‹ Le Palais des Papes d'AvignonChapitre 97 sur 134 · Ibid.. p · texte numérisé non relu

Ibid.. p

3. H. Boysset, Archiv., VII, 373 (16) : « Toiiibet sus de quapelas et aquelos fondet. »

4. Le bas du clocher resta debout et fut conservé dans la reconstruction. L'ancienne ordonnance comprenait des étages de colonnettes enjîagées (|ui ne furent pas reproduites d^ns la partie refaite, ("e qui en reste fait reconnaître facilement le point do jonction des vieilles et nouvelles bâtisses.

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Le second siè^e du Palais

Il faut passer sur tous les faits du schisme qui ne se rattachent pas directement au Palais d'Avig*non.

Après les fortunes les plus diverses, Benoît Xlfl fut abandonné de nouveau par la cour de France. Tandis qu'aucune conciliation ne pouvait aboutir entre les Papes d'Avig-non et de Rome, leurs cardinaux fusionnèrent et tinrent à Pise le concile g'énéral qui crut mettre fin au schisme en proclamant la déchéance des deux pontifes et en leur substituant celui qui ne rég'ua que 11 mois sous le nom d'Alexandre V, et à qui succéda Jean XXIII. Ce fut une complication déplus; la chrétienté eut alors trois Papes, au lieu de deux.

La P>ance avait adhéré au Pape nommé à Pise ; mais les officiers de Benoît Xlll rég'issaient toujours Avig-non et le Gomtat Venaissin. Son neveu Rodrig*ue de Luna y exerçait les fonctions de recteur et les États lui votaient des subsides.

Le duc de Berri voulut prendre à Benoît XIII ce refug-e d'Avig-non, pour lui ôter l'espoir d'y revenir. Au mois de mars 1410, il charg-ea Randon,

sei^'iieur de Joyeuse, d'exig-ei' la soumissiou des Avig-nonais, el celui-ci les fît soniuier par un trompette qui s'avança avec une petite troupe sur le pont d'Avig'non. Mais Rodrig'ue de Luna les fit charg'cr; les officiers furent emprisonnés, et Tmstrument lu trompette brisé '.

Au mois d'avril, on aiuionça la venue du cardinal (le Thury, lég*at et vicaire g^énéral dans le Gomtal pour le pape dePise, Alexandre V. Pour s'assurer de la fidélité des Avig-nonais, Rodi'ignie avait erd'ermé dans le Palais douze notables comme olag-es. « Mais le dernier jour d'avril 1410, M. de « Joyeuse, dit l'Hermite, et l'archevêque de Lyon « et le sénéchal de Beaucaire entrèrent à Avig-non « avec mille arbalétriers ^ » La ville se déclar'a pour Alexandre V el le siég^e du Palais commença. Il devait durer environ un an et demi.

« Le 19 de may, eidra la gTOSse bombarde d'Aix <( en AvigMion, pour tirer à l'encontredu Palais, y « ayant 36 chevaux pour la tii^er, et elle commença « à tirer contre la tour de Celle à 23 de may \ »

Le légat fit des armements extraordinaires, pour lesquels laïcs et clercs durent contribuer. Les couvents se dépouillèrent *. Les Gélestins vendirent, le 27 seplembre 1410, cinq des lanjpes d'arg*ent qui avaient été offertes en mémoire du

1. Noôl Valois, La France et le grand Schisme, t IV, p. 161. — Archives d'AvKjnoii., K. 39.

2. Noël Valois, Re>litulion d'anciennes annales arifinoiiaises, p. 15.

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