SCÈNE lexne
LES PRÉCÉDENTS, SGHAHABAHAM, LAGINGEOLE»
VIGTOR, AUGUSTE, suite du pacha.
Lagin GEOLE {au pocha) .
Oui, Seigneur, vous allez être satisfait, et.... SCHAHABAHAH {apcTcevant les ours qui ont changé de
Mais que vois-je ?
Lagihgeole (â part).
Oh I les maladroits! qu'ont-ils fait?
Chœur général.
Grands dieux ! la singulière chose !
*.i par quel inconnu pouvoir, Cet ours dans sa métamorphose Mt-il moitié blanc, moitié noir ?
(bis.)
Lagingeole.
Je vais être leur interprète. ,
lTJ^fiT'''f .''^"*' '"■• "O" honneur, 1- auvent leur faire tourner la tête,
SCHAHABAHAM
Mais non la changer de couleur. (6w.)
ScHAHABAHAM.
Au fait, comment se fait-il que mon ours blanr «!♦ i» tête noire, et mon ours noir la tête blanX I
LaBingeole (se grattant l'oreille).
SCHAHABAHAM
donJ!^ à comprendre; c'est aisé à dire. Expliquez-vous Victor {à part).
d w"*"* '''°"°*"'' '"^" P'"^''^ «°*^ï« ^ans ce chaos Lagingeole {après réflexion).
etKitïï'Cl?'^*'' T '"°!. ^^«•^ »» M. de Buffon, ei 16 iraité d Aristote sur les quadrupèdes ?
SCHAHABAHAM
Certainement nous les avons lus. Comment se fait-il qu^n ours qui avait la tête noire l'ait blTnche mlSte-
Lagingeole .
jTt}^^. ï!!f.frP.'1»^'« '."« i' »i.'e. parce que, Die» r.k-lk ■*' T *"""'' i*?^ " "^^ ^^^y Ma" au grand Schahababam, le prince le plus éclairé de l'Orient
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Cet ani êtes beau( de la dou sonnes na blanchir '.
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Lagi
Ah! p( barrasse, n'ait pris
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i part.) Que liquez-Yous 18 ce chaos ^e Buffon^
se fait-il î mainte-
que, Dieu ind Scha-
SCHAHABAHAM
Vous êtes bien bon. Voyons.
Lagingeole .
Cet animal fidèle sait qu'il a changé de maître, et vous^ êtes beaucoup trop inotruit pour ne pas connaître l'effet de la douleur sur les âmes sensibles. On a vu des personnes naturelles qui dans l'espace d'une nuit voyaient blanchir leur cheveux à vue d'œil.
SCHAHABAHAM
Ça, c'est vrai, je comprends ; mais cet autre qui est blanc et qui a la tête noire ?
Lagingeole (réfléchissant et se grattant l'oreille).
Ah ! pour celui-là, je vous avoue que je suis fort embarrassé, et je ne crois pas... à moins cependant qu'il n'ait pris perruque, ce que jg n'ose affirmer.
SCHAHABAHAM
C'est impossible ! Je sais qui est-ce qui peut me rendre compte.... {Appelant.) Maréeot I
Mahécot {s'oubliant et se retournant).
Plaît-il?
SCHAHABAHAM {étOnné).
Il me semble qu'un de vous a parlé ?
Lagingeole (vivement).
C'est impossible !
SCHAHABAHAM
Je l'ai bien entendu, peut-être. Je veux savoir lequel m'a répondu .
Lagingeole.
Vous voyez qu'ils ne vous répondent pas.
SCHAHABAHAM
C'est qu'ils y mettent de l'obstination ; mais je vais leuc apprendre à parler, moi ; qu'on leur coupe la tête. t
ViCTOR {effrayé).
Ah I Seigneur, qu'allez-vou» faire? Au nom de Ma- Homet....
SCBAdABADAM.
Que ces jeunes gens sont femmelettes! parce qu'on a
Zf ilp"" '^^ '^' °"" P'^' '^^ '"• •• ^^»»«' je ne veux pas vou» refuser, je vous permets d'en sauver un: point de pitié pour lautre. *^
Victor (bas à Lagingeoie).
^.?i"® 1^*'''® ? Comment le reconnaître?... Dites, Lagingeoie, lequel est mon oncle ? '^
Lagisoeole (bas) .
Ma foi, je n'y suis plus du tout.
* Victor (A(m).
Je n'ose...
SCHAHABAHAM
«loneuÊ'îêtes."'**®"' tranchez le différend; apportez- {Le grand estafier s'avance, son cimeterre à la main).
{Marécot et Tristapatte prennent leurs têtes et les déponent aux pteds du pacha). ^
Ensemble, Voilà les têtes demandées.
SCHAHABAHAM (surpris).
l?'»^»ïlV"''^î'^ ^'®" que ça? Mon conseiller en ours I lit quelle est donc cette autre bête ?
Victor {avec supplication).
Seigneur, c'est mon oncle.
SCHAHABAHAM furieux, (Tune voix forte).
Qu'entends-je ? ainsi tout le monde me trompait ? Ces ___ „ ^ ^„^„ - ,,„ „„„. gj jjg jeune homme qu'on m avait donné comme un véritable musulman, comme
om de Ma"
irce qu oa a ne veux pas i; poiat de
ites, Lagin-
; apportez-
'a main).
'/ les dépo-
r en ours!
ipait ? Ces me qu'on I, comme
neveu de mon conseiller, élait français et le neveu de cet animal!... (//montre Tristapatte). Vengeance! veageance !
Chœur général {tous tombent à genoux).
Grâce ! grâce I grâce ! grâce ! grâce !
SCHAHABAHAM
Mais laissez- moi donc avec vos grâces I C'est bien
mon intention, mais vous m'en ôtez le mérite.... il faut que je m'amuse en leur faisant peur.
{Tous se lèvent.)
Ah ! que vous êtes bon !
Lagingeolg.
Seigneur, quand me paiera-ton mes émolument»
comme gouverneur de vos enfants ?
Tristapatte.
Et moi comme ours, hein ?
SCHAHABAHAM
11 est encore bon, celui-là, il m'en fait gober de toute» les couleurs et, sa tête à la main, demande son salaire. Partagez les douze mille sous d'or.
Couplet final.— (A Marécot).
Tu m'as rendu ma belle humeur Lorsque je t'ai vu ventre à terre ; Ce trait t'assure ma faveur.
Je te nomme grand secrétaire.
Marécot.
Gela m'était bien dû d'ailleurs, Si j'en crois nos grands diplomates, bis.
Il faut, pour grimper aux honneurs, \ . • ' Savoir aller à quatre pattes. / **
{Tristapatte à Marécot, ^invitant à passer devant lui pour parler au public ; ils se font tous deux plusieurs révérences comiques, et Tristapatte commence le second couplet final.)
2« (A Marécot).
Monsieur, c'est à vous de passer.
Marécot.
Monsieur, c'est à vous, ce me semble.
Tristapatte.
Monsieur, vous devez commencer.
Marécot.
Eh bien ! commençons donc ensemble.
{Tous deux au public).
Je crains que plus d'un trait malin &ur mon collègue et moi n'éclate, (bis.) Mais vous pouvez d'un coup de main ? i Nous sauver plus d'un coup de patte. \ *"•