‹ Le pacha trompé, ou, Les deux ours [microforme]Chapitre 12 sur 18 · LA6IN6E0LE · texte numérisé non relu

LA6IN6E0LE

|e connais ça . C'est la maladie du pays.

Marécot.

lais surtout, il n'aime pas à attendre. . . ainsi hâtez-

^,d amener votre ours. Shahabaham donne aujour-

11 même une fête à toute sa cour et je dois vous dire

parmi tous les invités, il y a un jeune esclave fran-

^que je pacha aime beaucoup ; cet esclave n'en est pas

pour ui, puisqu'il veut qu^l porte le costume tiïrc

.1 *«"*e w//chesse ; il ne le sait pas français ; c'est

le une histoire que je vous conterai plus tard. J'ai

)re un autre marché à vous proposer, mais nous en

[erons dans un autre moment. Le pacha ne neut

Jer à paraître, hâtez- vous donc de quitter ces lieux.

perdra la tête.l e el la mienne.]

is-moi, seigneui

aller qui vousVa foi, non.

, SCÈNE 7ine.

Thistapattb.

Ihça ! mon ami Lagingeole, dis-moi, si par hasard k as pas perdu la tête, d^aller promittre*^au pacha [ours qui joue et qui danse ; oi veux-tu que nous Jvions une bête comme celle-là ? ^

Lagingeole.

)mment ? tu ne devines pas qui est-ce qui est la bête ? Tristapatte.

< Lagingeole. \

Eh bien! mon ami, c'est toi.

Tristapatte.

Comment? Je suis labéte?

ripn^ ' T'i '''®'* *°J.*Ï"* ®* ^* ^^^^ > <^*'' t" ne comprenj rien. Ne te i appelles-tu pas que nous avions un our'

Tristapatte.

peSr.'' "*'' '^ ^'* "'^''*' '* "^ "''"' ®" ^«»*« Pj»« que,

Lagingeole.

|h bien ! je te mets dedans.

Tristapatte.

Tu me mets dedans, je comprends bien ça • voilà n siUvement ce que je ne veux fas. Tu n^^f fiiJ'jam^

Lagingeole.

Songe donc que tu es justement de sa taille oue danses, que tu pinces de la guitare. Que d?ib?e 1 t avais en >ae; le rôle est destiSé pour toi.

Tristapatte.

C'est possible ; mais un autre le jouera.

Lagingeole. .

Songe d'ailleurs.... "*

Tristapatte.

Tu as beau dire ; je ne serai pas ours ; je ne veui J être ours. Diable I ça sent trop le bâton. '' ^

Lagingeole.

Pense donc à notre fortune I

Tristapatte («« /acAan/)..

fÀl^^ •"°^"® ï?."* ^^ ** ^o»"*""®» moi, je rméprise fortune, je suis philosophe, et je ne veux pas'^re ou

Lag/ngeole.

j mon ami, l'un n'empêche pas l'autre (On mh^^ ^der sur un instrument.) Silence^i on chanti "^"^

mutent tous les deux ; pendant le 'couplet de Victor I '^gnesdejoxe, de surprise de TristSpatte). '

{Victor, en dedans).

CODPLir.

Combien j'ai douce souvenance DU joJi heu de ma naissance, Amis, qn'ila étaient beaux ces jours

De France !

mon pays ! sois mes amours

Toujours.

Tristapatte {au comble de la Joie).

|agingeole I Mon ami I C'est bien lui 1 C'est Victor

Lagingeole.

^ui I oui 1 Je reconnais sa voix.

Tristapatte.

fon chant m'a tout ému I

Lagingeole.

!lt moi donc ? Le cœur me bat.

. Tristapatte.

[iher Victor ! Il pense à moi.

Lagingeole.

[>h 1 oui, il pense à nous.

Tristapatte.

nous 1 comme tu voudras, mais je suis son oncle, et

Lagingeole.

^ISreîdr''"^'*'"' ""*'* '* ^*' *"' ^^"*^^*« ^"'^*

Tristapatte.

Pas-encore. . . comment pourrons-nous pénétrer auprès

Laoimgeolb {ayant réfléchi, frappe sur fépauie ^ Tristapatte qui hi tourne le dos) .

Ah I mon ami I

Tristapatte {fgit un saut de frayeur et Jette un aii Ah l qu'est-ce que c'est donc ?

.Lagingeole.

Une idée sublime, admirable !

Tristapatte (se remettant).

^n A*!î!'*î ™® ^*** ^®8 peurs à mourir. Eh bi( quelle idée?

