‹ Le Palais Impérial de Constantinople et ses abords, Sainte-Sophie, le Forum Augustéon et l'Hippodrome, tels qu'ils existaient au dixième siècleChapitre 25 sur 96 · PREMIÈRE PARTIE. — CIIALCE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. — CIIALCE

On entrait du forum Augustéon (n° 2) dans le palais par le vestibule de la Chalcé (n° 20), qui était fermé sur cette place par une porte de fer. Au delà de cette porte se trouvait un atrium, terminé du côté du bâtiment par un hémicycle surmonté d'une voûte en cul-de-four (n° 20, A)* Le bâtiment, de forme quadrilatérale, était divisé en trois parties : au centre, une rotonde recouverte par une coupole élevée sur quatre grands arcs, comme celle de Sainte- Sophie; en avant de la coupole, une courte galerie voûtée en berceau, à laquelle on donnait le nom de chytos (n° 20, B), et au delà de la coupole, une galerie semblable terminée par une abside (n° 20, C).

Du vestibule de la Chalcé on entrait dans l'oratoire du Sauveur (n° 21), qui renfermait le tombeau de l'empereur Jean Zimiscès.

A la droite de la Chalcé s'élevait sur le Forum un édifice qui était appelé les JXouméra (n° 22); il servait de prison.

De la rotonde du vestibule de la Chalcé, on pénétrait, par une magnifique porte de bronze (n° 20, D), dans le triclinium des scholaires (n° 23), soldats de l'une des cohortes de la garde prétorienne. Cette porte ne s'ouvrait que dans les jours de fête ou pour l'empereur. Dans les jours ordinaires, on entrait dans la salle des scholaires par une petite porte de bronze (n° 20, E) qui s'ouvrait sur le chytos de la Chalcé.

Au midi du triclinium des scholaires s'élevait le naos consacré sous l'invocation des saints Apôtres (n° 24) . Ce triclinium servait d'atrium à la chapelle dans laquelle l'empereur s'arrêtait pour faire sa prière , lorsqu'il sortait du palais ou qu'il y entrait par la Chalcé.

Entre le triclinium des scliolaires et le triclinium des excubiteurs (n° 27) , autres soldats de la garde prétorienne, on trouvait le tribunal des Lyclinos (n° 25). C'était une salle terminée par une abside, dans laquelle l'empereur se tenait pour recevoir les hommages des assistants lorsqu'il entrait dans le palais ou qu'il en sortait. Il y faisait aussi, dans ces occasions, la promotion de certains fonctionnaires. L'abside était décorée d'une magnifique croix d'argent , devant laquelle brûlaient des cierges dans un flambeau à sept branches

Comme on ne traversait pas toujours les Lyclinos pour passer du triclinium des scliolaires dans celui des excubiteurs, il devait exister une galerie (n° 26) tracée parallèlement aux Lvchnos.

A la suite du tribunal des Lyclinos et de cette galerie venait donc le triclinium des excubiteurs ; de là, on passait dans le triclinium des candidats (n° 28), qui formaient l'une des cohortes de la garde de l'empereur.

Un dôme porté par huit colonnes (n° 28, A) existait dans le triclinium des candidats et touchait à celui des exc ubiteurs. Sous ce dôme était placée une grande croix d'argent merveilleusement travaillée. Une porte de la salle des candidats (n° 28, P>) s'ouvrait sur l'atrium du grand triclinium des Dix-neuf-lits (n° 37) dont nous parlerons plus loin. Une autre porte (n° 28, C) donnait accès dans le grand Consistorion (n° 32). Avant de parler de cette salle, il faut revenir sur nos pas.

Lorsque l'empereur voulait rentrer au palais par le vestibule de la Chalcé, la grande porte de bronze et les salles des gardes prétoriennes , il descendait de cheval dans l'atrium de la Chalcé (n° 20, A) ; mais il suivait souvent une autre voie. A gauche de cet atrium existait une longue cour nommée les Courtines (n° 29), sur laquelle s'ouvraient les portes des salles des gardes prétoriennes; elle était séparée en deux parties à la hauteur du triclinium des excubiteurs, et fermée en cet endroit par une porte de bronze (n° 30) qui donnait une seconde fermeture au palais.

La partie des Courtines qui était au delà de la porte de bronze (n° 29, B) se prolongeait jusqu'à l'église du Seigneur (n° 35), qui, jusqu'au temps de Basile le Macédonien, avait été la chapelle impériale du palais.. Aussi quand l'empereur, arrivant par le Forum au vestibule de la Chalcé, ne voulait pas rentrer par ce vestibule et les tricliniums des gardes, les gens de sa suite descendaient de cheval dans l'atrium de la Chalcé (n° 20 , A) ; restant seul à cheval , il passait par les Courtines et arrivait à l'église du Seigneur. Après l'avoir traversée , il rentrait dans le Palais-sacré en suivant une galerie (n° 35 , D) au midi , laquelle conduisait à une porte s'ouvrant sur la

Phiale (n° 61), qui servait d'atrium au Palais-sacré. En passant par la sacristie, par

une salle à coupole nommée l'Oatos et par un petit porche (n° 35, A, B, C) , situés 1 De cer. aul. Byz., lib. I, cap. i, p. 12. — Codin., De origînibus; Paris., p. 9; Bon., p. 18.

Page 1