BERTHE. — FRANZ
BERTHE, apercevant Franz.
Viens, mon bon Franz, écoute.
FRANZ
Qu'avez-vous, mon enfant ?
BERTHE
Je voudrais bien savoir
Si tout à rheure, ici, j'ai rêvé... j'ai cru voir Auprès de moi, la Mort...
FRANZ, à part.
mon Dieu I le présage !
BBRTHE
Son haleine glacée effleurait mon visage ; Puis, elle repoussait un autre ange, et sa main Des régions du ciel indiquait le chemin.
FRANZ, à part.
Je frémis !..
à Berthe.
En effet, ce devait être un songe.
Avec une feinte légèreté.
Mais, vous le savez bien, un songe est un mensonge. Et pour en pénétrer les augures divers.
Il faut l'envisager constamment à Tenvers...
Je le sais par moi-même, ayez-en l'assurance : Rêvez le désespoir, vous aurez l'espérance ; La haine, c'est l'amour; l'ombre, c'est la clarté ; Quand on est au plus mal, c'est signe de santé ; Et si Ton voit la Mort comme vous l'avez vue.
C'est la vie éclatante et de longs jours pourvue. Ainsi, ma chère enfant, rassurez-vous...
Redevenant sérieux.
Pourtant Si vous sentez faiblir votre esprit hésitant, Si vous doutez encore, allez dans la chapelle Où le silence veille, où la foi vous appelle ; Epanchez devant Dieu vos craintes, il fera Descendre le rayon qui vous éclairera.
BERTHE
Je ne crains rien, cher Franz, mais ce rêve est étrange. Et je vais de ce pas implorer mon bon ange.
Elle entre dans la chapelle.