Lagingeolb.

B?et8-toi en ours.

Tristapatte.

Encore ? Tu vas recommencer ta scène ?

Lagingeolb.

C'est le seul moyen de te rapprocher de ton neveu si danger, et de t'en faire reconnaître. |

, Tristapatte.

Comment I Tu veux qu'il me reconnaisse quand serai en ours ?

Lagingeolb .

Sois donc tranquille ; je me charge de causer avec et de le prévenir en particulier.

Tristapatte.

Tu lui diras donc : il y a quelque chose là-dessous ?|

Lagingeolb.

Sans doute. Tu ne peux pas tout faire ; je suis tri juste pour 1 exiger. {On entend une brillante musique di te lotntatn.) Mais j entends le bruit des fanfares : part? et revenons au plus vite. *^

{Ils sortent par la gauche.)

iHiiiin

rewr et jette un wi")]

bose là-de8sou8 a

SOÉNE 8me.

[aHABAHAM, MARÉCOT, VICTOR, AUGUSTE (en yandcoitume arabe, suite â^ esclaves, Arabes, etc., etc. tàahabaAam va s'asseoir sur son trône ; Marécot, Victor *ugustese tiennent debout à ses côtés; la troupe forme ' aemt-cercle au milieu du théâtre).

CHQBim.

Ali : Carabotae (de Riquet à la houpp«).

Quelle fête

Qui s'apprête, * Amis, crions : Allah î Chantons, chantons, crions : Allah !

Gloire ! honneur à notre pacha, A ce pacha si grand, si bon !

Il vient ici, amis, chantons :

Quelle fôte

Qui s'apprête, Amis, crions : Allah !

Chantons, chantons, crions : Allah !

SCHABABAHAK.

C'est bon {six fois).

ictor lui présente une longue pipe et Auguste du feu.)

SCHAPABAHAK.

[insi donc il est censé que nous sommes ici pour nous Iser; en conséquence, je déclare que le premier oui amusera pas, je lui fais couper la tête tout de suite.

MaHécot (s'inclinant à l'orientale).

emier rayon de la lumière sans fin, je viens l'offrir .«o!S"T f * ™® précipiter à tes genoux pour baiser •ussière de tes souliers, c'est-à-dire de tes babouches.

ScHABABAHAM {lui présente le pied).

ise, mon ami, baise....

Maaécot.

utre, s'il vous p|aît.

ScHAHABAHAM {lui donnant Vautre pied).

lais sois jrai. c'est l'nrilrA An in»^ m- ^».. *., __, nis que nous aurions une béte curieuse? '

Marécot.

Oui, Seigneur, un ours marin. {Allant au-devmt\ Lagingeole qui parent au fonat). ,

voici son conducteur que j'ai l'honneur de présente votre hautesse, il parle. ...

SOÉNE 9me.

LES PRÉCÉDENTS, LAGINGEOLE.

SCHAHABAHAH.

J'aime beaucoup les ours, moi ; ainsi, soyez le b^ venu, mon garçon. '

Victor {à part).

Dieu ! me trompé-je ? C'est Lagingeole, l'associél mon oncle.

Marécot (à Lagingeole).

Vous pouvez commencer, mon brave homme.

Lagingeole.

L'ours incomparable amené des forêts du nord - Paris et de Paris dans ces augustes lieux, pour les pi

sirs du grand, du puissant, du vertueux, du (i7 chei

a se rappeler le nom). '

Marécot.

Allons, allons ; peut-on oublier un si beau ne SchaLabaham ....

Du généreux Schahabaham.

Schahabaham {à part).

Il est très-honnéte.

Lagingeole {continuant sa réplique) .

Va paraître à vos yeux.

Victor (à part).

Qu'est devenu mon oncle ?

— ai —

[AUanf au-devant nneur de présent

iINGEOLE.

Laoinobolb.

ne s'agit point ici, Noble Seigneur, Illustre Pacha,

-6 tant (Tautres... pourraient vous le faire voir,

chèvre qui danse sur la corde, ou. . . d'un chien

t qui joue aux dominos, ou fait des comptes d'arith-

ue....

SCHAHABAHAM

mment ? des chiens mathématiciens ! Est-ce qu'il a? ^

Lagingeole.

ainsi, soyez le bS° attends, et j'aurai l'honneur de vous les offrir. Je ^commencer par vous distribuer le programme des 4ces.

Scbahabaham.

ta bonne heure ; car ie n'entends jamais rien à un irl quand je n'ai pas le programme.

