FOYER DE LA DANSE
Le foyer de la danse est situé derrière la scène. Il n’est pas ouvert au public ; toutefois, d’après les usages de l’Opéra, les abonnés des trois jours de la semaine y sont admis.
Le foyer est orné, de chaque côté, de six colonnes cannelées en spirale. Les deux premières et les deux dernières, à droite et à gauche, sont accouplées. Du côté de la scène, le foyer est entièrement ouvert. Le fond est revêtu de glaces dans toute son étendue. A droite et à gauche, sont placés, dans un riche encadrement, quatre panneaux allégoriques. Les tètes qui surmontent ces panneaux ont été modelées par M. Chabaud. Elles représentent les traits de quatre danseuses de l’Opéra, M"'s Eugénie Fiocre, Léontine Beaugrand, Annette Mérante, et Blanche Montaubry.
Côté ouest.
La Danse guerrière . Toile marouflée. — H. 2'", 90. — L. i"‘,70. — ■ ParM. Boulanger (Gustave-Rodolphe).
Trois figures.
Trois guerriers, vus de face, armés du bouclier et du glaive, la tète couverte d’un casque, dansent la pyrrhique. Le guerrier du milieu, chaussé de cothurnes, est
?6o LE NOUVEL OPÉRA DE PARIS.
couvert d’une demi-cuirasse formée d’écailles d’or ; son casque est surmonté d’une chimère. La cuirasse de buffle du guerrier de gauche est ornée d’une tète de méduse.
La Danse champêtre. Toile marouflée. — H. 2'", 90. — L. i'”,70. — Par M. Boulanger (Gustave-Rodolphe).
Trois figures.
Trois femmes demi-nues dansent, formant une ronde gracieuse et tenant, au-dessus de leurs têtes, une guirlande de fleurs. La femme de gauche, vêtue d’une draperie bleue transparente, se cambre, la tête renversée ; elle tient élevée, de la main gauche, la guirlande que tient, de la main droite, la femme du milieu. Celle-ci, par un geste pudique, retient, de la main gauche, une draperie blanche. La danseuse de droite, à demi-nue, vue de profil, vêtue d’une draperie blanche, tient, de la main gauche, la guirlande de fleurs.
Au-dessus du premier de ces panneaux est inscrit, dans un médaillon, le nom de Noverre ; au-dessus du second, le nom de Gardel, chorégraphes et maîtres de ballets de l’Opéra, à la fin du xviu* siècle.
Côté est.
La Danse bachique. Toile marouflée. — H. 2"’, 90. — L. U", 70. — Par M. Boulanger (Gustave-Rodolphe).'
Trois figures.
Une bacchante demi-nue, le thyrse dans la main droite, laisse échapper la coupe et chancelle, la tête renversée, la jambe gauche fléchissant en arrière.
A gauche, une bacchante demi-nue joue avec un
serpent qu’elle tient des deux mains, d’un geste énergique et qui se replie derrière elle.
A droite, un faune, vu de face, la figure riante, danse en agitant le tambour de basque.
La Danse amoureuse. Toile marouflée. — H. 2'", 90. — L. i™,70. — Par M. Boulanger (Gustave-Rodolphe).
Trois figures.
Au milieu, danse une femme, vue de face, à demi vêtue d’une légère draperie, la taille serrée dans un corsage de brocart. Le corps cambré à droite, la tête penchée, elle lève le bras droit et donne la main à la femme de gauche, vue de dos, vêtue d’une draperie rose que retient une guirlande de fleurs tressée en ceinture. A droite, un homme danse, la flûte de Pan dans la main droite; il se penche et embrasse sur le front la danseuse du milieu, pendant que, de la main gauche, il saisit au vol un papillon.
Au-dessus du premier de ces panneaux est inscrit, dans un médaillon, le nom de Mazilier ; au-dessus du second, le nom de Saint-Léon, maîtres de ballets et chorégraphes de l’Opéra, de nos jours.
