Le Palais de Scaurus
ARÏO’ 10 ** -vguaH peuples de la Germani la nation des Suèves, nement des Gaules ech nier., pendant son co le roi des Suèves avec particulière; il J u i ava d ’ Ami du Sénat et di et l’avait comblé de rie Arioviste, ayant impôts ^ demande des otages a.
de la république, Céss^ prince sa première cam ***
^ «C Coj
P'-eW
PREFACE
lui livra bataille dans les plaines de la
Franche-Comté, et le défit complètement. Arioviste vaincu s’enfuit, sans s’arrêter, jusqu’au Rhin, qu’il traversa dans une petite barque, abandonnant sur le rivage ses femmes et ses enfants. Une partie de cette famille infortunée . périt dans le désordre de la défaite; le reste demeura au pouvoir du vainqueur (i).
Mérovir, l’aîné des fils du roi barbare, et qui, à peine sorti de l'enfance, portait les armes pour la première fois , fut au nombre des prisonniers. César le traita avec douceur, et le garda dans une des villes de la province romaine jusqu’à la huitième année de la guerre.
Pendant son séjour dans la Gaule nar-
(i) C/Es. de Bell. G ail. lib. I.
PRÉFACE
bonnaise, Mërovir eut le temps d’adoucir ce que les mœurs de son pays pouvaient avoir de rude et de sauvage. Il prit quelque teinture des lettres, des arts, et se familiarisa avec la langue latine.
Après la dernière révolte des Gaulois, César , qui se préparait à repasser les Alpes l’année suivante , crut prudent d’éloigner le jeune prince Suève, et il l’envoya en Italie. C’est alors que Mérovir écrivit la relation de son voyage, dont nous publions aujourd’hui un fragment.
Né au milieu des forêts de la Germanie, long-temps captif dans une province éloignée, étranger aux coutumes des Romains, doué de sentiments élevés et d’une imagination vive, Mérovir dut nécessairement recevoir une impression profonde, en voyant Rome pour la première fois;
iu PRÉFACE.
aussi s’empressa -t- il d'épancher l’espèce d'émotion qu’il éprouvait, en décrivant, chaque jour, à son ami Ségimer, resté dans les Gaules, tout ce que Rome put lui offrir d’extraordinaire, d’intéressant ou de nouveau. Cette circonstance nous a conservé les détails curieux pour l’histoire des arts et de la vie privée des Romains , que nous publions ici , et qui étaient comme perdus chez les anciens auteurs , où on ne les trouve qu’épars et isolés.
Si ce premier essai était lu avec quelque intérêt , nous nous ferions un plaisir de reconnaître l’indulgence d’un tel accueil, en donnant les autres fragments du journal de Mérovir, relatifs au Forum romain, au Capitole, aux Cérémonies religieuses , aux Théâtres , aux Jeux de
PREFACE
l’Arène ; et nous sacrifierions volontiers encore à cette publication les moments de loisir que peuvent nous laisser des études plus sérieuses et des occupations plus utiles.