‹ Le Palais de justice et la Sainte-Chapelle de ParisChapitre 47 sur 123 · N° 172. — Haut, o m. 76; — Larg: i m. oG · texte numérisé non relu

N° 172. — Haut, o m. 76; — Larg: i m. oG

ti. Voir dans Hoffbauer, Paris à travers les âges, I, p. 3o. — C'est là que furent jugés les procès de Robert d'Artois, du connétable de Bourbon, entre autres, que furent tenues les séances consacrant la majorité de Louis XIII et la régence d'Anne d'Autriche, les lits de justice et cette séance extraordinaire du 19 novembre 1787 dont on possède une représentation {dessiné par Meunier et Girardet, gravé par Cl. Niquet) ; c'est là aussi qu'eut lieu le jugement de F ouquier-Tinville, le 12 floréal an III (pi. signée : Girardet inv., Berthault sculp.).

6/i LE PALAIS.

ouverture pratiquée au-dessus de l'appui permettait fort bien de voir de haut ce qui se passait à l'intérieur de la salle. C'est là notamment que les princes étrangers, désireux d'être reçus au Parlement, étaient conduits; on aimait à leur présenter la plus somptueuse pièce du Palais. Pierre le Grand, Joseph II, le roi de Suède, le comte (fils de Catherine II) et la comtesse du Nord y vinrent tour à tour et parurent émerveillés. La visite de Pierre le Grand, le 19 juin 17 17, eut les honneurs d'un procès-verbal en règle consigné dans les minutes du Conseil secret* : entré par la porte du greffe, pendant que les membres du tribunal étaient à la buvette, le tsar alla s'installer avec quelques personnes de sa suite et le maréchal de Tessé, attaché au monarque pendant son séjour à Paris, dans la lanterne placée du côté de la cheminée, préparée pour le recevoir et ornée de tapis de damas cramoisi à galons d'or, tandis que dans l'autre lanterne pareillement ornée prenaient place quelques-uns de ses chambellans et ministres. Pour la circonstance les présidents s'étaient revêtus de leurs fourrures et manteaux doublés d'hermine, bien que ce fût la saison d'été. Guillaume de Lamoignon prit la parole et remercia le tsar de l'honneur qu'il faisait à la Cour de sa présence, déclara que déjà plusieurs souverains voisins étaient venus admirer la profondeur des lumières et la sagesse des jugements de la Cour, mais qu'il n'y avait point d'exemple qu'un prince venu d'aussi loin eût désiré d'être témoin de cette auguste séance. Après quoi on passa à la buvette, placée tout auprès, dans la tour dont une porte seulement séparait ; et Pierre le Grand contempla tout particulièrement les costumes d'apparat des membres de la Cour.

I. Publié, d'après le texte des Archives nationales, dAns la Gazette des Tribunaux, 3 mai 1857, et da.ns Le Mois littéraire et pittoresque, juin 1903, p. 58i.

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L'ENTRÉE DE LA COUR DU MAY avant l'ineandie de 1770

Quant au comte du Nord, dont la visite eut lieu le 17 juin 1782 ^ il parcourut successivement les chambres de la Tournelle, de Saint-Louis, la Grand'Chambre 2, deux chambres des Enquêtes 3 et celle des Requêtes où ils examinèrent le plafond peint en 1688 par Bon Boullogne et malencontreusement restauré en 1777 par F. Guérin *.

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