‹ Le Paludisme autochtone à Rochefort-sur-MerChapitre 25 sur 25 · POV · texte numérisé non relu

POV

en rentrant chez lui il est brusquement pris de frissons violents avec sensation de froid, puis chaleur et sueurs profuses. Céphalée. Température à 410.

Le lendemain matin, la température est redescendue à 37; il se sent seulement un peu fatigué et courbaturé, mais reprend son travail.

Le surlendemain, nouvel accès identique au précédent.

Le médecin appelé ne trouve rien de particulier à l'examen : la rate et le foie sont normaux. L'examen du sang recueilli en plein accès fébrile montre la présence d’hématozoaires (plasmodium vivax).

Traitement institué : quinine, 4 gr. 50 par jour.

Le malade a eu encore deux ou trois accès, puis il a été

perdu de vue.

Conclusions.

1° Le paludisme a sévi à Rochefort d'une façon particulièrement intense jusque vers la 2° partie du xIx° siècle, donnant naissance à des épidémies ter-

ribles et entraînant une mortalité très élevée.

20 À partir de cette époque, sous l'influence des travaux d'assainissement qui ont été effectués dans les marais environnants et des mesures d'hygiène urbaine et suburbaine qui ont été prises, le paludisme a reculé d’une façon progressive jusqu’à nos jours, si bien qu'on a pu le considérer comme pratiquement éteint.

39 Contrairement à cette notion, la persistance de l'infection palustre est indiscutable dans la région de Rochefort. Toutefois, ses caractères se sont modifiés dans le sens d’une atténuation considérable.

h° Le paludisme autochtone revêt en effet une allure clinique bénigne. La fièvre tierce est la plus commune ; elle cède toujours au traitement par la quinine. Les formes frustes, les formes larvées sont fréquentes, surtout chez les enfants, et souvent

méconnues.

ie p que

5o Pour amener la disparition complète de l’infection palustre, il serait nécessaire de prendre un certain nombre de mesures prophylactiques tendant essentiellement à détruire le réservoir de virus par le traitement méthodique et intensif de tous les impaludés, et à faire disparaître le vecteur animé de ce virus, l'’anophèle, en organisant une lutte active contre les moustiques qui infestent la ville et ses

environs.

Vu : le Président de la thèse, L. TANON.

Vu : le Doyen,

Page 1