GEOLE (après en avoir distribué au pacha, à Marécot et à plusieurs autres j en donne un à Victor et lui dit à voix basse).

Victor.

^ingeole, l'associél

'.oie).

ave homme.

forêts du nord lieux, pour les p{ IX, du {ilche

je vois-je ? (Ziwan/.) L'ours est votre oncle. (A part, -îulant.) ^ ^

un si beau ne

rt).

réplique).

SOÉNE lOme.

PRÉCÉDENTS, TRISTAPATTE {en ours noir, conduit par un esclave).

CHClOR.

J'admire vraiment Ce spectacle étrange ; J'admire vraiment Cet ours étonnant.

ViCTOa (à part).

Grand Dieu ! quoi, c'est lui ! ^

Qui croirait qu'ici J'vois mon oncl' chéri?

{Pendant cf "AtFwr tôùrâ «fânw avec un bâton). Laginobolb.

Si sa Grandeur daigne lui commander, il obéira. SCHAHABAHAM {parlant à l'ours).

Animal surprenant, dites-moi ....{A part.) Ma foi! ne sais quoi lui dire moi-même. {Haut.) Dites-moi, ani/ surprenant, surprenant animal. {A l'ours qui s'appri trop près de lui.) Eloignez-vous donc, vous pourriez! dévorer, mon cher. . . {A Lagingeole.) Je serais curiJ de 1 entendre griffer sur la guitare un morceau del composition, comme on me l'a promis.

Lagingeole.

Seigneur, vous allez être satisfait.

SCHAHABAHAM

La musique est-elle vraiment de sa composition?

Lagingeole.

Oui, Seigneur, lisez le programme.

SCHAHABAHAM

Oii l'aura saiis doute un peu retouchée. BnBn ni allons en juger» '

Lagingeole.

Messieurs, la plus grande attention : l'ours va ce mencer. {Un esclave apporte une guitare, l'ivre ari/fe fi « Au clair de la lune. »)

Lagingeole.

Admirez cet air chéri par tous les amateurs de l'arll

SCHAHABAHAM

On a beau dire, il n'y a que les européens pour i Jîhces-là ; un ours turc n'en ferait jamais autant. Di| ^ncj. i homme, (ionlment vous y étes-vous pris pour j

vous me r».i*onde« juste, je vous nomme gouverneur mes enfants. '

«wwwnrTB»«r»

composition ?

ichée. Bafki ni

mateurs de l'arfl

me gouverneurl

Laoinoeolb.

ligneur, vou» prenez un ours ; il faut pour cela qu'il teune ; cepenJanl il serait vieux, que ce serait abso pt la même dioso Vous l'élevcz comme il faut, je Dmme /[ f^iut, c . a^essus chacun a sa manière, et «npuitt fixer aucuifts particulièrement. Vous lui Bz de l éducation, et il se trouve instruit, s'il profite 1>F Lçons. ^

SCHAHABAHAM

rbleu ! vous m'étonnez autant que votre ours. Mais ïeni diable avez-vous pu le rendre musicien ?

LAGINGEeLE.

ligueur, je lui ai appris la musique.

I SCHAHABABAM («porf).

It homme-là s'exprime avec une clarté, une facilité Ine surprennent I {Haut.) Votre ours danse-t-il, mon

Laginoeole.

k Seigneur. Allons, Rustaut, faites vos invitations.

SCHAHABADAM.

ï}} '*''®f?°f P°"'. ***°*®'' "es deux jeunes esclaves. ^ngne Victor et Auguste),

Lagingeole.

fc;«îw ''"/• (^'^"''* ^'^moche des deux esclaves, R iî^/î /r^" ""^ ^^'^ T ^« ^^iq^^ ensuite ils m le rond Hl ours approche sa tête de Victor comme ' (i.a lui parler bas à l oreille.)

Victor (à part).

belle imprudence !

SCHAHABAHAM {^sceftd du trône).

il^LTZ^ Quetoulle monde se retire ; tout le l„-L!i P • vo"8, l'homme aux bêtes. Qu'on promène [urs dans les jardins du palais : allei P-'oraene

Victor {à part).

lel I protège mon pauvre oncle;

■bù.

(Reprise du chœur).

Quelle fête Qui s'apprête !

Amis, crions : Allah !

Chantons, chantons, crions : Allah ! ,

{Tout le monde sort, Fours s'échappe des mains à\

Vesclave et court après Marécot qui se sauve à

toutes jambes du coté opposé à la foule.)

!iiii

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