INTÉRIEUR
MESTIBULE SO
En pénétrant dans le vestibule dela façade prineipale, dônt'le sol est revêtu d’un dallage à grands compärtiments, le public aperçoit, en face, quatre 'statues assises, représentant quatre compositeurs des écoles française, italienne, ‘allemande et anglaise” Chacun d’éux porte le costume de son temps. Au-dessus de ces'statues sont sculptées les armes de la ville natale de chaque compositeur.
129 °Ces figures devaient être exécutées en marbre ; pour le moment, c’est le modèle en plâtre qui ésti mis) en
place.
Rameau. — Statue. — Plûitre. — H,, 1",90. — Esoduwsocle, 1,204 — Par M: Arrasseur (Jean-Jules).
"ASsis, de face, drapé dans un manteau retombant sur les genoux, il lit le manuscrit du Traité de l’Harmonie, qu'il tient de la maim gauche. Le coude gauche est appuyé sur le bras du fauteuil. La main droite, FOUR sur le bras du fauteuil, tient une plume. EE 77" Sous le fauteuil, à droite, des partitions, un cher; à A oAueues un violon, des lauriers.
Lulki.— Statue. — Plâtre, 7H, :1",0901! 2 «P/'duù socle, 1,20, —— Par M. SCHŒNEWERK (Alexandre).
Assis, de face, le regard haut, inspiré, la main droite sur le genou gauche, la jambe droite repliée en arrière,
“il'tiéhtun manuscrit dans la‘main gauche. Le bras gauche
‘ést accoudé sur un volume manuscrit, posé sur le fatu-
teuil; on y lit les titres des principaux opéras de’ Tai :
Alcèsté, Thésée, Roland, Armide. | Sur le sol, à droite, des manuscrits.
Gluck. — Statue. — Plâtre. — H}, 7,90. —'L. és socle, 1,20: — Par M. CaVELIER (Jüles-Piérré)!
Assis, de face, vêtu d’une pelisse fourrée, la jambe gauche un peu.en.arrière. De 1a main gauche, il tient un manuscrit appuyé, sur le genou gauche. La main droite, levée, tient la plume. La tête levée, le regard Far la droite, il. semble chercher une inspiration. |
A: gauche, sur le socle, une lyre et des couronnes ;
sousle fauteuil, des partitions.
Haendel..= Statue. — Plètre., — H:, 1°,90.—;L. du socle) 41",20, = Par M .:SaLMson (Jean-Jules).;, :,,,,..
Assis, de face, la jambe droite repliéé, le coude gauche au bras du fauteuil, iltourne la tété vers la gauéhe. | Le bras droit levé, tenant la plume de la main droite, il
semble saisir une mélodie et se préparer à l’écrires Sous le fauteuil, d’un côté, une lyre et‘des lauriers ; de l’autre, la partition du Messie. 99° 90
En face de chacune de c6$ statues, ‘un groupe de lanternes repose sur des gaînes de marbre de Beÿrède-
De chaque côté de ce vestibule, on en trouve un autre, de forme octogonale, communiquant avec les gale- .ries latér ales et dont les motifs de sculpture décorative
ont été exécutés par M. HURBN. 11919
Par, chacune des baies du yestibule principal, dix marches, .en marbre vert de Suède, donnent accès à un second vestibule, destiné au service du contrôle, orné de huit panneaux décorés de plaques en marbre de Sarrancolin, et sculptés par MM. KnerH et CHABAUDA
De là, on voit en face de soi le grand escalier. 1h .1Les spectateurs, qui sont descendus de voiture sous le pavillon,est, arrivent au même point par un autre chemin. | Après avoir traversé une galerie close, où uné’double Série de portes intercepte les courants d'air, ils pénètrent dans un vaste vestibule circulaire, situé juste au-dessous “de la salle.
La voûte de ce vestibule est supportée par seize colonnes cannelées, en piérre du Jura, ornéés dé chapiteaux en marbre blanc d'Italie, qui forment tout autour un portique garni de bancs.
