‹ Le palais législatif de Québec [microforme] = Government buildings in QuebecChapitre 6 sur 36 · EL · texte numérisé non relu

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s'égare souvent aujourd’hui,-- confusion que l’on peut tolérer dans un édifice à destina-

“ tion ordinaire, mais qui devait être évitée

dans un monument consacré aux labeurs patriotiques de la législation et au souvenir

4 des fastes historiques de notre pays.

Le style de l'Hôtel du Gouvernement

2 peut être appelé style renaissance française

s,” dont !

du XVIIe siècle.

Car la renaissance des

il est l’auteur, et qui était alors inconnue. Les plans et devis préparés par M. Taché, architecte, M. J.-B. Derome,

| ingénieur, MM. Cousin, Trudelle, Saint-Michel et autres

dessinateurs, servirent de base et furent annexés :u con-

|trat relatif à l'érection du Palais Législatif,— contrat qui

fut passé devant M. Cyrille Tessier, notaire, le 9 février 1883, sous l'autorité d’un arrêté du Conseil Exécutif du 22 janvier de la même année, et signé par M. Alphonse Charlebois, entrepreneur de travaux, d’une part, et, de la part du gouvernement, par l'honorable Elisée Dionne et M. Ernest Gagnon, le premier comme commissaire et le second comme secrétaire du département des Travaux publics. Les parties signèrent aussi les plar * annexés au

:contrat, sur lesquels étaient dessinées les armes de la

provinee et la devise “Je me souviens.” On peut donc

| dire que c’est à partir du 9 février 1883, date de la signa-

ture du contrat relatif à la construction de cette portion de l'Hôtel du Gouvernement qui est appelée le Palais Législatif, que cette devise : “Je me souviens ” a revêtu un caractère officiel.

neuve,—par l'élégance des pavillons des ss

‘laquelle le Lieutenant-Gouverneur se rend ne au Conseil L’'gislatif pour y rencontrer les M

formes classiques s’est manifestée de diver- # ses manières, en France, en Allemagne, en !

Italie, etc. ; puis ces manifestations se sont successivement modifiées et ont formé en quelque sorte des époques secondaires dans l’époque générale.

La façade principale du vaste carré de M l'Hôtel du Gouvernement est remarquable M par les belles proportions de sa tour centrale, dédiée à Jacques Cartier, par la pureté de Ms lignes des avant-corps accolés à cette tour, | | — dédiés, l’un à Champlain, l’autre à Maison- M

angles et par tout l’ensemble de l’ornementation. 4

Au rez-de-chaussée du campanile, ou tour = centrale, se trouve l'entrée d'honneur par Ms

membres des deux Chambres de la Législa- M ture, dans les grandes cérémonies officielles du commencement et de la fin de chaque 4 session, à

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de l’entrée d'honneur sont sculptées, dans lé calcaire de Descaambault, les armes de la province de Québec, avec la devise : “ Je me souviens.” Cet entablement est soutenu, de chaque côté, par des colonnes accouplées, d'ordre ionique, en granit vert poli de Quiney (!{assachusetts), et par des pilastres accouplés correspondants, de même matière.

A droite et à gauche de cette entrée principale se dressent des piédestaux engagés dans le soubassement en forme de contreforts, qui attendent les statues des grands hommes de la génération actuelle et des générations de l'avenir. On a exprimé l’idée que l'accès devait en être interdit aux contemporains de leur vivant.

Les niches pratiquées dans la maçonnerie de la façade du campanile et des avantcorps de centre, devront contenir les statues de Jacques Cartier, ledécouvreur du Canada ; de Champlain, le fondateur de Québec ; de Maisonneuve, le fondateur de Mentréal ; de Laviolette, le fondateur des Trois-Rivières ; de Pierre Boucher, gouverneur des Trois-

Rivières, type accompli de l’ancien seigneur canadien ; puis celles du père de Brébeuf, le grand jésuite martyr, du père récollet Nicolas Viel, noyé par les Sauvages dans les rapides appelés depuis Sault-au-Récollet ; de Mgr de Montmorency-Laval, le premier évêque de Québec ; de M. Olier, le fondateur de la Compagnie de Saint-Sulpice et de la Compagnie de Notre - Dame de Montréal ; enfin celles de Frontenac, de Lévis, de Wolfe, de Montcalm, et de deux célébrités du dix-neuvième siècle : Lord Elgin et le colonel Charles-Michel de Salaberry.

