‹ Le palais de Scaurus; ou, Description d'une maison romaine. Fragment d'un voyage de Mérovir à Rome, vers la fin de la républiqueChapitre 140 sur 145 · PLANCHE X · texte numérisé non relu

PLANCHE X

Cette peinture décore une cuisine à Ponipéi ; elle n'est pas un ouvrage de caprice : c'est un tableau religieux, un hommage rendu aux lares domestiques, et surtout à la divinité qui présidait aux foyers. La partie supérieure représente un sacrifice à cette déesse, révérée sous le nom de Fornax. Les deux serpents que l'on voit audessus sont les symboles des génies ou dieux domestiques du logis. De chaque coté on a peint les provisions dont ils doivent être les défenseurs naturels. J'ai trouvé à Poinpéi une autre peinture du niénie genre à la porte d'un garde-manger. Dans celui-ci le lare custode de ce lieu est représenté sous la forme d un [)elit cliieii <pii déiénd les [irovisions coiiiices à sa garde, contre un chien allame et contre un chat dont lenihoiipoint annonce (pi il ne se nourrit ])as toujours de souris, (jctle [)einturestia publii'e dans mon ou-vrage sur Pompéi.

PLANCHE Xr.

Celte pUmche renferme deux figures : la tig. l offre le plan des bains du palais de Scaurus , sur une échelle plus grande que celle du plan général.

I, Cour entourée de portiques sur trois cotés. Au fond de la cour est le 2, haplisterium^ ou bassin couvert d'un toit, supporté par deux colonnes : ce bassin servait à ceux qui voulaient prendre le bain froid en plein air. 3, Apodytcriian^ lieu où l'on quittait ses vêtements, 4? Prigidarium^ ou bain froid. Dans cette pièce est une vaste cuve pour prendre les bains en commun. La partie circulaiie forme (;e ([u'on appelait scJiola^ l'école; la figin-e II, tirée d'une [)eintur(; des bains de Titus, donne de celte disposition une idée d'autant plus juste que c'est un portrait qui date de ce temps-là. 5, Pièces tle service. 6, Cabinets paiticuliers. ^, Tepidariiun^ ou bain chaud, (k^lte pièce a deux cuves et unt; école comme la précédente. 8, Klcot/iosium^ ou dépôt des huiles partunu'es dont on oignait les baigtu'urs. i), Sndaforiii/» , ou ('luve. 10, Ollicine poiu' clianirei' l'eau des hains. ri, (Xliciur poin iouriiir la cliahMU' à rt'tuve. i ■',, ll('serv(iirs.

La lig. Il prcsciilc une ii-iliiciittii d une peinture «■xtrèincmeiit iiitcres->ant(', trouvée dan-i les liaiu'?

de Titus, et qui explique toutes les parties d'un bain antique.

PLANCHE Xir.

Afin de donner une idée des lits de table des anciens, j'ai fait graver la vue d'un triclinium sous une treille. Ce monument précieux existe à Pompéi, dans la maison d'Actéon. Comme ce triclinium est exposé à l'air, les lits, au lieu d'être en bronze, sont en pierre. On les recouvrait d'un matelas. Le monopodium , ou table à un pied en marbre, et la petite fontaine, sont encore parfaitement conservés.

Au-dessous j'ai donné le plan d'une table et des lits, afin d'indiquer les places :

N° I le père de famille.

N" 2 la femme.

N° 3 un convive.

N" 4 pliice consulaire.

C'était la place d'bonneur. Elle était en effet plus spacieuse que celle du milieu, où l'on était resserré entre deux convives : on pouvait en sortir et recevoir des lettres sans déianger personne ; enfin, celui qui occupait celte place pouvait, appuyé sui' le coude gauche, promener ses regards sur tous les convives , et causer facilement avec eux.

N"* 5, 6, 7, 8, 9, places pour les convives et les ombres.

Lorsqu'il y avait un plus grand nombre de personnes à table, le maître de la maison se plaçait au centre du lit du milieu , et s'environnait de convives de prédilection ; le bas des deux autres lits était occupé par les convives d'un moindre rang.

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