‹ Le palais du Luxembourg, origine et descriptionChapitre 82 sur 84 · DESCRIPTION DU CHAUFFAGE · texte numérisé non relu

DESCRIPTION DU CHAUFFAGE

Le système de chauffage adopté pour les localités spécialement affectées au service de la Chambre des Pairs, c est-à-dire le rez-de-chaussée et le premier étage du palais, les salles et galeries du musée comprises, est celui qui est connu sous le nom de son auteur, M. Léon Duvoir- Leblanc ^

Ce chauffage est établi et fonctionne de la manière suivante :

Deux fourneaux solidaires sont construits dans une cave spéciale sous le grand vestibule, au-dessus duquel repose la grande salle des séances.

Ces deux fourneaux se composent chacun d'une chaudière ou cloche double en fer, de quatre mètres de hauteur, dans le sein de laquelle se passe la combustion, qui s'opère, comme on voit, au milieu même de l'eau génératrice.

Les fourneaux fonctionnent alternativement, de manière que dans les moments de nettoyages et ramonages le service n*est pas interrompu. Ils peuvent également fonctionner simultanément au moyen de robinets de

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commuDÎcation. Ces cloches-chaudières sont placées dans une niaçoiiuerie de brique à doubles parois , avec isolement ou matelas d*air pour la conservation du calorique.

De la partie supérieure de chaque cloche, partent deux forts tubes ascensionnels qui portent Tébullition dans six réservoirs supérieurs placés à rétage des combles. C*est du fond de ces réservoirs que partent les différentes et nombreuses lignes de distribution qui vont alimenter les divers récipients d'eau chaude ou poêles placés dans les localités à chauffer, et qui font ensuite retour aux chaudières ou cloches par leur partie inférieure, s'y échauffent de nouveau et fournissent une nouvelle course ascendante et distributive.

Les surfaces de chauffe des récipients sont calculées en raison des volumes à échauffer, et aussi en raison des éléments de refroidissement.

Le volume total de Teau en circulation est de soixante-dix mètres ou soixante-dix mille litres; il suffit de deux heures pour que cette masse d'eau considérable ait opéré son parcours général et se soit échauffée de nouveau.

La longueur totale du parcours d'eau des diverses lignes, tant d'ascension que de distribution et retour, est de sept mille mètres au minwmm ou sept kilomètres (une lieue trois quarts) ; les tuyaux dans lesquels s'effectue ce parcours sont en fer et cachés sous les parquets.

La distance du poêle ou récipient le plus éloigné du foyer générateur

est de deux cents mètres, et la chaleur de ce poêle est à peu près égale à celle des récipients les plus rapprochés.

Le nombre des récipients, tant apparents que cachés sous les voûtes et planchers, est de deux cent quarante ^ dans lesquels sont pratiqués des tubes pour servir à la circulation et au chauffage de l'air nouveau introduit dans les diverses pièces.

La consommation journalière d'eau par vingt-quatre heures est, en moyenne et au maximum, de cinq litres ; celle du combustible (houille) est, en moyenne, de huit à dix hectolitres par vingt-quatre heures.

Les divers degrés de température donnés dans la totalité du palais sont répartis ainsi qu'il suit :.

La salle des séances et les vestiaires, dix-huit degrés ; Tescalier d'honneur, quinze; les autres escaliers et les couloirs, douze; et tout le reste du palais, ainsi que les salons et galeries du musée, quinze.

La Chambre et les vestiaires ont un renouvellement d'air de six mille mètres cubes par heure, sans que les assistants soient gênés par le moindre courant d air. Une ventilation aussi énergique a été établie pour le service d*été *.

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