Scène d'inondation, par M'"*' Haudebourl-Lescot
Chambre à coucher*
Vue de ia calliedrale de Saînte-Ëulalie , à Barcelone, par M. Dauzats (Adrien).
Cabinet,
Vue de Tarrivée de Berne, en venant de !Neutchâtel. — Ou aperçoit à Thorizon la chafne des Alpes. Par M. Ricois (François-Edme). *
Paysage avec chute d'eau , par M. liidaull (Joseph-Xavier).
Vue prise en Dauphiné, par M. Dagnan (Isidore).
APPARTEMENTS i>£ S. A. R. MS' LE PRINCE
PE lOIirVXLLE.
' , " Sa/on.
\ue prise à Âmalli (golie de Salerne), par M. Aligny (Théodore).
Vue prise près le château Gaillard, en Normandie, par M. Lapito (Loui9-A.uguste).
Vue prise dans les Alpes, pai* M. Brune (Cliriscian).
V Océan y yaîsseaii de iso canons, désarmé au port de Brest, par M. Mayei- (Auguste).
Paysage y lisière d*une foret, par M. Mercey (Frédéric).
Chapelle d'une église à tapies, par M. Franque (Pierre).
JARDINS ET PAKC.
Si on les compare avec l'ancienne description que nous ayons reproduite plus haut, les lauda* tores ternporis acti regretteront peul -être bien des choses que les ans, ou le caprice des divers maîtres de ces lieux , ont fait disparaître : ainsi , on cliercherait en vain la G/vtie de verdure qui ombrageait la grande cascade ; une foule de statues qui ornaient les bassins; les Goulottes ^ au murmure desquelles Ciiarlotte de Bavière allait souvent rêver et quelque-fois médire; le Tiianon ■ , remplacé par le pavillon de Breteuil\ mais déslié-
» Voir la gravure d'Israël Sylvestre.
* Ainsi appelé du uam du bailli de JBt eteuil, chuncelirr du grand-père du roi régoant Le baron de fireteuiJ, reotré en France en 1804 « reçut» pour prix des constructions de
4a RlîSIDENCtiS ROYALES.
l'ilé (le ses jai dins bvotL's^ de ses tourelles et du grand bassin de Vénus; l'allée des Portiques; le pavillon de la Félia'ff'^ élevé parMarie-Antoinelle s<^us des auspices qui rauLorisaient à lui donner ce nom; le Meiilj le FaH, et mille autres détails minutieusement recueillis et célébrés par les poêles et les auteurs contemporains. Mais Saint- Cloud, en pesdant son antique parure et ses vieux boulingrins, a ^aj;né en majesté et surtout en agrément ; il a conservé ses arbres séculaires, ses heureux accidents de terrain ; S. M. Louis^Philippe a fait percer des routes charmantes, jeter des ponts artistement suspendus, ménager de riants points de Tue, ouvrir d'heureuses communications , disposer des promenades délicieuses dans le parc réservé ; enfin les belles Cascadei» qui ont si bien inspiré la muse brillante du poète des jardins, feront Téternelle admiration de la France et de r£urope :
J'aime ces jeux où Fonde, en des canaax pressée,. Part, s*échappe et jaillit avec force élancée. Tel j'ai vu de Saint- Qtntd le bocage encbanteur ; L'œil (le son jetliardi mesure la hauteur;
ce pavillon et pour l'usufruit de l'hôtel de Breteuil à Paris , une rente viagère de dix •huit mille francs, dont douze mille réversibles sur la téte de madame de Matignon , sa fille.
L£ PALAIS J>£ SAiJ)iX-CLOUJ>. 4''^
Aux eaux qui sur les eaux retombent et bondissent,
Les bassins, les bosquets, les grottes applaudissent; Le gazon est plus vert, Tair plus fiais; des oiseaux Le chant s'anime au bruit de la chute des eaux; £t les bois, inclinant leurs têtes arrosées. Semblent s'épanouir à ces douces rosées* O merveille! tantôt d'un cours tumultueux L'eau se précipitant dans son lit tortueux, Court, tombe, rejaillit, retombe, écnme et gronde; Tantôt avec lentenr développant son onde, Sans colère, sans bttiit, tin ruisseau doux, et pur S'épanche , se déploie en un voile d'azur. L'œil aime à contempler ces frais amphithéâtres, Et ÏOT des feux du jour sur les nappes bleuâtres, Et le noir des rocbers, et le vert des roseaux. Et l'éclat argenté de Técume des eaux.