ACTE II
GEOB&ES.
Oh! c'est trop!... c'est trop!... Un tel courage est audessus de mes forces!... Eh bien!... (Avec force et passaai i
gauche.) Mais, non ! non ! ... je ne le peux pas !
LA MARQUISE
Monsieur Bernard !.. .
GEORGES
Songez donc que ce que vous me demandez : c'est de mo livrer à la risée de tous les honnêtes gens, c*est de démentir toute une vie sérieuse et honorée ; c'est d'imiter ces bourgeois gentilshommes qui glissent d'abord timidement la particule DE après leur nom de baptême , puis hasardent avant leur nom de famille le nom d'une terre qui n'est pas toujours à eux, puis réduisent ce vulgaire nom de famille à sa plus simple expression, la lettre initiale, et après ces différentes métamorphoses orthographiques, apparaissent un beau jour transformés en grands seigneurs de théâtre ! . . . Non, madame la marquise, de tels travestissements ne sont pas faits pour nous !... Non ! dussé-je en mourir de douleur, je ne quitterai pas le nom qu'a honoré mon père et que ma mère porte encore, car j'estime trop le peuple pour le trahir, et je respecte trop la noblesse pour l'acheter.
LA MARQUISE, evecdigniK.
Il suffit ! monsieur ! .
GEORGES
Madame la marquise!
LA MARQUISE, l*arrétant.
Pas un mot!... Je vous l'ai dit, le consentement de madame de Rochegune était à ce prix... vous refusez, je le reprends en son nom ! et il ne me reste plus qu'à vous adresse r mes adieux et à recevoir les vôtres!. .
GEORGES
Madame !
LA MARQUISE Pas un mot ! (Elle «ort pw le fond.)