Le centré dela voûte est occupé par \un zodiaque, entouré de douze têtes rappelant les signes du Zodiaque, .et de quatre têtes rappelant les quatre points cardinaux. Le, tout.est sculpté par M. CHaBau».
Une. inscription, circulaire, dont les lettres enlacées semblent au premier aspect former des arabesques, con-
tient, le nom de l’architecte et les dates de la construction derlédifice. k
Aumilieu du vestibule est placée une statue > dont ile
de est'entouré d’un divan. | CNT
Mercure. — Statue. — Plitré bronzé. 2H. ne —
Je DurET (Francisque).
Mercure, posé sur la jambe droite, la gauche appuyée
sur un petit tertre, tient de la main gauche une lÿre que la main droite vient de faire vibrer.
À gauche de ce vestibule, trois galeries mènent au grand escalier.
Les galeries de droite et de gauche aboutissent aux premières rampes, qui, par vingt marches, conduisent à la hauteur du vestibule du contrôle. à __ La galerie du milieu aboutit au-dessous de la voüte du palier central du grand escalier. Là, au milieu d’un bassin d’où s’élancent en branches recourbées des appareils d'éclairage, est placée sur un trépied qui baigne dans le bassin :
LalaPythonisse. +-;Bronze.:—, EH; totale avec le trépied) 2,90. — Par MarceLLo (pseudonyme. de la duchesse CoLoNNA DE CASTIGLIONE).
A la base du trépied s’enroulent des serpents.
La Pythonisse, assise, demi-nue, la jambe droite raménée sous la gauche pendante, se penche, en s'appuyant “sur le bras droit posé en arrière, à l'angle du trépied. Elle regarde à droite, le bras gauche tourné en dedans, la main ouverte par un geste défensif. Des serpents s’éhroulent dans sa chevelure inculte. ea
Les marches du grand escalier sont de marbre blanc de Serravezza; elles sont bordées par une balustradé én onyx, dont les deux cent vingt-huit balustres, en marbre rouge antique, reposent sur des socles de marbre vert de Suède. Les voûtes du palier central et les colonnes qui
LA
les soutiennent, construites en pierre de l Échaillon, sont ES d’attributs et d’ornements divers, au milieu de délicates arabesques.
À la hauteur du vestibule de la façade, [a rampe centrale de l'escalier aboutit à un palier qui donne accès par une porte monumentale aux. baignoires, à l’amphithéâtre et à l'orchestre, puis, par les rampes latérales, à l'étage des premières loges et du foyer. | , Aux abords de la rampe centrale sont placées, de chaque côté, des figures décoratives supportant des appareils d'éclairage.
Côté ouest.
Figures décoratives. — Groupe. — Galvanoplastie. — H ,:2",60. =: Diam du socle, o",90: — Par M: CARRIER- BezLeuse (Albert-Ernest).
Trois figures.
Au centre une femme demi-nue tient sur la tête, de la main gauche, un lampadaire à six branches, de quatre lumières chacune. De la main droite, placée à la hauteur de: la hanche, elle tient un faisceau de sept lumières. Devant elle, une femme demi-nue, vue de dos, assise sur le socle, la tête tournée à droite, tient de la main droite une coupe d’où sort un autre faisceau de sept lumières, qui se trouve à la même hauteur que le premier; de la main gauche, qui tient une couronne, elle s’appuie sur le, socle. Une draperie, retenue par une riche ceinture d’orfé- .vrerie, couyre la, jambe droite et retombe sur l’onyx du piédestal, Derrière, un enfant nu, courant, le pied droit à terre, tient de la main gauche un faisceau de sept lumières.
Côtérest, Figures décoratives. — Galvanoplastie. — H., 2",60. — Diam. du socle, 0",90. — Par M. CarRIER-BELLEUSE
(Albert-Ernest).
