‹ Le palais de Scaurus; ou, Description d'une maison romaine. Fragment d'un voyage de Mérovir à Rome, vers la fin de la républiqueChapitre 65 sur 145 · LA BIBLIOTHÈQUE · texte numérisé non relu

LA BIBLIOTHÈQUE

Pisistrate, selon ce que nous apprit Chrysippe, fut le premier qui établit une bibliothèque publique; les Athéniens continuèrent à enrichir ce dépôt précieux , de tous les ouvrages qu'ils purent se procurer; ils créèrent ainsi une bibiliothèque immense (i). Cet exemple a été imité depuis par tous les peuples chez lesquels le goût des lettres a pénétré , et aujourd'hui il est peu de patriciens romains qui n'aient une bibliothèque particulière; on en voit même dans les bains privés et publics , dont elles sont un des principaux ornements (2).

(i) Aui.. Geli.., lil). M, cap. 17.

(2) Sr.yy.c, de Tranqnillit. Ânini., cap. [).

Celle de Scaurus, où l'on a rassemblé un grand nombre de volumes (i), est une des plus considérables de Rome (2) ; elle devrait être exposée à l'orient (3) , parce que son usage requiert le jour du matin , et que cette exposition , en préservant les livres de l'humidité , a encore l'avantage de mettre la bibliothèque à l'abri de ces vents chauds (jui font éclore les vers (4). Mais quoique cette considération ne soit point du tout indifférente , car ces insectes causent quelquefois de grands dégâts dans les bibliothèques en rongeant les rouleaux (5) de parchemin (6) , ou

(1) Festus et Paul. Diac, de Verh. Signifie.

(2) Les bibliothèques étaient ordinairement assez, petites; celle trouvée à Herculaniim, qui contenait plus de mille volumes, était si étroite qu'en étendant les bras on touchait les deux murs opposés. (Wink., Recherdies sur l'Architecture des anciens, [). 7'i.)

(3) ViTRUv., lib. yi, cap. 10.

(4) Ihid., cap. 7.

(5) Marx., lib. IV, Epigr. 8; lib. XIV, Hpigr. 35.

(6) HoRAT,, Snt. 3, lib. II ; MArxï., lib. XIV, Epigr. 1 82, i83, 184, 186, 188, 190. On se servait aussi de parchemin pour peindre et dessiner, (Plin., lib. XXXV, c. 11.)

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