‹ Le palais impérial de Constantinople et ses abords Sainte-Sophie, le ForumChapitre 27 sur 92 · PREMIÈRE PARTIE. — CHALCÉ · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. — CHALCÉ

On entrait du forum Augustéon (ja? 2) dans le palais par le vestibule de la Chalcé (n® 20) , qui était fermé sur cette place par une porte de fer. Au delà de cette, porte se trouvait un atrium, terminé du côté du bâtiment par un hémicycle surmonté d'une voûte en cul-de-four (n*^ 20, A). Le bâtiment, de forme quadrilatérale, était divisé en trois parties : au centre, ime rotonde recouverte par une coupole élevée sur quatre grands arcs, comme celle de Sainte- Sophie; en avant de la coupole, une courte galerie voûtée en berceau, à laquelle on donnait le nom de chytos (pP 20, B), et au delà de la coupole, une galerie semblable terminée par une abside (n^ 20, C) .

Du vestibule de la Ghalcé on entrait dans l'oratoire du Sauveur (p? 21), qui renfermait le tombeau de l'empereur Jean Zimiscès.

A la droite de la Ghalcé s'élevait sur le Forum un édifice qui était appelé les Nouméra (n** 22); il servait de prison.

De la rotonde du vestibule de la Ghalcé, on pénétrait, par une magnifique porte de bronze (pP 20, D), dans le tricUnium des scholaires (n*^ 23), soldats de l'une des cohortes de la garde prétorienne. Gette porte ne s'ouvrait que dans les jours de fète ou pom* Tempereur. Dans les jours ordinaires, on entrait dans la salle des scholaires par une petite porte de bronze (pP 20, E) qui s'ouvrait sur le chytos de la Ghalcé.

Au midi du triclinium des scholaires s'élevait le naos consacré sous l'invocation des saints Apôtres (n^ 24) . Ge tricUnium servait d'atrium à la chapelle dans laquelle l'empereur s'arrêtait pour faire sa prière , lorsqu'il sortait du palais ou qu'il y entrait par la Ghalcé.

TV9i

Entre le trictinium des scholaii^es et le trîdinium des excubîteurs (n*^ 27) , autres soldats de k garde prétorienne, on trouvait le tribunal des Lychnos (n** 25). C'était une salle terminée par une abside, dans laquelle l'empereur se tenait pour recevoir les hommages des assistants lorsqu'il entrait dans le palais ou qu'il en sortait. Il y faisait aussi, dans ces occasions, la promotion de certains fonctionnaires. L'abside était décorée d'une magnifique croix d'argent, devant laquelle brûlaient des cierçfes dans un flambeau à sept branches '.

Comme on ne traversait pas toujours les Lychnos pour passer du trictinium des scholaires dans celui des excubiteurs, il devait exister une galerie (n^ 26) tracée parallèlement aux Lychnos.

A la suite du tribunal des Lychnos et de cette galerie venait donc le tridinium des excubiteurs; de là, on passait dans le trictinium des candidats (n^ 28), qui formaient l'une des cohortes de la garde de l'empereur.

Un dôme porté par huit colonnes (n®.28. A) existait dans le tridinium des candidats et touchait à celui des excubiteurs. Sous ce dôme était placée une grande croix d'argent merveilleusement travaillée. Une porte de la salle des candidats (n® 28, B) s'ouvrait sur l'atrium du grand trictinium des Dix-neuf-lits (n® 37) dont nous parlerons plus loin. Une autre porte (n? 28, C) donnait accès dans le grand Consistôrion (n** 32). Avant de parler de cette salle, il faut revenir sur nos pas.

Lorsque l'empereur voulait rentrer au palais par le vestibule de la Chalcé , la grande porte de bronze et les salles des gardes prétoriennes , il descendait de cheval dans l'atrium de la Chalcé (n^ 20, A) ; mais il suivait souvent une autre voie. A gauche de cet atrimn existait une longue cour nommée les Courtines (n*^ 29), sur laquelle s'ouvraient les portes des salles des gardes prétoriennes ; elle était séparée en deux parties à la hauteur du trictinium des excubiteurs, et fermée en cet endroit par une porte de bronze (n** 30) qui donnait une seconde fermeture au palais.

La partie des Courtines qui était au delà de la porte de bronze (n*^ 29, B) se prolongeait jusqu'à l'église du Seigneur (pP 35), qui, jusqu'au temps de Basile le Macédonien, avait été la chapelle impériale du palais. Aussi quand l'empereur, arrivant par le Forum au vestibule de la Chalcé, ne voulait pas rentrer par ce vestibule et les fricliniums des gardes, les gens de sa suite descendaient de cheval dans l'atrium de la Chalcé (n** 20, A) ; restant seul à cheval, il passait par les Courtines et arrivait, à l'égtise du Seigneur. Après l'avoir traversée , il rentrait dans le Palais-sacré en suivant une galerie (n^ 35, d) au midi, laquelle conduisait à une porte s'ouvrant sur la Phiale (n^ 61), qui servait d'atrium au Palais-sacré. En passant par la sacristie, par une salle à coupole nommée l'Oatos et par un petit porche (n*^ 35 , A, B, C) , situés

^ De cer. auL Byz.j lib. I, cap. i, p. 12. — Godin., De orîgînihus; Paris., p. 9; Bon., p. 18.

Page 1