Au centre, une femme demi-nue tient sur la tête, de la main droite, un lampadaire à six branches, de quatre lumières chacune; de la main gauche, elle tient un faisceau de sept lumières. Devant elle, une femme assise, de face, la tête tournée à gauche, tient, de la main droite. levée, un faisceau de sept lumières, qui se trouve à la même hauteur que le premier; elle s’appuie de la main gauche Sur un tambour de basque, posé sur le socle; la jambe gauche, nue, estrepliée sous la jambe droite, couverte d’une draperie qui retombe sur le socle ; le pied, nt; est pendant: Par derrière, unenfanñt nu, dansant, cambré à droite, tient‘de la main gauche ‘un faisceau de sept'lumières} et, ‘de ‘la.main droïte,/ relève la draperie dé- Le” figure centrale. er
La porte monumentale du ‘palier ‘central, exécutée avec des:marbres précieux. est décorée dé deux’ caria£01 tides, qui soutiennent un fronton au-dessus duquel deüx °° enfants, en marbre blanc, s'appuient sur les armés ‘della
Ville de Paris: HY M 1$q Côté ouest.
La Tragédie. = Statue. + Marbre et bronze. —
DIi À 4
E., 2",60. — L. du socle, 0";70. — Par M. THomas (Gabriel-Jules).
Le corps est :enbronze; :lest draperies-sont!en° marbre. La tête est ceinte d’un diadème doré :2le$ bras!"
sont nus; le bras droit, accoudé sur la base de l’une des grandes colonnes de l'escalier, tient une épée à lame argentée, la pointe appuyée sur le soubassement de la colonne; la main gauche est posée à la hanche, le poing fermé. Un masque tragique est placé sur le soubassement: La tunique et la robe sont de marbre vert de Suède; le manteau et la chlamyde, de marbre jaune. La jambe droite, nue depuis le genou, s’appuie à droite sur le pied fléchi. La ceinture et le cothurne sont dorés.
Côté est:
. Læ Comédie. — Statue. —, Marbre et bronze, , — H.,,2",60:,-, L:,.du.socle 0,30: — ÆPar M: :Enomas (Gabriel-Jules).
Le corps,est en bronze, les draperies sont en:marbre. La tête, dont les cheveux sont, nattés, est:couronnée dé lauriers, dorés... La main! droite, ouverte, repose::sur: lai hanche. La main gauche, relevée, tient une härpe dorée, appuyée. sur le, soubassement, de la-colonne voisine. La robe;et.la,tunique sont dé marbre jaune; la chlamyde est ;: de marbre, vert de. Suède; les sandales sont dorées p
Les .bronzes ide ces deux cariatides ont été exécutésupar M. Carisrorce. La marbrerie, comme toutercellé de! l'escalier, à été faite par MM. DrouET et Lozier.
Au-dessus du fr onto, que supportent les deux: Cariatides que nous YEnons de décrire :
eAMOH Enfants. — Statues. — Marbre. — Hauteur totale aveg-le;blason rauxarmeside la Villede Paris;117,502 — Par M4 Jules:THomss:bs | 2) € 1 .91disft
298 LE NOUVEL :OPÉRA DE PA RISe
Ces-enfants, au nombre de deux, soutiennent d’un bras la couronne murale; l’autre bras tient l’écussoni décoré des-armés de la Ville de Paris.
Au premier étage, tout autour dela, cage, de Lena lier, s'élèvent trente colonniés monolithes de marbre Sarrancolin, aux bases et aux chapiteaux en. marbre blanc de Saint-Béat. Du côté de l’avant-foyer, ces colonnes sont. accouplées par groupe de quatre; Sur les autres faces, elles sont accouplées par deux, et, au, droit, de chaque colonne, sur le mur correspondant, est placé un pilastre en marbre fleur de pêcher, ou en brèche violette. Ces colonnes et ces pilastres soutiennent les archivoltes dés arcades de la voûté.
