Idem^ ], p. i5o
3. Félibien-Lobineau, Histoire de la ville de Paris, III, p. a/jg ; — Brièle- CoTBCQUE, Archives de l'Hôtel-Dieu de Paris (i8g/i),p. 89.
achevée; après sa consécration, il allait y assister aux offices dans une petite chapelle réservée, y fonda un collège de chanoines, y établit plusieurs fêtes et obtint du Saint-Siège des indulgences spéciales en sa faveur. Mais, quoiqu'on ait dit, il paraît s'être peu préoccupé d'agrandir ou de modifier le Palais. On sait au contraire, par un passage des Grandes Chroniques ^^ que Philippe IV ordonna à Enguerrand de Marigny d'entreprendre un palais neuf u de merveilleuse et coustable œuvre, le plus très bel que nul en France oncques veist » . Nous ignorons au juste l'importance de ces constructions et les dépenses qu'elles nécessitèrent; mais on doit penser qu'elles furent considérables. On relève seulement dans un registre de comptes royaux quelques mentions ^ permettant de constater la continuité des travaux pendant presque tout le règne, et des paiements qui s'élèvent à 2 100 livres parisis dans le cours de l'année 1299, à Z^ooo pendant l'année i3oi. Ces sommes prélevées sur le trésor royal furent remises entre les mains de Jacques Luce, que l'on a toujours considéré comme l'architecte du Palais à cette époque, et dont le nom figure comme tel dans les répertoires d'artistes, mais bien à tort : il ressort clairement de quelques passages du même registre que Jacques Luce fut un comptable, et rien autre chose. D'ailleurs le maître maçon du roi, en i3oo, est connu : il s'appelle Jean de Cérens ^, et figure déjà avec ce titre dans le registre de la taille de Paris en 1292. Un peu plus tard, au moment de la mort de Philippe IV, paraissent deux autres architectes du roi qui ont dû poursuivre