CHAPITRE XI
c( Rome n'avait soin d'occuper leur inquié- « tude, de satisfaire leur ambition, leur cu- <c pidité aux dépens des nations étrangères. « Lorsqu'ils n'auront plus rien à conquérir, <( ils se disputeront la domination de la ré- « publique, comme le firent Marins et Svlla. c< Mais ces armées nombreuses toujours sur « pied, sans cesse occupées à soumettre ou « M garder des pays éloignés, épuisent la vi- « gueur de l'empire. Les nations conquérantes « ressemblent aux volcans, qui s'élèvent en « vomissant leurs entrailles , et grandissent « ainsi à leurs propres dépens. In jour ar- >' rive où, après avoir jeté hors de leur sein « ce qui faisait leur solidité et leur puissance, (c ininés, affaiblis, pressés au dehors par le « poids de leur masse, ils s'écroulent et rcn- « treul tians les abîmes d'oii ils étaient sor- « lis. «Par Hercule', m'écriai-je, Noilàlepreniici" lieiu'eux augure (jue j aie entendu dans lionie depuis (jue j'y suis. Odieux des (iaulois (,'t (les (iermains, sovtv.-nous |)ropices, et accom[)lisse/. les prédiclions de ce (irec! C'Iii'vsipp(> sourit de mou invocation, 'c Ivj alten-
« dant, dit-il, que les dieux exaucent vos a vœux, cher Mérovir, entrons dans l'exèdre : « c'est une salle où l'on se rassemble pour « converser; j'entends d'ici beaucoup de voix; « et vous aurez occasion d'observer les pera sonnages qui y sont réunis pendant que je « vous montrerai ce que cette pièce peut « avoir d'intéressant. »