Au-dessus des colonnes, règne une large et riche voussure ornée de lyres qui s’y découpent en plein relief, et de vingt statues d’enfants encadrant des médaillons où sont reproduits, en buste, les portraits des plus célèbres danseuses de l’Opéra, depuis son origine.
Vingt Enfants. — Statues. — Plâtre. — H. 2 mètres. — Par M. Chabaud (Louis-Félix).
Ces enfants, portant divers attributs, sont placés dans
l’ordre suivant, à partir du médaillon du centre, au-dessus de l’entrée du foyer :
Le premier et le onzième, ayant des cornes et des oreilles de satyre, jouent de la musette. Une gourde est pendue à leur cou.
Le deuxième et le douzième jouent de la flûte. Ils ont également les cornes et les oreilles du satyre.
Le troisième et le treizième jouent des cymbales.
Le quatrième et le quatorzième tiennent un bouclier et un glaive.
Le cinquième et le quinzième tiennent une mandoline. Ils ont des ailes de papillon.
Le sixième et le seizième portent l’épieu et la trompe de chasse.
Le septième et le dix-septième tiennent la trompette de la main droite, et le glaive de l’autre main.
Le huitième et le dix-huitième jouent d’un instrument à archet.
Le neuvième et le dix-neuvième jouent de la harpe.
Le dixième et le vingtième jouent du violon.
La série des vingt médaillons ovales renfermant des portraits de danseuses commence au-dessus de l’entrée du foyer de la danse, et c omprend, en allant de gauche à droite, les portraits suivants :
Mademoiselle de La Fontaine (1681-1692). — Médaillon. — Toile marouflée. — H. im,20. — L. o™,8o. — Par M. Boulanger (Gustave-Rodolphe).
En costume de théâtre, d’après un dessin conservé aux Archives de l’Opéra et provenant de la vente Soleirol.
Mademoiselle Subligny (1690-1705). — H. i"',20. — L. om,8o. — Par M. Boulanger (Gustave).
Elle est en costume de théâtre avec les mouches, d’après la gravure de Bonnart (Robert-François).
Mademoiselle Prévôt (Françoise) (1705-1730). — Médaillon. — Toile marouflée. — H. im,2o. — L. om,8o. — Par M. Boulanger (Auguste).
Elle est en costume de théâtre, d’après le portrait original de Raoux (Jean), conservé au Musée de Tours.
Mademoiselle Salle' (1721-1740). — Médaillon. — Toile marouflée. — H. im,20. — L. om,8o. — Par M. Boulanger (Gustave).
Elle est en costume de théâtre, d’après le portrait de Lancret (Nicolas).
Mademoiselle Camargo (Marie-Anne Cuppi) (172.6- ! y ^ 5 ) . — Médaillon. — Toile marouflée. — H. i”',20. — L. om,8o. — Par M. Boulanger (Gustave).
Elle est en costume de théâtre, d’après le portrait de Lancret (Nicolas).
Madame Vestris (Marie-Thérèse-Françoise) (175 1 — 1767). — Médaillon. — Toile marouflée. — H. i'",2o. - — L. om,8o. — Par M. Boulnager (Gustave).
Elle est représentée en costume de^théâtre.
Mademoiselle Guimard (Marie-Madeleine). — (1762- 1789). — Médaillon. — Toile marouflée. — H. i”,20. — L. om,8o. — Par M. Boulanger (Gustave).
Elle est en costume de ville, d’après la gravure de Perreau, reproduisant un pastel du temps.
Mademoiselle Heinel (1768-1781). — Médaillon. —
Toile marouflée. — H. i"’,20. — L. ora,8o. — Par M. Boulanger (Gustave).
Elle est représentée en costume de théâtre.
Madame Gardel (Marie-Élisabeth- Anne Houbert) (1786-1816). — Médaillon. — • Toile marouflée. — H. in,,2o. — L. om,8o. • — Par M. Boulanger (Gustave).
Elle est représentée en costume de théâtre.
Mademoiselle Clotilde (Clotilde-Augustine Malfleurais) (1793-1819). — Médaillon. — Toile marouflée. — H. im,2o. — L. 0"',8o. — Par M. Boulanger (Gustave).