Autour de la cage de l'escalier, devant.le pe ment de chaque groupe de colonnes, sont placés des candélabres portant cinq lumières.
La voüte est percée de douze Pénétrations en forme d’arcades, correspondant aux arcades inférieures. Les têtes d'enfants des tympans des arcades ont été sculptées par M. CHagBaup (Louis-Félix), qui a également sculpté les huit têtes des dessus de portes, représentant des que d'habitants des quatre parties du monde.
| L’entre-colonnement qui, du côté du foyer, s’ouvre
jusqu’à la hauteur des arcades, est, sur les autres faces, relié par des balcons qui correspondent à chacun des étages de la salle. Au premier étage, ils avancent sur la cage de l'escalier, par un encorbellement dont les balustres de spath-fluor, et les dés, de marbres divers, supportent une rampe en onyx d'Algérie. Au second et au troisième étage, ces balcons sont en bronze; au-dessus, ils sont en marbre de Campan etien pierre de. Saint-Ylie, .etisuppor-
tent des pots à feu éclairant la partie supérieure de l’escalier.
Les sculptures de la partie inférieure de l’escalier ont été exécutées par M. CorBoz ; à partir du niveau des premières loges, elles sont de M. CHoisezar (Ambroise).
La voûte, percée d'une lanterne qui, pendant le jour, suffit à éclairer toutes les parties de l’escalier et permet d'en apprécier toutes les splendeurs, est: décorée de quatre grands caissons représentant des sujets allégoriques.
Côté nord :
Le Triomphe d’Apollon: — "Toile marouflée.. — H. 5. — L. à la base : 15. — Au sommet : 4%, = Par Pizs (Isidore-Alexandre-Auguste).
Trois figures.
Apollon, le carquois sur l’épaule, est debout sur son char, trainé par quatre coursiers qui occupent toute la partie gauche de [a composition. Derrière le dieu, on ‘aperçoit le disque enflammé du soleil.
Au centre, une femme ailée planant au-dessus d’Apollon, le couronne de la main gauche, et tientla trompette de la main droite.
‘ A‘droite, une pythonisse vêtue d’une draperie bleu foncé, la main droite au front, d’un geste inspiré, tient ‘le livre du destin ouvért sur ses genoux. À ses pieds sont ‘déposés d’autres livres, le masque tragique et le masque comique. À sa droite fume le trépied de Delphes, près
duquel se dresse le serpent symbolique.
Côté est :
Minerve combattant la force brutale devant Olympe
réunt. — Toile marouflée. — H, $%::— L. à,lai baser: 15". — Au sommet: 4%.— Par Pirs (Isidore:Alexandre-Auguste).
Dix-huit figures.
À droite, une divinité ailée, drapée de ‘jauñe, couronne Minerve qui, personnifiant la lutte. de l’intellisence contre la force matérielle, fait reculer Neptune. armé de son trident. La déesse, la, tête couverte, du. casque d’or, revêtue de la cuirasse aux écailles d’or, tient avec un geste de menace la branche d’olivier de Ia main droite, et se couvre de légide de da! main gauche. Un olivier est à ses pieds; sur un: des rameaux se tient la chouette.
A côté de Neptune; Amphitrite, vue de‘dos;apparait au miheu des flots qui viennentise briser surlerivage où se tient Minerve. Plus loin un cheval marin s’enfuit,n:o!
À gauche, au premier plan, Vulcain, vu de dos, son marteau dans la main droite, est à côté de Vénus, debout, tenant un miroir de la main gauche. Près de Vénus, à sa droite, se jouent trois Amours, l’un sousison: bras à demi relevé, les deux autres voltigeant près de sartête:;l à sa gauche, l'Amour se tient debout, son carquoisà ses pieds ; derrière lui, sur le char d’où la déesse vient dedescendre, se tient le paon de Junon.
À gauche de Vulcain, un enfant tient un casque; audessous sont entassés des armes, un casque, unboucliér, une masse d’armes, des lances.
