I.E B ABU N
La loge que vous m’avez demandée pour le Théâtre Français. C'est aujourd’hui vendredi.
LA COMTESSE
Je vous ai demandé une loge pour le Théâtre-Français? moi? mais à quoi peitsez-vou»? je connais toutes leurs drôleries depuis dix ans. Je vais au concert.
LE BARON
Au concert? vous?
Oui, moi. Apres?
LE BARON
Vous abhorrez la musique, vous me l’avez dit vingt fois
LA COMTESSE
De la musique de régiment, oui.
LE BARON
Bravo, alors, les soirées sont longues, vous vous ennuyez souvent, nous ferons de la musique... J’aime tant mon citer vmlon... marijen’osars vous en parler... je l’ai néglige, ce cher ami ; il est dans sa boite depuis deux mois.
LA COMTESSE
Quoi... que dites-vous... vous avez de vos amis dans des boites?
LE BARON, fia ut.
Mais non, comtes*!... je parle de mou violon.
LA CORTESBE.
Bien, vous mVn jouerez... mais de loin, (on caieoU taacfcar au piaan au liiiR.j Écoutez plutôt!... tenez, ce J)i»ssag«' ’... Oh ! que c'est beau, que c'ot admirable!
LE BARON, M rfciuifeut.
Je crois que Litz ou Thalt*crg troussaient leurs mélodies d’une autre façon que ça.
Vandale ! Mais écoutez donc! c'est du génie!
LE BARON
Du génie!...’ de ce qu’on a fut des pièces «le cinq francs i u or, ou croît devoir aussi débaptiser le talent. Tout le monde a «lu génie, par le temps qui court. même mon poriier... il a le génie de me monter mes journaux et me» lettres.
' LA COMTESSE
Railhz!... mais, un matière d’art, vous arrivez de la Chine.
LE BARON
I^s Chinois, comtoise , ont inventé la |»oii«lre avant nous.
LA COMTESSE
Oui, mais ce sont des Chinois.
LE BARON
Si lotit le numdt sVxtasi.nl sur une note de musique, cclt serait un joli Cbocerl.
LA COMTESSE
Enfin, ce soir, j’irai chez Hertz.
LE BARON
Vous a ver des billets?
LA COMTESSE
Non !... j’ai compté sur vous pour m’en trouver... Mais, vraiment, j’abuse, baron ^