Elle est en costume de ville, d’après le portrait gravé en tête de V Annuaire dramatique de 1808.
Mademoiselle Bigottini (Emilie- Jeanne-Marie-Antoinette de la Wateline (1801-1823). — Médaillon. — Toile marouflée. — H. 1,20. — L. om,8o. — ParM. Boulanger (Gustave).
Elle est en costume de ville, d’après le portrait lithographié de Vigneron (Pierre-Roch) (collection du Corsaire) .
Mademoiselle Noblet (1817-1842). — Médaillon. — Toile marouflée. ■ — H. im,20. — L. on>,8o. — Par M. Boulanger (Gustave).
Elle est en-costume de ville, d’après le portrait lithographié de Grevedon (Pierre-Louis, dit Henri).
Madame Montessu (Pauline) (1821-1836). — Médaillon. — Toile marouflée. — H. im,2o. — L. o»',8o. — Par M. Boulanger (Gustave).
Elle est en costume de ville, d’après le portrait lithographié (d’après nature), par Vigneron (Pierre-Roch).
Mademoiselle Julia (1823-1838). — Médaillon. — Toile marouflée. — H. im,20. — L. om,8o. — Par M. Boulanger (Gustave).
Elle est en costume de ville, d’après le portrait lithographié de Deveria .
Madame Taglioni (Marie) (1828-1837). — Médaillon.
— Toile marouflée. — H. im,20. — L. om,8o. — Par M. Boulanger (Gustave).
Elle est représentée en costume de ville.
Mademoiselle Duvernay (1832-1837). — Médaillon.
— Toile marouflée. — H. im,20. — L. om,8o. — Par M. Boulanger (Gustave).
Elle est en costume de théâtre espagnol, d’après la lithographie anglaise de Lewis, 1837.
Mademoiselle Elssler (Fanny) (1834-1841). — Médaillon. — Toile marouflée. — H. in’,20. — - L. o'",8o. — Par M. Boulanger (Gustave).
Elle est en costume de théâtre espagnol, rôle de la Gypsy, d’après le portrait lithographique de Grevedon (Pierre-Louis, dit Henri).
Mademoiselle Carlotta Gnsi (1841-1849)- — Médaillon. — Toile marouflée. — H. im,2o. — L. o"',8o. — Par M. Boulanger (Gustave).
Elle est en costume de théâtre, dans le rôle de Gi-
selle.
Madame Cerrito (Francesca, dite Fanny) (1848-1835). — Médaillon. — Toile marouflée. — H. im,20. — L. 0T80. — Par M. Boulanger (Gustave).
Elle est en costume de théâtre, dans le rôle de
Gemma , d’après le portrait lithographique d’Henry Emy.
Madame Rosati (Caroline) (1854-1859). — Médaillon. — Toile marouflée. — H. im,20. — L. om;8o. — Par M. Boulanger (Gustave).
Elle est représentée en costume de ville, d’après le portrait lithographié de Pinçon.
Au-dessus de la voussure que nous venons de décrire, le plafond est orné de caissons entourés de guirlandes de grelots et de fleurs, et encadré par une seconde voussure représentant un ciel d été, dans lequel des enfants ailés poursuivent des oiseaux et des papillons. Cette voussure est divisée en quatre parties.
Voussure. — Toile marouflée. — H. 4 mètres. — L., cotés nord et sud, 9 mètres ; côtés ouest et est, 12 mètres. — Par M. Boulanger (Gustave-Rodolphe).
Côté ouest. — Première partie.
Dans un ciel bleu, deux éperviers, un Amour poursuivant des papillons.
Côté nord. — Deuxième partie.
Un Amour sur le dos d’une cigogne. Oiseaux de mer.
Côté est. — Troisième partie.
Un paon, un perroquet, un lophophore, une hirondelle, deux Amours poursuivant des papillons, une autre hirondelle, deux pigeons, un canard sauvage.
Côté sud. — Quatrième partie.
Deux Amours poursuivant des papillons; une hirondelle, deux kakatoès, une pie.
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