‹ Le palais impérial de Constantinople et ses abords Sainte-Sophie, le ForumChapitre 66 sur 92 · LE PALAIS DU GATHISMA · texte numérisé non relu

LE PALAIS DU GATHISMA

évidemment dans le naithex que se trouvait la porte qui s'ouvrait sur cet escalier secret*

Lorsque tout est prêt et que le peuple est monté sur les gradins et les a remplis , le Préposé vient l'annonoer à l'empereur. « Alors l'empereur descend par Tescalier » de pierre.... et entre dans sa chambre, èv t^ xotTÔvt aÛToO. Le Préposé ayant appelé les

» valets de chambre, ceux-ci revêtent l'empereur de la chlamyde , puis ils sortent

» de la chambre ; l'empereur ayant été couronné par le Préposé , sort de la chambre » accompagné des chefs des Cubiculaires, et se tenant dans le petit (triclinium) , il fait » signe au Préposé, et celui-ci à l'ostiaire, qui introduit les patrices, le silentiaire » soulevant la portière de la porte. Les patrices étant entrés avec les généraux, tous se » prosternent, et, lorsqu'ils se sont relevés..., l'empereur, accompagné par eux, passe par w le triclinium *. » Dans cette pièce il trouve les sénateurs. « Accompagné de tous, il sort » et monte dans le Gathisma (n** 18) , et, se tenant devant le trône, il bénit le peuple *. »

On apprend, par cette citation, qu'après être monté par l'escalier secret dans une chambre du palais du Gathisma, qui devait se trouver au premier étage de l'aile orientale, et avoir de là examiné le champ de course, l'empereur était descendu dans le coiton qui lui était particulier, et que là il avait pris le costume impérial. Il entre ensuite de cette chambre dans un petit triclinium, où il admet seulement les plus hauts dignitaires de l'État; puis il passe dans le grand triclinium où le Sénat est réuni ; ensuite il sort du palais pour monter dans la tribune des jeux. Ainsi l'on trouvait en pièces principales, dans le rez-de-chaussée du palais du Gathisma, une grande galerie, un petit salon et un coiton, et, en dehors des portes, la tribune des jeux, qui recevait le nom de Gathisma. Nous avons décrit cette tribune en traitant de l'Hippodrome. Dans la citation que nous venons de transcrire, le petit triclinium n'est indiqué que par ces mots dç Ta crrevdv; la suite du récit indique le mot qui manque là dans le texte. Après les courses, l'empereur et les dignitaires qui l'accompagnent rentrent dans le palais du Gathisma, et l'empereur se retire dans son coiton. Après qu'il s'y est reposé, il en sort, « traverse le petit triclinium, Sià toO arevoO » xptxXfvou , et passe dans le grand triclinium , où le repas a lieu *. m

L'auteur anonyme qui a écrit au onzième siècle sur les antiquités de Gonstantinople, attribue à Gonstantin la construction de tous les palais qui s'élevaient depuis la Ghalcé et les salles des gardes, ainsi que celle de l'église Saint-Etienne et du coiton qui en dépendait, dans lequel , dit-il , ce prince couchait pendant l'hiver ^ ; il y a tout lieu de penser que, par ce coiton, l'Anonyme entendait parler du palais du Gathisma. Godin est

* De cer, oui. By%., lib. I, cap. lxyiii, p. 305. ' De cer. auL Bjz., lib. I, cap. lxviii, p. 307. ' De cer. auL Byt,^ lib. I, cap. lxviii, p. 308.

* AnU ConsUy ap. Banduri, Imp, Orient.^ lib. I, p. 3.

plus précis en disant qpie Constantin fit élever les palais de THif^drcMne, xà iroeXiTioi

Nous avoos terminé oe qui a rapport aux deux premières parties du palais impérial, Ghaloé et Daphné. Ces deux premières parties oomprenaiait tout ce que Constantin avait construit ; Justinien les reconstruisit presque entièremait : mais il est à croire que la partie du palais de Daphné qui subsistait encore au dixième siècle se reliait , antérieurement au règne de Théophile (829 f 842) , à d'autres bâtiments élevés sur remplacement de la Phiale, du Sigma, du Triconque et de ses galeries (n^ 61, 71, 73 et 74). Ces bâtiments furent sans doute détruits en partie, modifiés et reconstruits sur un autre plan par cet empereur. Toujours est-il qu'au dixième siècle l'ancien palais de Daphné se réduisait à des pièces de réception (n^ 48, 50 et 51), à la grande terrasse de Daphné (n^ 44), à la Thermastra, qui ai formait le rez-de-chaussée, et aux oratoires élevés sur cette terrasse. Le Palais-sacré, dont nous allons nous occuper, appartenait entièrement à des époques postérieures à Justinien.

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