Au centre, entre Vénus et Minerve, Junon;: à demi vêtue d’une draperie bleue, offre l’ambroisie à -unraigle placé à sa droite. Mercure: est assis, le caducée dans la
ain droite. 1192914
DESIŒUVRES D'ART DE L'OPÉRA. 3o1
Plus loin, on aperçoit vaguement d’autres groupes dé divinités; au second plan, un dieu et une déesse; plus loin encore, trois figures dont l’une tient une lyre.
Côté sud:
Le” Charme de la musique. — Toile marouflée, — EE PU "à 14 base : #$°. 22" AüisOmmet : 4%. — Par “Pirs (Isidore-Alexandre-Auguste).
DU D-huit figures.
Au:centre; Orphée, latète radiée, jouant d’un instru-
iment à archet; charme:les animaux. Près de, lui une femme demi-nue, drapée de vert, s’appuie sur une urne, emblème des sources de l’harmonie.
Ho o:Untigre;-un lion se roulent aux pieds d’Orphée; plus loin,:unrpaon écoute ; Cerbère à la triple tête, à la queue ide dragon semble vouloirescalader le nuage sur lequel «Orphée est assis.
Agauche, l'Amour, versant à boire à un faune, per- ‘sonnifie la musique bachique.
se & La musique champêtre est représentée, par. une : fémme aux côtés de laquelle ‘est assis un: faune tenant un chalumeau.
Derrière eux un groupe de:trois femmes demi-nues, -dansant en se tenant par la main, représente la musique -de! danse: |
A gauche, dansle lointain, on aperçoit deux nymphes, dont lune tient un tambour de basque. Plus loin, une troi- “sième semble accourir,
A la droite d’Orphée, la musique guerrière, est re-
présentée par des chevaliers armés de toutes pièces, qui
s’avancent montés sur des chevaux bardés de fer. Au premier plan, un chevalier fait retentir la trompette. D’autres chevaliers le suivent, déployant des étendards ; le cortége se perd dans l'éloignement.
Côté ouest :
La Ville de Paris recevant le plan du nouvel Opéra. — Toile marouflée. — H, 5%. — E. à là base: 15". — Au
sominet : 4%,— Par Przs (Isidore-Alexandre-Auguste). Sept figures.
A droite, la Ville de Paris, représentée par une femme revêtue de la cuirasse, drapée de violet, est assise sur le vaisseau symbolique. L’écusson aux armes de Paris est à droite. Elle s’appuie de la maïn gauche ‘sur un glaive nu, et de la droite semble accepter le plan qui lui est présenté. |
A ses pieds est couchée üne femme demi-nue représentant la Seine ; des fruits, dés raisins, des fleurs, sont le symbole de la fertilité des régions qu’elle arrose.
À gauche, au premier plan, la Peinture, vue presque de dos, la tête de profil, vêtue d’une tunique blanche ét d’un manteau de pourpre, tient la palétte d’une main et le pinceau de l’autre. Derrière elle sont entassés des objets d'art, des armes, un bouclier, une hallebarde, un casque, des étendards. |
Au-dessus, une femme’ vêtue d’une tunique jaune, assise, tenant un livré ouvert sur ses genoux, le bras droit appuyé sur.une lyre, le masque tragique à ses pieds, personnifie l’alliance de la poésie et de la, musique.
Plus. à droite, une femme demi-nue, la Sculpture, tient le marteau dela main gauche, et.de la, main droite
DES ŒUVRES D'ART DÉVL'OPERA. 30} lastatuêtté d'or de Venus victrix, debout sur une sphère d'azur. A'ses pieds sont épars des tapis, des aiguières, des’ armes ciselées, des pièces d’orfévrerie, des porcelaines.
Vers le centre, une femme vêtue d’une draperie orange, personnifiant l’architecture, présente le plan du nouvel Opéra à la Ville de Paris.
Au-dessus, le Génie des beaux-arts, auprès de Pégase,
/ \ 1 élève son flambeau.
rt AVANT-FOYER.
