. L’une, vêtue de bleu, la tête couverte d’un casque dont une chimère ailée orne le cimier, tient la trompette de la main droite, et semble sonner la charge, pendant que sa main gauche fait retentir les timbales.

Une autre, drapée de jaune, le front ceint de pampres, tient, de la main gauche, le tambour de basque, de l’autre un chapeau chinois.

A sa gauche, une femme demi-nue, drapée de rouge, tient une harpe antique dont le corps représente le sphynx égyptien. Un Amour l’embrasse au front; un autre, en se jouant, fait vibrer une des cordes de la harpe. Deux Amours jouent, l’un des cymbales, l’autre du cor de chasse.

Au-dessus de ce groupe, neuf femmes enlacées l’encadrent dans une courbe harmonieuse. La première, à droite, et la plus rapprochée, fait vibrer les cordes de la harpe égyptienne ; les autres s’enlèvent et s’éloignent progressivement, dans une ronde fantastique ; l’une des dernières se renverse en arrière, en se tordant les cheveux d’un geste désespéré.

Très loin, un cerf s’élance ; deux chasseurs, à peine visibles, le poursuivent.

Du côté droit de la salle, entre ces groupes et les Muses, Vénus, nue, est mollement couchée sur des nuages. Ses colombes sont à ses pieds. Un Amour lui pré-

sente un miroir ; un autre, sur les genoux duquel elle s’est accoudée, lui ceint le front d’une branche fleurie de myrte. A sa gauche, six Amours jouent de la flûte, de la mandoline, du violon, du triangle, de la double flûte et de la guitare.

Derrière Vénus, flotte une draperie de pourpre.

A sa droite, un enfant se joue dans l’air, portant sur la tête une corbeille ronde, pleine de fleurs. Audessous de la corbeille, se jouent deux Amours.

Au-dessous, trois enfants. L’un offre, de la main droite, un coffret précieux, et de l’autre, un collier de perles à Vénus. Un autre présente un diadème à la déesse. Le troisième ne montre que sa tète.

Plus à gauche, se retrouve le groupe des Muses que nous avons déjà décrit en commençant.

Le grand lustre central, de trois cent quarante lumières, modelé par M. Corboz, a été fondu et ciselé par MM. Lacarrière, Delatour et C“.

Les voussures des quatrièmes loges ont été peintes par MM. Rubé et Chaperon; les trophées dont elles sont ornées ont été composés par M. Poinsot.

Les ornements des balcons et du plafond de la salle ont été exécutés par M. Corboz.

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