‹ Le palais de St. Cloud, son histoire et sa déscriptionChapitre 26 sur 43 · I. Bagues, danseurs (le corde , etc · texte numérisé non relu

I. Bagues, danseurs (le corde , etc

Outre que foutes les eaux jaillissantes qui embellistent tt* porc y entre autres la cascade et le grand j« i , jouèrent sans interruption pendant toute la journée , les jai'dins préson>

tèrent mille plaisirs cm bilics. (lha(jtu* bosquet seiiibhiil vive le théâtre (riiiif tctc partiruiifi»': on trouvait dans les uns ties courses de bagut^ ; dans d'autres des daiisctirs de loixle ; ici des voltigeurs, là des sauteurs; et partout des violons qui excitaient à la danse les plus indifférents. Enfin, ce qui rendait ce coup d'œil aussi riche qu'il était d'ailleurs agréable « Tallce en bas , la plus large et la plus longue , fut contiouellement couverte des calèches les plus brillantes, que remplissaient et embellissaient les personnes de la première <listinction , qui avaieiil bien voulu descendre du château pour être témoins de plus près des divertisseuicnls du peuple, et (|ui , sans ie savoir, devenaient elles-mêmes un nouveau spectacle flatteur et intéressant.

•2. iUumuiatinns ,

Dès la sortie du village de Boulogne, tjui ce jour-là ne faisait (pTun avec Saint-Cloud, Ton trouva deux grands ifs de lumière qui uiaix]uaient le chemin du pont de Snint-Clotid, illuminé dans toute sa Idu^^iicnr d'iuie rauiiéc d'ifs à droite et à gaiiclit , il y eu avait soixante qui portaient chacuu vingt et UQ pots à feu.

Après avoir traveraé le pont, dont on pouvait à peine soutenir rillumi nation, Ton arrivait à la place d*Orléan$, oik Ton jouissait sans contredit du point de vue le plus flatteur et le plus frappant. Cette place formait une enceinte garnie il'ifs de lumière, qui ne laiMsaieul entre eux que la place ue-

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cessairc pour quatre perpectives différentes qui se ilispu* taient en magnificence. A droite. Ton avtiit la vue de hi ^rand'rne du bourg, dont ch«ique maison était éclairée par

des l.uiijuons ; à gauche, la Ionique perspective du pont, garnie d'ifs, et vis-à-vis, deux autres pt i .spectives , non moins belles en lumière, que présentaient l'allée d'eu bas et l'avenue du château.

A travers l'avenue du château, cpii était ornée par des \h carrés, portant chacun cinquante pots à feu, et par un cordon de terrines placées à terre , on parvenait au château , dont rarchilecture était rendue fidèleuient par des lampions, terrines, pots à feu et lanternes.

,De la cour du château, qui avait par son éclat l'air du palais du Soleil, on admirait le coup d'œil enchanteur delà flotte illuminée; son brillant semblait se doubler en se pei** gnant sur la surface de l'eau , qui avait par sa tran(|uillité Tair d'une glace. On apercevait aussi de là la réflexion des dilférentcs illumiiiatioiis répandues dans tout le parc, et qui ne venaient frapper les veux (]u';\ tiavers les feuillages tremblants des arbres; eu sort(.> qii'on s'imaginait voir un parc entier en transparent.

£n traversant la cour du château, et passant par l'escalier de marbre, Ton apercevait la montagne qui est vis-à-vis le péristyle, et que l'on nomme tapis vert. Toutes les formes <|ue l .iiL va données au terrain pour en faire un des plus agréables endroits du parc, étaient dessinées par des lumières qui en retraçaient exactement le contour, pendant que d'autres lumières fiareilles distribuées en mosaïques en remplissaient tes compartiments intérieurs. De toutes les ]>artîes d*illumtnations, celle-ci fut trouvée la plus galante. A ce spectacle se joignait celui des eaux jaillissantes dont ce lieu champêtre est orne, et (]ui parleur murmtne flattaient

Pltel^ JUSTIFICATIVES.

les oreilles ausM .igréableiiRiit que les yeux étaient charnu's <le leur cristal vif et pur.

£ii se retournant l'on avait encore a admirer la iacade du château quî^reg^de Versailles , illaminée suivant Tordre de l'architecture.

L*oii pouvait eufia de là descendre dans la grande allée du parc , qui était bordée à droite et à gauche fuur des arbres

lumineux plantes avec symétrie, et par une rangée de pots à feu places par terre.

Toutes les autres parties du parc étaieiit encore illuminées en particulier. Les allées quicondui>ent à Sèvres et à Villed*Avray, les contours des cascades, du grand jet et de tous les bassins, les parterres, tous les lieux enfin où il n'y avait point d'ifs, étaient dessinés par des pots à feu , en sorte que Ton peut dire que le jour des fêtes de Saint-Cloud fut un jour sans nuit.

Le sj^ectarlf des illuminations eut cet avantaj^e par-dessus les autres, de durer plus longtem|>$, et de flatter peut-être davantage par le brillant, le goût, la diversité et la multiplicité de leurs objets.

Quel dommage qu'on ne puisse, par quelque secret, rendre dans leur naturel ces morceaux si flatteurs à l'œil ! La pein> ture et la :^ravure expriment à nos yeux des spectacles de bal, de danse, et raille autres: que n'cxiste-t-il un art (pii puisse éterniser dirns toute la vivacité de leur naturel ces dessins si ingénieux de Ininières qui frappent si agréablement la vne, qui sont trop courte et passagers !

'^, Vue de magiques.

Le soir, comme le bal commença plus tard qu'on ne l'avait

cru, les masques se promenèrent dans les jardins, dans leurs habits de caractère, en sorte que le parc semblait être une

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salle de bal. Le peuple jouît à son aise de ces folies inno* ceiites <{iiiiie loi coûtaient rien, et qui néanmoÎDs augmentaient ses plaisirs.

On pourrait croire que les plaisirs Ju peuple se bornaient là : niaib non ; la magnilicence dp S. A. S. voulut encore (pi'il ne lui en coûtât rien pour en jouir. Les deux galiote» ne discontinuèrent point jour et nuit à amener et ramener grvUs tous oetix qui se présentaient.

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