LE MARI QUI ÉPOUSE SA MAITRESSE SOUS LE NOM D’UN FRÈRE
Un jeune homme de province, s'était marié en sot. avec une personne qu’il croyait aimer. Il vint à Paris une année après. Il fut trompé par sa femme et s’en détacha.
En 1764, passant par la rue Saint-Honoré, près Saini-Roch, il aperçut dans une boutique de soieries, une jeune personne, si ravissante par sa beauté, qu'il ne pouvait se lasser de la considérer.
Dulis revint voir la belle Rose Bourgeois, Il s’enflamma par la vue. Après une vingtaine de visites en soliloque, il écrivit, sans se montrer. Ce petit commerce non- réciproque, fut de douze lettres. Enfin, Dulis fut remarqué. On le prit et on
le conduisit devant la famille de la belle Rose, qui avait une sœur plus jeune appelée Eugénie.
Rose était couverte de rougeur. Les garçons et la mère interrogeaient Dulis. La populace de la porte le prenait pour un voleur. Le maître était encore absent. Dulis venait d’avouer sans hésiter, qu’il était l’auteur des lettres. Il avait osé s’excuser sur la beauté de Rose qui se retira. Eugénie resta comme une enfant.
Le père parut. Il désapprouva l’éclat qu’on avait fait. Il interrogea Dulis. Alors , cet infortuné songeant qu’il était marié, fut effrayé du péril et de l’immoralité de son action. Il se donna le nom de son frère Charles, et répondit en conséquence. L’honnête bourgeois lui montra de la raison, de la fermeté, de l’indulgence ; il sentit le mérite de ce jeune homme. Il le renvoya lorsque la foule fut dissipée, mais avec la permission de se présenter un jour, s’il s’en trouvait digne.
Dulis venait de voir Rose de plus près, et il l’avait trouvée plus belle. Une fermentation terrible troubla sa tête. Son frère Charles était clerc de notaire. Une infidélité de la nièce, qu’il devait épouser fit qu’il s’engagea.
Dulis avait une femme galante. Il l’effraya. Elle s’enfuit avec son amant. Dulis alors, débarrassé de