Les armes de chacun des personnages dont on vient de lire les noms,-—ceiies de leur famille ou celles de leur ville ou de leur institut,—sont sculptées dans la pierre, audessus de chaque niche. ! La disposition de

1 On a aussi sculpté dans la pierre les devises de plusieurs de ces personnages. En voici quelques-unes : Laval : Dieu ayde au premier baron chrestien ; Montcalm : Mon innocence est ma forteresse, et Draconis extinctor ; Elgin : Fuimus : Salaberry : Force à superbe, mercy à foible. La devise des Jésuites est: Ad majorem Dei Gloriam ; celle des Franciscains (Récollets) : Absit mihi gloriari nisi in cruce D. N, J. C. ; celle de la famille de Lévis : Dieu ayde au second chrestien Lévis.

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ces niches et de ces statues indique une | perception très nette des grandes lignes de l'histoire du Canada ; on remarque aussi dans leur distribution un parallélisme qui dénote une main sûre.

1 Dans les trumeaux de chaque étage et jusque sur les murs de l’attique de cette

feuille de chêne, des cartouches, des pano- … plies et des draperies flottantes, portent, sculptés en relief, les armoiries et les noms 4 des gouverneurs et lieutenants - royaux Montmagny,d’Aiïlleboust,d’Argenson, Tracy, Callières, Vaudreuil, Murray, Dorchester, ! Prévost, Bagot ; des découvreurs Marquette, “Joliette, LaVérenderye, LaSalle; de l’intendant Jean Talon ; des hommes de guerre Daulac, Beaujeu, Hertel, d’Iberville.

La lanterne du campanile, formée d’un étage d'ordre corinthien et d’un attique, est flanquée aux angles de quatre tourelles en échauguettes, et percée d’un œil-de-bœuf sur

oriam ; M8 chacune de ses faces. L'une de ces ouvérloriari M tures, sur la façade principale, est cepen- Lévis :

1 façade principale, des trophées entourés de

dant masquée par un écusson de forme elliptique qui contient les armes royales sculp- M tées en haut relief, Le clef de l’encadre- M ment de cette ouverture porte le monogramme “V.R.” surmonté d’une couronne impériale.

La statue de Jacques Cartier sera placée immédiatement au-dessous, dans une ordonnance de style corinthien.

Les cadrans transparents de l'horloge du campanile sont éclairés le soir par une lampe électrique placée à l’intérieur de la tour. A droite et à gauche de ces cadrans, des flambeaux à la flamme ondoyante, emblêmes de la fuite du temps et de la vie qui se consume sans cesse, sont sculptés dans la pierre.

Les attiques des avant-corps accolés au campanile sont divisés en trois arcades séparées par des pilastres d'ordre corinthien.

Dans les arcades centrales se trouvent les niches qui doivent recevoir les statues de

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Champlain et de Maisonneuve. EE Voi Le fronton de l’avant-corps dédié à Cham- M. ph plain est surmonté d’un beau groupe en “Palais

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: 1 bronze de M. Philippe Hébert : La Poésie et adre- DE ,,,. .

1 l'Histoire; un autre groupe en bronze du

ue 4 même auteur : La Religion et la Patrie, cou- DS “ ronne le fronton de l’avant-corps dédié à , « Maisonneuve.

a En face de l’entrée d'honneur, au pied du bi 4 campanile, et établie dans la déclivité du terrain, se trouve la fontaine monumentale ge du dédiée aux races aborigènes du Canada dont ampe « il a été parlé plus haut. Son portique, qui ir. À | est d'ordre toscan, est orné, au sommet, d’un flam- 4 groupe en bronze représentant une famille es de Mijdienne. Tout au bas, au fond de la pièce CON" d’eau formée par une vasque quasi elliptique LOT. de quarante-cinq pieds de longueur, sur és au

L- vingt-huit de largeur, un autre bronze, un ‘" pêcheur à la nigogue ” où harponneur indien, dardant un poisson au milieu d’une cascade, complète l’ornementation de ce racieux hors-d'œuvre.

sépahien.

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Voici la liste des statues exécutées par M. Philippe Hébert qui sont déjà placées au “Palais Législatif :

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4 Campanile :—Wolfe, Montcalm.

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