-L/ayant-foyer. se, compose d’une galerie, de, vingt, mètres de long, à chaque extrémité de laquelle;se trouve un.salon ouvert, qui communique ayec les corridors du premier étage de la salle. 3 oLa-galerie donne, d'un côté, sur le grand.escalier, de l’autre [sur le grand foyer. Cette. dernière: partie est, ornée de huit pilastres en marbre fleur de pêcher, portant des arcades dans le tympan desquelles des enfants, assis sur la corniche, soutiennent des médaillons.
Premier tympan (côté est),— I... des tympans:.5",-2
El. 18,40, Dis gauche :
La Peinture-en bâtiménts..—:Statue. —Plitre. —
Ha 1,304 — Par M. CHevaLter (H.).
"Un enfant ‘ailé, nu, est assis sur la corniche! les jambes pendantes, les pieds croisés. Il'tient le pinceau de la mañn droite ; le bras gauche est accoudé sur le médaillon, Ii main gauche levée. La tête, de profil, Est
tournée à droite. Des deux côtés, accessoires du peintre en bâtiments : bidon à essences, brosses, règles, seau à
couleurs, etc.
A droite :
La. Fumisterie. = "Statue, =Pltre Hurt 0.
— Par M. CHEVALIER (H).
Un enfant ailé, nu, est assis sur la corniche, la jambe repliée sous la droite pendante. La tête est tournée à gauche : le bras droit, relevé, est accoudé au médaillon. La main gauche, passée derrière un tuyau de cheminée, tient la raclette ; à gauche, accessoires de fumiste et de
ramoneurf.
Deuxième tympan (dans l’axe).
À gauche:
La Mosaïque. — Statue. — Plätre. — H. : 1,30. — Par M. Marmeu-MEeusnier (Roland.)
Un enfant ailé, presque nu, est assis, le pied droit posé sur la corniche, la jambe gauche pendante. La tête est de face, les cheveux sont frisés à la mode de l’antique Orient ; le bras gauche est appuyé sur l’écusson ; il tient de la main gauche un petit cube de mosaïque, de la main droite le marteau du mosaïste.
À droite : La Mécanique. — Statue. — Plâtre. — H. : 1,30. — Par M. MarHieu-Meusnier (Roland.)
Un enfant ailé, presque nu, est assis, le pied gauche posé sur la corniche, le pied droit pendant. La tête est
de face; il tient, des deux mains, une roue d’engrenage placée à droite.
Troisième tympan (côté ouest).
À gauche :
La Couverture ==Statuë— Pltre. — H. 30 TPAr M. Gurrron (Gaston-Victor-Edouard-Gustave).
Un enfant ailé, nuitest’assis sur la corniche, le pied droit ramené sur la jambe gauche, la tête de profil, tournée à gauche ; la main droite, relevée, s’appuie sur un chéneau ; le bras gauche est'accoudé à l’écusson; la main gauche tient l’essettexsur la corniche, le fourneau et les outils du soudeur.
A droite :
La Marbrerie. — Statue. — Plâtre. — H. 1",30. — Par M. Gurrron (Gaston-Victor-Edouard-Gustave).
Un enfant ailé, nu, est assis, le pied gauche sur la corniche, la jambe droite pendante, la tête tournée à droite ; le bras droit est accoudé à l’écusson ; dans la main droite, le marteau du marbrier. La main gauche tient le ciseau; sur la corniche, à gauche, le maillet, le compas, un chapiteau. | |
Entre les pilastres, se trouvent alternativement trois portes de sept mètres de haut, donnant accès sur le grand foyer, et deux panneaux ornés de glaces. Sur. les piedsdroits des extrémités, de chaque côté de la galerie, sont appendus, au milieu'dé palmes en bronze, quatre médaillons en émail. |
Chacun deces. médaillons représente, sur un fond bleu, un instrument demusiquéde la France, de l'Egypte,