‹ Le pamphlet: comédie en deux actes, en proseChapitre 144 sur 312 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

DELPIERRE, MADAME DELPIERRE.

DELPIEERE.

Vous partez!

MADAME DELPIERRE.

Oui!., je retourne chez mamèrel.,

DELPIERRE.

Vous quittez cette: maison?

MADAME DELPIERRE.

Oui 1

DELPIERRE.

Pour toujoui-s?

MADAME DELPIERRE.

Oui!..

DELPIERRE. ..f

Et Fernand?

, MADAME DELPIERRE.

Je remmène avec moi?

DELPIERRE, arec explosion.

Bl'arracher mon fils!..

MADAME DELPIERRE.

C'est pour vous l'arracher à vous que je Temmène.

DELPIERRE.

Je n^essàierai pas de me justifier. Je le pourrais, mais vous n'êtes pas plus en état de m' en tendre que moi de vous parler... Que je sois ambitieux... passionné pour la richesse !. .. soit!... mais je suis autre chose encore, je suis père et mari!.. .

n UNE SÉPARATION.

MADAME DBLPIBRRE.

N'invoquez pas des titres que vohs avez profanés!

D K L PI E R EB 9 arec un peu d'irritation.

Profanés! profanés! Je ne me charge pas de concilier ce qui semble inconciliable!.. Gomment un sentiment pur peut-il naître dans un cœur qui né Test pas?Ck)mment peutil pousser à une action blâmable? Je n'en sais rien!., mais cela est! J*aime cet enfant avec passion! L'idée de le perdre me rend fou!.. Ce que j'ai fait je ne fai pas fait pour moi

SeuM Je l'ai fait pour... (aouTement de madame Delpierre.) Je ne dîs

pas pour vous, ce serait vous blesser! Mais Juil lui!., pendant sept ans, il a été par moi le plus heureux, le plus adoré des fils!.. Eh bien, au nom de ces sept ans... au noin de ce que j'ai encore de bon, et de ce que vous m'avez dû de bonheur, ne me réduisez pas au désespoir or tous éloigsant!

MADAME DELFiBREB.

Au nom de ces sept ans, au nom de ce que j'ai été pour vous, ne me réduisez pas au dés^poir en me forçant à rester !

DELPIERRE.

Prenez garde !i. Tous ne savez pas ce dont je suis capable pour vous retenir !

MADAME DELPIERRE, «Tee aplosion.

Et vous ne savez donc pa?, vous^ ce dont je suis capable pour vous échapper ! .. Vous ne voyez donc pas que je n'ai pas la force de regarder... que le seul son de votre voix me fait frémir ? que... (se remeitant: ) Épargnons-nous l'un à l'autre des paroles blessantes et inutiles!... Gardons du moins, dans cet instant supri^me, la dignité des adicuxl... Monsieur Delpierre, je vous demande l'autorisation de me retirer chez ma mère !••.

DELPIERRE.

Eh bien !.. je vous la refuse !..

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