CHAPITRE VII
saïque sur laquelle il y a plusieurs inscriptions, entre autres, celle-ci: bkne dormio (i). } je dors bien. Daps une autre , on a peint sur les murs des feuillages verdoyants (a) , parmi lesquels mille oiseaux , imités avec un art infini , perchent ou voltigent (3) ; en sorte que l’on croirait être au milieu d’un agréable bosquet. La troisième a deux fenêtres qui reçoivent , l’une les premiers • rayons du soleil , et l’autre les derniers (4)- L 'hibemaculum (5), ou petit appartement d’hiver, est composé comme les trois autres que je viens de décrire; mais la chambre à coucher, qui est la dernière des quatre dont j’ai parlé plus haut, a cela de particulier qu'elle est de figure ronde et percée de manière que le soleil y
(i) Cette mosaïque a été découverte à Brindisi. ( Annales des Voyages, t. IV, p. 167 ).
(a) Cette sorte de peinture s’appelait opéra topiaria ( Pliw. lib. XXXV, cap. 10.)
( 3 ) Plin. Juh. lib. II, epist. 17.
( 5 ) Ibid.
donne à toutes les heures du jour (i). Dans touteS' Ces chambres les lits placés dans une alcôve appelée zoteca (a) sont de bois de citre (3), de bronze (/j), ou revêtus d’écaille de tortue (5). Les matelas , rembourrés de laine des Gaules ( 6 ) , les coussins , remplis de plumes légères ( 7 ), sont recouverts de tapis ornés avec goût ( 8 ). U hibemaculum renferme encore un petit salon qui forme un heliocaminusy ou poêle solaire ( 9 ): on y jouit d’une très-douce température , au moyen d’un grand
(1) Pli». Jun. lib. II. epist. 17. Une des chambres à coucher de la maison de campagne de Pompéi est disposée dans ce genre.
(2) Ibid.
(3) Plin. lib. XVI, cap. 16. — cap. 43.
(4) Ibid.
(5) Plin. lib. XVI, cap. 16. — cap. 43- — lib. IX, cap. ii ; Juvkn. satyr. XI, v. 93; Mart. lib. Il, epigr. 67 ; Senec. de Benef. lib. VII, cap. 9.
(6) Pli», lib. VIII, cap. 48.
(7) Ursih. Append. ad Ciacon. de Triclin. 117.
(8) Ruines de Pompéi, t. II, pl. 10, fig. a; Plin. lib. VIII. cap. 48.
(9) Plin. Jun. lib. II, epist. 17.