ACTE IIL
GEORGES
Oui!... Je lui ai répondu un petit mot charmant de pudeur, de trouble... c Si tous m*aimez, silence ! »
LE VICOMTE
llein ?. • . quoi ! . . . c'est vous. . . qui ?.. •
GEORGES
Vous en doutez?... tous ne me croyez pas assez de malice pour cela!... Mais, tenez... Toicila preuve... la déclaration.
(U lui tend n lettre.)
LE VICOMTE, I part.
Ma lettre!... Je suis joué!... (\ Georges, très sérieusement.)
Ilonsieur Bernard, vous vous êtes moqué de moi?...
GEORGES
Ah! mon bon cousin. .. par exemple !••.
LE VICOMTE
Pardon ! . . . pardon I . . . vous vous êtes moqué de moi !.. .Et avez-vous prévu la conséquence de cette petite plaisanterie ! . . .
GEORGES
C'est pour la conséquence que je Tai faite I...
LE VICOMTE
Et quelle est-elle, de grâce?
Que d'ici à dix minutes, vous allez devenir mon plus chaud défenseur auprès de votre famille.
LE VICOMTE
En vérité!... Mais c'est du dernier ingénieux, cela!...
GEORGES
Du tout! du tout! c'est tout simple!. Suivez bien mon raisonnement ! . . . Que pouvez-vous faire ?
LE VICOMTE
Mais vous donner un bon coup d'épée, par exemple...
GEORGES
Vous en êtes bien capable... car vous êtes aussi brave qu'adroit! mais cela ébruiterait votre mystification... Impossible! Bîe desservirez-vous auprès d'Alice?... Après votre Iclaration, encore impossible!... M'attaquerez- vous de* it vos parents ; mais je leur conterais votre petite avene, et ils se moqueraient de vous !••. Toujours impossible^
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dO» PAR DROIT DB CONQUÊTE.
Il ne vous reste donc qu*ua parti à prendre... c'est de déclarer ma plaisanterie parfaite, de me trouver un homme de beaucoup d'esprit el de venir à moi en me disant : Moa cousin, qu*e8t*ce que je peux faire pour vous?...
LE VICOMTE, aprèi on moment de lUeno», édtlo d» rire.
Ha!... ha! ha! ha!
Vous avec beau rire !•• . je vous défie de vous en tirer autrement.
LE VICOMTE
Ha! ha! ha!
GEORGES
Et de quoi donc riez-vous ?...
LE VICOMTE
De quoi jo ris?... Eh ! parbleu ! je ris de moi!... Gonnaissez-vous une situation pareille? êti*e forcé de faire les affaires de l'homme que Ton croyait supplanter!... car, comme vous le dites très bien, à moins d'être un sot» je ne peux pas m'en tirer autrement!... Et cette lettre que je couvrais de baisers!... Âh! ah! ah! mon cher, c'est excellent ! Je cours auprès de la famille, je raconte que vous vous êtes moqué de moi en vrai gentilhomme, et à ce titre je demande pour vous la main d Alice. •• Adieu.. . O'inûuai)
mon bon cousin. (U y pour sortir.)
GEORGES
Ah! vous êtes un brave garçon! (n passe k droite.)
LE VICOMTE, revenant.
Ah !.. . J'imagine que vous ne tenez pas à mon autographe ?
GEORGES
Ni vouitau mien?
LE VICOMTE, lui montrant sa lettre.
Ehbien! si...
GEORGES, tirant sa lettre.
Oui! si... (Ils écnat^nt les billets.)
Nous nous rendons nos lettres!... c^est charmant! i cours auprès de la famille !,.. en va pour scnir.)
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