SCÈNE 12me
LES MÊMES, MARÉCOTai
Ma bécot {tout effaré) .
Seigneur...
SCHAHABAHAM
Il ne s'agit pas de cela.
Marécot.
Mais, Seigneur...
SCHAHABAHAH.
Tais-toi, tais-toi, te dis-je, et réponds.
{Jl lui donne une pichenette sur le nex,) Gomment appelle-t-on ça?
Marécot.
Ça?
Lagingeole.
Marécot (ûMpacAa).
Aie I Eh bien, il ne se gêne pas.
SCSAHABAHAH .
Je lui en ai donné la permission. ^
Marécot.
Eh bien, cela s'appelle une chiquenaude.
Lagingeole.
Oh I alors croquignole, pichenette, chiquenaude ; il y a un langage différent pour toutes les classes de la société .
Marécot.
Seigneur....
SCHAHABAHAM
Tu peux parler maintenant.
' Marécot.
D'après vos* ordres, on avait laissé l'ours de Monsieur se promener en liberté et on vient de le surprendre
SCHAHABAHAN.
Où ça?
Marécot.
Vous ne le devineriez jamais. . . dans la salle réservée aux esclaves privilégiés et parlant ou plutôt ayant l'air . de parler à votre favori.
SCHAHABAUAM.
C'est admirable I Un ours pénétrer dans les appartement du palais I et avait-il bon air ?
Marécot.
Mais l'air de quelqu'un qui tient une conversation ; il parait que c'est un animal bien caressant.
SCHAHÀBAHAM.
C'est miraculeux ! jamais je n'aurais cru cela.
Marécot.
Du reste, je l'ai fait conduire dans la petite ménagerie, ici près.
Grand
Je pri il n'y a d des bipèi
Je res| gui mont, signes de
Je n'y aux prise et Lagin^ douze mi
Douze refuser.)
Ah! il que vous la mer gl tir tout 1( mngeole.) Ta gavotte
Mais....
Je l'ord pas la gai ainsi qu'à fndsicte^fis siciens.
{H sort.)
naude ; il y lasses de la
e Monsieur «rendre
Ile réservée ayant l'air
es apparte-
ersatioD ; il
ela.
ménagerie,
Lagingeole (à part).
Grand Dieu î dans la ménagerie ! pauvre Tristapatte I
Marécot.
Je présume que l'on peut compter sur sa sagesse, car il n y a dans cette ménagerie que des oiseaux, des sinees, des bipèdes enfin.
Lagingeole (à part).
Je respire. (// aperçoit Tristapatte dans la ménagerie gui montre sa tête au-dessus de la grille et qui lui fcui des signes de lapatte.) C'est lui.
SCHAHABAHAM
Je n[y tiens plus. Il faut absolument que je le voie aux prises avec mon ours de la mer glaciale. {Tristapatte et Lagingeole se font des signes d'intelligence.) Je donne douze mille sous d'or s'ils dansent ensemble la gavotte.
Lagingeole {regardant Tristapatte).
Douze mille sous d'or ! {Tristapatte lui fait signe de refuser.) Seigneur
SCHAHABAOAH.
Ah 1 il le faut ou je me fâche. Eh bien I Marécot, que vous ai-je dit? allez me chercher la grande ourse de la mer glaciale et l'amenez ici pendant que je vais avertir tout le monde du spectacle qui va avoir lieu. {A Lagingeole.) Croyez-vous réellement qu'ils pourront danser la gavotte ?
Lagingeole.
Mais.... Seigneur....
SCHAHATtAHAM.
Je l'ordonne d'abord. Ainsi, arrangez-vous, si je n'ai pas la gavotte, je fais trancher la tête aux deux danseurs, ainsi qu'à vous, messieurs. {L'acteur s'adresse ensuite aux "..'""' '^"' » "'^"""c; uia TUU3 luus, iiiesBieurs les musiciens. Sur ce, j'ai bien l'honneur de vous saluer, (Jlsort.)
SOÊNE 13me.
MARÉCOT, LAGINGEOLE.
Marécot.
are 7^^ ^"'^* *** **<^"»™e à le faire, et quel parti prea-
Lagingeole (àpar/).
Par exemple, si je sais comment me tirer de là. moi et le pauvre Tristapatte. '
Marécot.
Ah I seigneur Lagingeole, vous me voyez dans un eroDarraSaax
Lagingeole {à part).
nnî?S^*f" ' *' Û •'! P*' p!"' 'ï"® ™o»- (^««'O Votre ours de la mer glaciale est donc bien méchant ?
• Marécot.
Le pauvre animal ne fera jamais de mal à personne ; il est mort ce matin. ^ *
Lagingeole {vivement).
Mort, dites-vous ?
Marécot.
Hélas I oui, et c'est sa peau que je voulais vous vendre .. Le pacha qu. compte sur lui pour danser la gavotte i. .. AU * je suis un homme perdu.
Lagingeole.
M4^\L?n?*™''.^"' ''^'* heureux I Attendez... une Idée lumineuse : dansez-vous un peu la gavotte ?
Marécot.
Ce que vous me demandez est très-déplacé. Vous me
voyez au désespo r et vous venez me dire comme si
je pouvais avoir le cœur à la danse.
Lagingeole.
11 ne s'agit pas de cela. Dansez-vôus la gavotte ?
parti prenr de là, moi
ez dans un
2ut.) Voire t?
personne ;
ous vendre !r la gavot-
idez... une le?
Voiîs me comme si
otte?
Dame f refois
Marécot.
la gavotte.... le rigaudon.... un cotillon.
je m'en tirais pas mal
au^
Air
Lagingeole.
Eh bien ! nous voilà tirés d'afTaire. Le pacha est bon enfant dans sa férocité, et avec lui, le premier moment une fois passé.... venez, je vais vous expliquer.... je vais présider à votre toilette, et je cours après avertir le pacha que ses ordres sont exécutés et que le bal va commencer.
Marécot.
Comment ? Qu'est-ce que vous dites donc là ?
Lagingeole.
Oh ! ne craignez rien de mon ours, j'en réponds, et je ne le quitterai pas. r » j
^ {Ensemble.) Quel tapage effrayant (de Michet et Christin.) Allons, dépêchons-nous, Notre maître va paraître ; Allons, dépêchons-nous.
C'est ici le rendez-vous.
{On entend du bruit dans la ménagerie.)
Lagingeole {continuant bas).
Mais, quel est donc ce bruit ?
Marécot.
Sans doute quelque bipède V:^"nt une querelle :
Esquivons-nous sans bruit.
{Ensemble.) Allons, dépêchons-nous, etc.
Tristapatte {dans la ménagerie se disputant). {Il chante avec les deux acteurs.) Allons, ânirez-vous ?
Us viennent me prendre en traîtres.
Allons, finirez-vous ?
Je vous étrangle tous.
(Marécot et Lagingeole sortent.)