PAR M. MAINDRON
VELLÉDA, célèbre prophétesse de la tribu des Bructères. Lorsque la Gaule presque entière se souleva à la voix de Civilis, en 70, sous Vespasien, elle prit port à ce grand mouvement et prédit Tanéantisse-
' Ltt Notice qui suit est, en partir, extraite de la Biographie vnivers^iie , six volumes. Fume, éditeur, 1833.
' La statue est placée sur la terrasse de l'Ouesl.
ment des Romains. « Sa taille était haute; une tunique noire, courte
» r et sans manches , servait à peine de voile à sa nudité. Elle portait
f n une faucille d*or suspendse à une ceinture d'airain, et elle était cou-
f n ronnée d'une branche de chêne '. » Elle appela ses concitoyens à la
> liberté, mais fut prise par Rutilius Gallicus et menée en triomphe ^ à Rome. Velléda vivait vers le milieu du premier siècle de Tère ^ chrétienne.
k PAR M. MERCIER.
GENEVIÈVE ( SAINTE ), patronne de Paris. A quinze ans elle prit le voile et mena dès lors la vie la plus austère. Lors de Tinvasion d'Attila,
' roi des Huns (451), les Parisiens effrayés voulurent quitter leur ville;
; Geneviève les en détourna, leur prédisant que Paris serait épargné :
sa prédiction s'accomplit. Quelques années plus tard , Paris se trouvant affligé de disette, elle parvint à procurer aux habitants des vivres en abondance. On croit qu'elle contribua à la conversion de Clovis. Née à Nanterre vers l'an 423, morte, âgée de quatre-vingt-huit ans, vers l'an 512.
PAR M. KLAGMANN
CLOTILDE (SAINTE), reine des Francs, mariée à Clovis I" l'an 493. Elle le convertit en 496, et acquit sur ce prince, par ses vertus et par sa beauté, un ascendant dont elle ne lit usage que pour le bien des peuples. Après la mort de Clodomir ( 524 ) , l'un de ses fils, et des deux fils aînés de ce prince, cruellement égorgés par Childebert et Clotaire, leurs oncles, Clotilde se retira à Tours et mourut l'an 543.
PAR M. THÉRASSE,
BATHILDE (SAINTE), esclave saxonne, puis reine de Neustrie et épouse de Clovis II, gouverna pendant la minorité de Clotaire III, son fils (654). Elle fonda les abbayes de Chelles et de Corbie, y prit l'habit de religieuse et mourut en 685.
■ Chatraubriand, poème des llartyrs, livre l\.
PAR M. OUDINÉ,
BERTHE ou BERTRADE, fille de Caribert, comte de Laoïi, fut surnommée Berthe au grand pied, parce qu elle avait un pied plus grand que lautre. Elle épousa Pepin-Ie-Bref, roi de France, et fut mère de Charlemagne. Lorsque Pépin reçut à Soissons la couronne, en 751, Berthe fut élevée avec lui sur le trône, nouveauté imaginée sans doute pour rendre cette inauguration plus mémorable, ou pour inspirer aux peuples plus de respect envers les enfants qu*il avait eus de cette prin*> cesse avant d^étre proclamé roi. Elle était d*un caractère doux et affable ; compagne de son époux dans ses voyages, elle lui servit souvent de conseil. Berthe fut mère de six enfants : Charles et Carloman , a qui leur père, avant de mourir, assura une monarchie indépendante ; Gilles , qui se fit moine dans le monastère où il avait été élevé ; enfin trois filles, dont deux furent religieuses ; la dernière, mariée à Milan, comte d*Angers , fut mère de Roland , si célèbre dans les romans de chevalerie. Après la mort de Pépin, en 769, Berthe conserva une grande influence sous les rois de Neustrie et d'Austrasie. Elle mourut à Choisy en 783 dans un âge avancé, et fut enterrée à Saint-Denis auprès de son époux.