SCÈNE XL KERNEGUI, ALBERT
(Albert iuil quelque lemps de l'œil son père et sa sœur, parcourt ensuite du regard le pavillon et les alentours de l'endroit où il se trouve, et d'un air respectueux et le chapeau à la main se rapproche ensuite de Kernegui, qui , avec les manières d'un supe'rieur avec son inférieur, lui remet le manteau dont il s'elait charge. )
KERNEGUI.
Saîs-tu, Albert, que je viens ici de faire bien peu d'honneur aux pages écossais, et que ton vénérable père a dû me prendre tout au moins pour le montagnard le plus stupide?
ALBERT
La sûreté de Votre Majesté exigeait un semblable déguisement. Je connais l'ardent enthousiasme de mon père j ses sentimens passionnés dont rien ne peut retenir l'expression... son amour même vous eût trahi.
LE ROI
Mais ta sœur, cette jolie Alice qui chaque matin mettait tant de grâces à nous apporter un mauvais déjeûner ! je me reproche mon trop de réserve auprès d'elle.
Sire , si Votre Majesté a cependant des reproches à se taire , c'est je crois de n'en avoir pas mis assez.
LE ROI , avec un ion de se've'rife.
Comment?
AIr : Dans ce caste! dame de haut lignage.
Peul-OH liouvci' une femme jolie
Sans adresser hommage à ses beaux yeux?
3o LE PAGE DE WOODSTOCK,
C'est un des droits de la chevalerie Dont s'honoraient tous mes nobles aïeux. Si des revers ont ébranlé mon tronc , Si des erreurs qu'on me fait expier Ont compromis mes droits à la couronne , Ah ! laisse-moi mes droits de chevalier.
Mais, à propos de ta sœur, il m'est arrivé une aventure singulière dont je n'ai pu encore l'entretenir : lorsque ton fidèle serviteur Jocelin t'accueillit, à ton retour, d'une manière si expressive. . . lu sais , te croyant à ma suite , je m'étais réfugié dans un petit l)ois loul parsemé de noisetiers... Celait sans doute là que l'aimcdjle Alice allait chercher nos provisions. . . J'y fis la rencontre inattendue d'un officier du parlement. . .
ALBElir.
G ciel !