‹ Le pacha trompé, ou, Les deux ours [microforme]Chapitre 4 sur 18 · VICTOR · texte numérisé non relu

VICTOR

SaV^-voUs que cette perte serait affreuse.

Auguste.

Oui, pour le pacha qui ne peul .e passer de son favori.

Victor* iri nour nous surtout, car enfin, cet ours était assez boLTesonne; a ne 'méritait peut-étre pas la phce importante qu'il occupait ; mais on ne peut cm dire wTû ait abusé de sa faveur, et on ne peut lui repro îher îucune injustice, ni aucun acte arbitraire.

C'est bien vrai.

Auguste.

"Victor.

Et puisqu'il faut absolument que le sultan ait un favori, sait-on qui lui succédera 7

Auguste.

Mais cette perte devrait vous effrayer moins que tout au^r ^Xcombien vous êtes aimé du pach» ; parm îois lis eXes, vous êtes le S3ul qui P^Shèîue volontés ; il voui a donné une 8«P?^»>%^l^„^°JÏ^\"^û;ê eX, je crois que pour vous, il ny arien qm puisse

vous attrister.

Victor. ^

Qu'oses-tu dire?. . . Ne sais-tu pas combien je vis d^^^^^ i';!w..ii^fii(1p ? Ecoute et comprends bien ma posiuon. l inquiétuae r. . . ^''""J^ ^ , Vristanatte et son associé

înrèrZe départ, une tempête affreuse séleva, et ks

7ents étant contraires, nous mmes P«!eJï;i,ÏÏ"par?es où abondent des corsaires, et je fus recueilli par

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oins que tout lacha; parmi tsiez faire vos tliothèque...

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en je vis dans L ma position, et son associé iirs étrangères IX savants ; ie pourtant est la n avant pour pour la . mungue-turque ; > un bâtiment versée parais- Lrois semaines s'éleva, et les

Ul" ^iCli'»-- |'»**0"'

ueilli par des

musulmans ; . . . je ne sais ce que devint le capitaine ainsi que son équipage... Après quelques jours de repos, un homme me conduisit au sérail et me présenta au seigneur Marécot, premier ministre du pacha. Il parut touché de mon malheur ; ma jeunesse, ma figure parurent faire une certaine impression sur ce brave homme ; il me fit endosser des vêlements turcs, me présenta au pacha comme son neveu, lui raconta à ce sujet une fable ; le pacha m'accueillit bien, me fit pour ainsi dire son favori et voilà pourquoi aujourd'hui, on m'appelle l'esclave bien-aimé du pacha. Mais je te le demande, Auguste, si tout se découvrait... tu connais le pacha, il n j aurait pas de grâce à espérer et ton ami Victor ainsi aue le orave Marécot serait mis à mort sans aucune forme de procès... Maintenant, Auguste, crois-tu que je n'aie pas lieu d'être triste?

Auguste.

Je connaissais un peu de votre histoire par une conversation que vous eûtes un jour dans le jardin du palais avec le seigneur Marécot. Mais, encore une fois, le pacha vous aime beaucoup, vous le charmez par votre talent nour la musique, vous êtes admis dans 1 intérieur du palais, ce qui n'est guère permis à aucun esclave; moi-même, français comme vous, je jouis d'une certaine liberté, grâce à vous ; vous fûtes aussi touché de mon malheur que je vous racontai... Mon père, ma mère, massacrés par les pirates, et moi, vendu comme esclave, assujetti aux ouvrages les plus durs 1. . . Encore une fois, Victor, c'est à vous que je dois d'être délivré de mes maux ; le pacha m'a mis près de vous pour vous servir et vous avez bien voulu que je sois votre ami.

* Victor.

(Lui prenant la main.) Non pas un ami, Auguste, mais un frère 1 . . . Que le Ciel écoute ma prière et tout me dit qu'un jour nous serons libres et que nous reverrons la France!

Auguste {regardant au fond).

Ah ! mon Dieu ! que nous veut le seicneur Marécot, d'où lui vient cet air consterné ?

SOâNE 2me.

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